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ou vendons prix coûtant, lors de nos différents spectacles. On y trouve des éléments historiques (en rapport avec le spectacle), de l'actualité, des infos... En ligne extraits choisis... (en pdf pour les connexions rapides et si vous l'agrandissez en A3 recto verso sur du papier crême et bien c'est le même que l'on distribue...) |
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(le
tableau des merveilles + La Crosse en l'air)
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1 EDITO(ICI)
2 LE SAVIEZ VOUS
? (ICI)
3 APPEL DES
SECTIONS PARISIENNES DE L'INTERNATIONALE
AUX OUVRIERS
ALLEMANDS, LE 12 JUILLET 1870 . (ICI)
4 AUTHENTIQUE (ICI)
5 SANS VERGOGNE(ICI)
EDITO
"LE 18 MARS 1871, LE
PEUPLE
PROCLAME LA COMMUNE
DE PARIS.
LA CAPITALE SE VIDE
DE SES RICHES. ILS VEULENT MATER PARIS QUI BOUGE TROP. ILS SONT
PERSUADES QUE SANS EUX, CE SERA LA PAGAILLE, LE CHAOS…"
La
Commune,
il y
a 130 ans
Après la
guerre et l'armistice, Paris doit être occupé par les
Allemands, le gouvernement français collabore, le peuple lui,
refuse cette aliénation, il s'insurge et résiste à
l'envahisseur et à son gouvernement félon.
Nous sommes en 1871.
De cette paix
honteuse naîtra la première révolution sociale de
l'humanité…
C'est avec
stupéfaction que nous avons constaté que, hormis les
amateurs d'histoire, de politique, les militants à gauche du
capitalisme, la première Révolution ouvrière du
monde était mal connue de ses propres héritiers.
Les manuels scolaires
participent étonnamment à cette lacune, étrange…
Trop compliqué à expliquer, à analyser sans doute.
Volonté
délibérée ?…
Malgré cet
ostracisme ambiant, on peut constater que tout le monde a entendu
parler
de la Commune, vaguement…
Bref, de cette vague
conscience collective favorable, il semblerait que comme disait
Vallès : "Ma balle a tout de même fait un trou dans le
ciel."
Comme une
étoile au firmament brille la "Commune de Paris", mais on en
connaît que son nom, puisse notre spectacle Barricade lui offrir
de nouveaux amis.
REPONSE DES
INTERNATIONALISTES
ALLEMANDS :
Nous aussi
nous voulons la paix, le travail et la liberté ! Nous savons que
des deux côtés du Rhin vivent des frères avec
lesquels nous sommes prêts à mourir pour la
République universelle.
AUTHENTIQUE
«Tant qu'un
homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où
tout
regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines.
»
Eugène
Varlin
6è Chambre
correctionnelle
Mr De Pène,
a réellement existé, il était directeur et
propriétaire du journal “ Le Petit National”. Membre de
“l’Association des Gourdins Réunis” il est mort au cours de la
manifestation des “Amis de l’Ordre”, en prenant la fuite, il a pris une
balle dans le c...
Le
Môme AURILLAC
Jolie
Môme met la Crosse en l’air !
EDITO(ICI)
BREVES DE TROTTOIR(ICI)
LES RAISONS DE LA
COLERE (ICI)
NI DANS LE IN NI
DANS LE OFF (ICI)
PAROLES DE LA
CHANSON "PENDANT C'TEMPS LA" (ICI)
UN PEU
D'HISTOIRE (d'Aurillac) (ICI)
SOLIDARITE
PALESTINE(ICI)
LE LIVRE QUI NOUS
A TOUCHE CET ETE (ICI)
L'OPIUM DU PEUPLE(ICI)
Édito
Comme vous
l'avez vous aussi remarqué, la situation mondiale ne va pas vers
le progrès ; les affaires, la misère, la guerre, l'effet
de serre, de quoi faire des vers dirait Prévert.
Parce qu'il a
toujours lutté contre les injustices, la guerre, la
pauvreté, les égoïsmes, la bêtise, nous avons
voulu travailler sur ses textes et plus particulièrement sur
ceux écrits alors qu'il animait le groupe Octobre.
Prévert
pourrait encore aujourd'hui gueuler "Mais qu'est-ce qu'on attend pour
ouvrir nos grandes gueules en faveur des opprimés". Les
évènements du genre Seattle, Washington, Millau, Nice,
Cellatex, Adelshoffen, LU-Danone, Marks & Spencer, les mouvements
de chômeurs, sans papiers, laissent entrevoir une
résistance évidente réprimée avec une
violence inacceptable à Gottebörg et Gènes.
