Plus d'infos sur la plainte de la CFDT... |
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Communiqué HNS-info, Jolie Môme
26 septembre
2007 ICI
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Notre réponse |
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Un article de la Cip-idf (ICI) |
Les 4 d'AC! inculpés : l'article La pétition |
Le 16 février à la Belle Etoile (ICI) |
Intermittents et précaires : deux mises en examen pour violation de
domicile suite à une plainte de la CFDT... Mais où va-t-on ?
Michel Roger, de la Compagnie théâtrale Jolie Môme, et Ludovic Prieur,
animateur du webmedia associatif et coopératif hns-info.net, se
retrouvent mis en examen par un juge d’instruction du TGI de Paris pour
violation de domicile suite à une plainte de la Direction nationale de
la CFDT...
De quel domicile s’agit-il ?
Le siège de la centrale syndicale, boulevard de La Villette à Paris...
Les faits incriminés ?
Le 19 avril 2005, à l’appel de collectifs et d’individus, une centaine
de personnes entrent au siège de la CFDT à l’occasion d’une exposition
ouverte au public.
Pour ces chômeurs, intermittents, RMIstes, salariés à temps partiels ou
en CDD, il s’agit de rencontrer des dirigeants de la CFDT afin de leur
faire part des conséquences induites sur la vie de centaines de milliers
de personnes par la signature des nouveaux accords UNEDIC (régime
général, protocole des intermittents).
L’échange n’a jamais eu lieu car, après deux heures de présence dans les
locaux, la centaine de précaires voient débarquer les forces de l’ordre.
Quelques instants plus tard, les précaires sortent escortés par la
police sans subir de contrôle d’identité ou d’interpellations ce qui
témoigne au passage du caractère tranquille, bien que déterminé, de
l’occupation. Présent sur les lieux, Ludovic Prieur écrit dans la foulée
un article et le publie sur HNS-info (Lire l’article :
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=6139). Pendant deux ans
la vie poursuit son cours jusqu’au printemps 2007, où soudainement une
dizaine de personnes se voient convoquées par la Brigade de Répression
de la Délinquance contre les Personnes. On découvre alors que la
Direction nationale de la CFDT a porté plainte pour « diffamation
publique, injures, provocations à commettre des infractions dangereuses,
violation de domicile, dégradations, vol, violences ayant entraîné une
interruption temporaire de travail de moins de 8 jours » et qu’une
instruction judiciaire a été ouverte ! Dans le cadre de la procédure,
les dirigeants de la CFDT ont livré de nombreuses informations à la
police afin d’identifier les auteurs de l’action : images enregistrées
par le système de vidéosurveillance de la centrale syndicale,
témoignages de salariés et militants de la CFDT, adresses de sites
internet où des informations sur l’action ont été publiées, des noms de
collectifs de précaires...
Deux de ces personnes, Ludovic et Michel, reconnaissent avoir participé
à l’action et être entrés dans les locaux de la CFDT. Ces seules
affirmations leur valent aujourd’hui d’être mis en examen pour «
violation de domicile », le juge n’ayant pas retenu les autres charges
avancées par la CFDT !
Comment un syndicat peut-il en venir à porter plainte contre des
précaires en lutte ?
Cette question, il faudrait pouvoir la poser aux dirigeants nationaux
de,la CFDT. A priori un syndicat est là pour défendre les salariés,
y,compris les plus précaires, et non les attaquer ! L’histoire du
mouvement syndical, y compris celle de la CFDT, témoigne combien les
moyens d’actions autres que la seule négociation ont permis de gagner
des combats, d’obtenir de nouveaux droits ou de conserver des acquis
sociaux ! Les grèves et les occupations sont parties intégrantes du
combat syndical.
Il est vrai que, depuis quelques années, la direction confédérale de la
CFDT nous a habitué à favoriser les réformes libérales et à fréquenter
les universités d’été du Medef plutôt que de les combattre. Outre sa
signature des différents accords UNEDIC, qui pourrait avoir oublié sa
participation active à la casse des retraites menée par Fillon en 2003...
Mais tout de même, que penser du signal envoyé par la direction de
la,centrale syndicale au travers de cette procédure judiciaire ? En quoi
les précaires représentent-ils un danger pour la CFDT ? Alors que le
gouvernement Fillon soumettra prochainement une série de projets
concernant le monde salarial, pourquoi la confédération de Chérèque
sent-elle le besoin de criminaliser des personnes, des collectifs et des
réseaux de lutte en mesure de s’opposer à ces futures attaques
ultra-libérales ? Le pouvoir de la droite et du MEDEF n’est-ils pas
assez hégémonique qu’il faille encore du côté syndical lui prêter
main-forte ? Que penser de la démocratie sauce CFDT lorsqu’on sait que
les chômeurs,ne sont pas représentés à l’UNEDIC (que la CFDT préside) et
qu’ils sont persona non grata au siège de ce syndicat et ne peuvent
ainsi obtenir d’explications quant aux décisions prises à leur égard ?
