Ay Carmela - Cie Afag théâtre
Dimanche 6 Mai


Dimanche 6 Mai à 16h
Ay Carmela
par la Cie Afag Théâtre
répétition publique

Une pièce de De José Sanchis Sinisterra
Un duo d’acteurs perdus sur fond de guerre d’Espagne.

Avec Virginie Rodriguez et Serge Balu, mise en scène Jean-Baptiste Guintrand.

Présentation par la Cie Afag Théâtre :

Pour ce nouveau spectacle de la compagnie, pas d’alexandrins, de combats spectaculaires ni même de barbus hirsutes… Nous restons bien sûr fidèles à notre auteur fétiche mais fidélité n’est pas exclusivité, et là, on est tombé sous le charme espagnol de José Sanchis Sinisterra qui en 1987 a écrit /Ay Carmela - Elégie d’une guerre civile en deux actes et un épilogue/ , alors on s’est dit : - allons-y…

Ville de Belchite en Aragon, pendant la guerre civile espagnole en 1938. Paulino et Carmela comédiens ambulants, artistes de variétés habitués aux salles perdues, au public populaire, s’échauffent, se préparent, règlent les derniers détails techniques avant que le rideau ne s’ouvre.

Ils ont peurs. Tous les comédiens ont peurs avant que le rideau ne s’ouvre, mais là, le public est armé, en uniformes franquistes, fascistes et nazis, parmi eux il y a le général Franco et la fine fleur de la croisade nationaliste, en haut, enchaînés il y a aussi un petit groupe de prisonniers étrangers qu’on fusillera demain à l’aube…

Le rideau s’ouvre, Carmela tremble, la représentation va basculer…

C’est une pièce sur le théâtre, pas celui des capitales, mais le théâtre des pauvres, itinérant, chaleureux, maladroit, où on doit se tailler vite fait un costume dans de vieux rideaux, où le phonographe tombe en panne un soir sur deux et où il faut s’adapter à tout prix à son public.

C’est aussi une histoire d’amour, simple et émouvante, deux qui s’aiment, se perdent, croient pouvoir se retrouver, y parviennent presque, s’effleurent, puis, sans savoir pourquoi, s’éloignent malgré eux, se parlent de plus loin, s’écoutent sans plus se comprendre, dans deux mondes distincts…

C’est une pièce sur l’histoire bien-sûr, qui très habilement, nous emmène dans cette période trouble faite de peur et de confusion, où le brouillard peut nous faire passer d’un camp à l’autre, où la paranoïa règne, ou l’ami d’hier peut être le bourreau de demain, on l’on doit chuchoter, choisir ses mots, ne se laisser aller en rien : une guerre civile.

C’est une pièce politique enfin, non pas que Sinisterra ait voulu ouvertement, frontalement faire l’apologie des brigades internationales, mais surtout parce que cette histoire et son contexte historique nous disent que le théâtre, qu’un geste de théâtre peut être aussi courageux, dynamique et efficace qu’un discours ou qu’une arme.


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