D'habitude on
ouvre nos grandes gueules à nous tout seuls, ce coup-ci ce sera
avec l'aide inestimable du Camarade Prévert. Quelques deux
millions de personnes sont toujours officiellement sur le pavé,
la précarité et les inégalités croissent,
les quelques mesures en faveur de l'emploi restent dérisoires
face à l'annonce des multiples plans de licenciements. Le
gouvernement propose de doubler les indemnités de licenciement,
ce qui est déjà réalisé en pratique par les
patrons qui se déculpabilisent de faire de plus en plus de
profits.
C'est pour
ça que nous faisons un théâtre de combat
représentatif de nos préoccupations, qui peuvent
être celles d'un militant en colère du Parti, d'un ouvrier
en grève, d'une étudiante en lettres à la
Sorbonne, d'un postier ou d'un cheminot qui ne perdent pas le Nord...,
d'un travailleur étranger en situation
irrégulière, ou bien d'une passante qui passe…
C'est pour
vous, qui venez nous voir, vous tous avec vos diversités et vos
différences, que nous créons nos spectacles. Encore un
grand merci pour votre soutien qui dépasse de bien loin les
strass et paillettes d'un système culturel médiatique,
qui dépasse de très haut les reconnaissances
d'État… La fraternité et la colère sont les forces
que vous nous apportez pour créer nos spectacles ; une fois de
plus, nous essaierons, avec vous "d'être heureux ne serait-ce que
pour donner l'exemple" comme aimait à le répéter
le Camarade Prévert !
AURILLAC
"vitrine culturelle"…
AURILLAC
"vitrine d'un théâtre rebelle"…
Tu l'as dit
bouffi…
Sur
plus de
476 troupes présentes sur le festival, 12 compagnies dites
"officielles", côté in, sont payées.
Les autres,
côté off, jouent gratis…
C'est la loi
du marché.
Pour se
vendre, il faut s'offrir… sur le trottoir, dans une cour.
Se donner pour
se faire acheter… si possible sous les yeux du Grand
Proxénète Ministère de la Culture.
Se livrer sous
ses plus beaux atours… dans l'espoir d'un contrat, d'un cachet pour
survivre…
Puisqu'il faut
bien faire le trottoir : Faisons-le.
Mais pas
derrière la vitrine du off pour être les faire-valoir
d'une manifestation en trompe l'œil.
LIBREMENT !
Car se donner
à vous, public, ça nous suffit largement.
NB
: Nous
en appelons à votre vigilance et à votre
solidarité, dans la lutte pour le maintien et
l'amélioration du statut des professionnels du spectacle, dits
"intermittents", menacé par le MEDEF et ses complices dans le
milieu syndical et au gouvernement.
La vache
qui rit nous fait la gueule
Sa mère
l’avait pas préparée
A bouffer au
p’tit déjeuner
Sa petite sœur
en granulés
On perd le
sud on perd le nord
Ça y
est la vache est carnivore
Le fric est la
loi du plus fort
Ça tue
ça pue ça sent la mort
Refrain
Pendant
c’temps là
Ça
bastonne à Washington
Pendant
c’temps là
Y en a qui
veulent changer la donne
(nouvelle version du refrain
Pendant
c'temps là
Il
est pas
question qu'on s'écrase
Plus
que jamais
Le
monde doit
changer de base)
Erika s’est
laissée aller
C’est qui qui
va tout nettoyer
C'est qui qu'a
les mains plein d'cambouis
Cancérigène,
c'est bibi
Total Fina
repeint Belle Île
Vive les
vacances sur l'Atlantique
Mais si tu
veux plus authentique
Ya des promos
pour Tchernobyl
Refrain
En Russie
c’est la liberté
On trouve des
putes et du Coca
L’espérance
de vie à chuté
Sous la
magouille et la mafia
Le FMI a
triomphé
Au nom de la
démocratie
Le rideau de
fer est tombé
Sur les pieds
de la Tchétchènie
Refrain
L’OTAN,
c’est comme un hôpital,
Pour y soigner
les droits de l’Homme
Interventions
chirurgicales
Thérapeutiques
à l’Uranium
Tribunal
international,
Pour les
tyrans plus de répit
Sauf pour les
copains, c’est normal
Qui
torturaient en Algérie
Refrain
On
privatise au jour le jour
Dans une
économie nouvelle
La
spéculation ça rend sourd
On fait de
l’argent virtuel
Si à
la Bourse on fait la fête
A New-York,
Tokyo et Paris
On fait la
diète en Éthiopie
Devant 3
caisses de mitraillettes
Refrain
D'un
côté les anges de la mort
De l'autre les
tours de l'enfer
Les uns prient
sur leurs coffres-forts
Les autres
lapident leur mère
Satan par
çi, satan par là
Ils se
menacent par la prière
Au nom de
"l'occident vaincra"
Loi du talion
et vive la guerre
Refrain
Pendant
c'temps là
Tu
m'étonnes que ça bastonne
Pendant
c'temps là
Y'en a qui
veulent changer la donne
Elles lui feront ravaler ses paroles après une grève très suivie. Elles gagneront des augmentations de salaire allant de 30 à 35%.