Quelles conséquences pour Ludovic et Michel ?
Au regard des articles 226-4, 226-5, 226-31 du code pénal qui leurs sont
opposés, chacun d’eux risque jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 €
d’amende.
Quelles conséquences politiques ?
L’enjeu de ce procès n’échappera à personne : il s’agit de criminaliser
une pratique politique, l’occupation ! Si la direction de la CFDT
sortait vainqueur de ce procès, cela donnerait en effet lieu à une
jurisprudence ouvrant la voie à la condamnation de tout auteur
d’occupation de locaux publics ou privés. Cette pratique de lutte très
répandue a montré son efficacité,tant en termes de visibilité que de
conflictualité, il nous est donc impossible de perdre ce procès !
Notre victoire permettra aussi de rappeler à tous ceux qui l’auraient
oublié qu’il est impossible d’écarter les premiers concernés de tout
processus de décision et que les précaires plus que jamais sauront faire
entendre leurs voix et leurs revendications.
Comment Agir ?
Faire circuler cette information, signer et faire signer la pétition «
Si j’avais su j’y serais allé » (http://www.cie-joliemome.org/petition/).
Si vous êtes membre de la CFDT et que vous ne vous associez pas à la
décision de votre centrale, faites leur savoir et à nous aussi...
Si vous côtoyez des syndicalistes de la CFDT, demandez leur de se
positionner en leur proposant notamment de signer la pétition.
Évidemment, la défense de Michel et Ludovic nécessite de l’argent et il
est important qu’un large mouvement de solidarité financière se crée [1].
Participez aux mobilisations de soutien qui seront prochainement
communiquées notamment sur les sites http://www.cie-joliemome.org/ et
http://www.hns-info.net.
Communiqué HNS-info, Jolie Môme
26 septembre 2007
Après
les accords sociaux signés par CFDT,
après les dépôts de plaintes de la CFDT...
la direction de la CFDT ment encore effrontément !
Les quelques lignes ci-dessous
utilisent parfois la dérision. Elles n’en
évoquent pas moins une situation grave :
La direction nationale
d’un syndicat porte plainte contre des
travailleurs en lutte sous divers prétextes.
Elle désinforme
pour justifier à posteriori une douteuse action en justice.
Certains d’entre-nous
encourent des peines de prison ferme et des
amendes considérables.
La CFDT outragée ! La CFDT occupée ! La CFDT martyrisée ! Mais la CFDT libérée ! Libérée par elle-même, à l’insu de ses militants, de ses permanents, de ses responsables...
Il y a peu, les militants de la CFDT apprennent par le bulletin interne « Infos Rapides » du 17 octobre 2007 rédigé par la direction nationale que le siège central du syndicat a été victime d’une attaque « violente », « raciste » et « sexiste »... le 19 avril 2005. Cette dramatisation vise à légitimer les poursuites judiciaires (des dizaines d’interrogatoires ces derniers mois, 6 personnes mises en examen) d’un « syndicat » qui veut criminaliser des formes de lutte et en particulier les occupations de locaux et a recours pour cela à tous les prétextes.
Ce bien tardif courrier répond en fait à la pétition « Si j’avais su, j’y serais allé », qui dénonce ces poursuites et a recueilli en quelques semaines près de 6000 signatures dont celles de nombre de militantes et de militants de la CFDT, abasourdis par la mise en examen pour « violation de domicile », suite à la plainte du syndicat, de Michel Roger de la Compagnie Jolie Môme et Ludovic Prieur de HNS-info.
Cette « Info
Rapide » ne manifeste aucun souci pour les faits : "La
« coordination des intermittents et précaires CIP Ile
de France » et ceux
qui gravitent autour de cette nébuleuse ont lancé une
pétition de soutien
intitulé « si j’avais su j’y serais
allé »".
Or, cette pétition a été lancée
mi-aôut 2007 par Jolie Môme et HNS-info.
Pourquoi la direction de la CFDT en attribue-t-elle la paternité
à la
CIP-IDF ? Serait-ce l’aveu que cette procédure judiciaire a
pour cible
effective la coordination des intermittents et précaires
d’Île de France ?
Si c’est ça... c’est loupé !
Que veut en fait la CFDT lorsqu’un
membre de la Compagnie Jolie Môme est
visé ?