Comme
disait Louise Michel :
"Ce que le
peuple obtient, il le prend".
Campagne soutenu par : Association France-Palestine Solidarité, Association des Palestiniens de France, A.P.E.I.S., Campagne pour le Droit au retour des Réfugiés Palestiniens, Comité de Soutien aux Luttes Civiles et Politique en Tunisie, Confédération Paysanne, Comité de vigilance pour la paix réelle au Proche-Orient, Comité pour le droit des victimes de l'occupation israéliennes au Liban, Droit au Logement, Droits Devant !!, Mouvement de l'Immigration et des Banlieues, Union Juive Pour la Paix...
Karl Marx
Le
Môme CAMARADE PREVERT
("Le tableau des
merveilles" suivi de "La crosse en l'air")
EDITO(ICI)
EDITO
BIS (ICI)
LE
GROUPE OCTOBRE (ICI)
AGIT-PROP(ICI)
LA
GUERRE D'ESPAGNE (ICI)
OVIEDO
INSURGE(ICI)
UN
TELEGRAMME... (ICI)
EDITO
Jacques Prévert a eu 100 ans,
l’année dernière.
La compagnie Jolie Môme que l’on
croise dans les rues ou au théâtre, accompagnée de
son drapeau rouge, a déjà fêté les 80 ans de
la Révolution d’Octobre avec la Mère de Brecht, et les
130
ans de la Commune de Paris avec Barricade. Alors cette année, un
hommage à Prévert et au Groupe Octobre ? Jolie Môme
aurait-elle pris le pli des hommages vibrants et larmoyants ?
Nous ne croyons pas… Il s’agit plus
pour nous de combattre les idées reçues et entendues
mille
fois par jour, d’affirmer notre attachement à la culture
révolutionnaire peu médiatisée… avec nos armes,
celles de la création artistique.
Jolie Môme aime Prévert
comme on aime un grand frère, un camarade.
Prévert le poète,
Prévert l’anarchiste, Prévert le rouge.
La crosse en l’air, long poème
de trente pages, est écrit par Prévert en réaction
à la guerre d’Espagne contre le fascisme. Espoir et
Révolution.
Un spectacle, pour retrouver
Prévert l’insolent, le camarade...
EDITO
BIS
Comme vous l'avez
vous aussi remarqué, la situation mondiale ne va pas vers le
progrès ; les affaires, la misère, la guerre, l'effet de
serre, de quoi faire des vers dirait Prévert.
Parce qu'il a
toujours lutté contre les injustices, la guerre, la
pauvreté, les égoïsmes, la bêtise, nous avons
voulu travailler sur ses textes et plus particulièrement sur
ceux écrits alors qu'il animait le groupe Octobre.
Prévert
pourrait encore aujourd'hui gueuler "Mais qu'est-ce qu'on attend pour
ouvrir nos grandes gueules en faveur des opprimés", même
si quelques évènements du genre Seattle, Millau, Nice,
Gênes, Cellatex, Adelshoffen, LU-Danone, Marks & Spencer, les
mouvements de chômeurs, sans papiers, laissent entrevoir une
résistance évidente.
D'habitude on
ouvre nos grandes gueules à nous tout seuls, ce coup-ci ce sera
avec l'aide inestimable du Camarade Prévert. Si le chômage
baisse, quelques deux millions de personnes sont encore officiellement
sur le pavé, la précarité et les
inégalités croissent. Le gouvernement propose de doubler
les indemnités de licenciement, ce qui est déjà
réalisé en pratique par les patrons qui culpabilisent de
faire de plus en plus de profits. La Vignette est supprimée mais
quand on a une vieille auto pourrie, elle n'est pas taxable... La carte
nationale d'identité est gratuite (quelques 120 Frs
économisés tous les dix ans) et quand on n’a pas de
papiers...