...alors que cette troupe répond aux appels à manifester
émis par la
CIP-Idf, à ceux lancés par la CGT-spectacle, comme aux
appels à soutien
lancés par des travailleurs en lutte ? Jolie Môme est
même intervenue à
plusieurs reprises sur des luttes ... à l’appel de syndicats
CFDT !
Que veut en fait la CFDT lorsque la
plainte vise également un rédacteur de
HNS-Info ?
...alors que ce site diffuse des informations et communiqués
émanant de
nombreuses sources syndicales et politiques, relayant une multitude de
luttes sociales de ce pays, sans rapport avec les positions et champs
d’intervention de la CIP-IDF ?
S’il s’agit d’une tentative d’intimidation de la « nébuleuse de la coordination », elle semble donc bien malhabile.
Qu’on en juge : « Il faut rappeler que des adhérents et des salariés de la CFDT ont été blessés, insultés et molestés lors de l’envahissement de nos locaux le 19 avril 2005 ».
Pourquoi la CFDT continue-t-elle
à propager tant d’infamies à l’égard de
la centaine de personnes présentes ce jour d’avril 2005 à
son siège ?
Deux d’entre eux, Ludovic et Michel, sont illégitimement mis en
examen
pour « violation de domicile » et non pour autre
chose : contrairement à
ce que pourrait laisser accroire ce texte, il n’y a pas d’instruction
en
cours pour violences !
Le fond du problème est là : deux personnes sont
mises en examen parce que
des intermittents, des chômeurs, des précaires, des
retraités exigeaient des dirigeants de la CFDT des explications
sur des accords les concernant
( assurance chômage, annexes 8 et 10 de l’Unedic, retraites,...
).
Mais les dirigeants de la CFDT refusent le débat public avec les
premiers
concernés par leurs accords.
Plus insidieux encore sont les amalgames calomnieux servis par cette « info rapide » du 17 ocrobre 2007.
D’abord qualifiés de
« nébuleuse », les porteurs de la
pétition deviennent
une « poignée d’individus » se
réunissant chaque semaine devant le siège
de la CFDT...
Le communiqué de la CFDT amalgame donc notre présence
assumée et
revendiquée au siège de la Confédération,
avec d’autres rassemblements de
précaires, d’intermittents et chômeurs qui avaient
eux-même d’excellentes
raisons de se réunir devant ce même siège tous les
mardis.
Le glissement de la
confédération se prolonge ensuite jusqu’à tenter
de
nous noyer dans la fange : « cette poignée
d’individus » aurait proféré «
des insultes sexistes et racistes vis-à-vis des salariés
qui y travaillent
». « Il y aura donc d’autres suites judiciaires
sur ce sujet. ».
Quatre militants d’AC ! Paris ont été mis en examen
pour « injures
publiques » suite à une plainte... de la CFDT.
Il ne pouvait manifestement pas leur être reproché une
prétendue
« violation de domicile », il a fallu pour
engager des poursuites invoquer
cette fois de prétendus propos « racistes et
sexistes ».
Les dirigeants de la CFDT semblent
en fait décidés à faire feu de tout
bois contre des formes de luttes et des positions qui contestent son
orientation sur le fond.
Nous ne sommes ni une nébuleuse, ni une poignée. Nous
sommes des
précaires, des intermittents, des sans papiers en lutte, des
travailleurs
en colère, des mals logés qui s’organisent, des
chômeurs sans honte,
indemnisés ou pas, en chair et en os, parfois organisés,
parfois électrons
libres...
Et à en croire les signataires de la pétition à ce
jour, nous aurions pu
être au moins 6000 le 19 avril 2005.
Nous sommes pleinement solidaires
des quatre autres personnes poursuivies par
la Direction Nationale de la CFDT.
Nous attendons de la CFDT qu’elle cesse de calomnier des militants et
qu’elle retire ses plaintes et que la justice mette fin à
l’ensemble des
poursuites.
La situation sociale et culturelle actuelle laisse évidemment
penser que
nos energies seraient mieux utilisées dans la création de
spectacles, la
diffusion d’informations et les mobilisations plutôt qu’à
la défense
juridique et la rectification de mensonges grossiers.
Nous restons demandeurs d’un débat public et sur le fond quant aux « réformes » signées par la CFDT tant contre les annexes relatives aux intermittents que contre l’assurance chômage ou encore les retraites...
Merci à ceux qui ont
signé cette pétition et la diffusent de faire de
même
avec ces informations complémentaires. Nous vous espérons
nombreux, y
compris au sein de la CFDT à le faire et que nous serons
entendus par la
Direction Nationale.
Nous restons à la disposition de ceux qui aimeraient avoir de
plus amples
informations.
Compagnie Jolie Môme - HNS-info