C'est pour
ça que nous faisons un théâtre de combat
représentatif de nos préoccupations, qui peuvent
être celles d'un militant en colère du Parti, d'un ouvrier
en grève, d'une étudiante en lettres à la
Sorbonne, d'un postier ou d'un cheminot qui ne perdent pas le Nord...,
d'un travailleur étranger en situation
irrégulière, ou bien d'une passante qui passe…
C'est pour vous,
qui venez nous voir ce soir, vous tous avec vos diversités et
vos
différences, que nous créons nos spectacles. Encore un
grand merci pour votre soutien qui dépasse de bien loin les
strass et paillettes d'un système culturel médiatique,
qui dépasse de très haut les reconnaissances
d'État… La fraternité et la colère sont les forces
que vous nous apportez pour créer nos spectacles ; une fois de
plus, nous essaierons ce soir, avec vous "d'être heureux ne
serait-ce que pour donner l'exemple" comme aimait à le
répéter le Camarade Prévert !
C'est
l'avertissement que l'on pouvait entendre dans les rues de Paris, dans
les usines en grève, au milieu des fêtes ouvrières
et des manifestations populaires en 1932. Vive la Presse, écrite
par Jacques Prévert, fut la première pièce
jouée par le groupe Octobre.
La volonté
du groupe n'était pas uniquement de faire du
théâtre
entre camarades. Ils voulaient intervenir artistiquement aux
côtés de la classe ouvrière. Ils pratiquaient ce
que l’on nomme l’agit-prop. La montée du fascisme en Europe, le
chômage, le bilan de la guerre de 14-18... mais aussi la
constitution d'un front populaire et l'espoir en l'Union
Soviétique motivent la troupe à chercher un auteur qui
leur écrira des textes sur l'actualité. Ils demandent
à Paul Vaillant-Couturier, rédacteur en chef de
l’Humanité, qui les oriente vers Jacques Prévert. Le
groupe était formé.
"C'est le
moment de faire son théâtre soi-même", avait
prévenu Prévert.
De 1932 à
1936 il va écrire pour le groupe des textes, des sketches, des
chansons et des pièces de théâtre... pour chaque
évènement politique, à chaque circonstance. Et
s'ils sont en prise avec l'actualité et fermes dans leurs
engagements, les spectacles du groupe sont d'abord populaires,
débordant d'extravagance, de jeux de mots, d'humour, de
surréalisme et de poésie.
Prévert,
bien souvent, écrivait les textes la veille afin de les
présenter le lendemain aux ouvriers en grève. Chaque
membre se prend au jeu, Prévert écrit et les rôles
sont tenus par les acteurs du groupe.
C'est alors
quatre années de camaraderie, de fraternité,
d'effervescence que connaissent les gens d'Octobre, de 1932 à
1936.
Le Tableau des
Merveilles sera leur dernière pièce. Le Front Populaire
élu ne répondant pas aux espérances, la guerre
d'Espagne qui éclate, autant de sujets de discordes au sein du
groupe : ils préfèrent se séparer avant de se
fâcher.
Prévert
dira plus tard : "J'ai abandonné au moment des accords Laval.
C'était le moment où, dans les milieux ouvriers, il
devenait de bon ton de remplacer l'Internationale par la Marseillaise.
Cela ne me plaisait pas, parce que La Marseillaise je la connaissais
depuis que j'étais tout petit, je l'avais vue à toutes
les sauces. Et j'aimais bien l'Internationale. Alors cela s'est
arrêté là.".
Parmi les membres du Groupe Octobre : Jacques Prévert, Raymond Bussières, Paul Grimault, Lou Tchimoukov, Margot Capelier, Brunius, Roger Blin, Sylvia Bataille, Maurice Baquet, Marcel Duhamel, Pierre Prévert, Guy Decomble, Jean-Louis Barrault, Jeanette et Lazare Fuschmann, Suzanne Montel, Yves Allégret, Fabien Loris, Mouloudji, Jean Paul Le Chanois, Max Morise...
Raymond
Bussières : "... Nous aimons l'action directe. Un jour,
j'apprends qu'il y a une grève chez Citroën. Je
téléphone à Jacques vers 2 heures. Tout le monde
part travailler, sauf les chômeurs. On se retrouve tous à
6 heures à la Maison des Syndicats. Jacques nous donne les
textes que la secrétaire a tapé en plusieurs exemplaires
et à 8 heures et demie - 9 heures, nous jouions le sketch devant
les ouvriers de chez Citroën..."
" Saluons
fraternellement héroïques combattants pour la
liberté Espagnole. Espérons fermement victoire finale du
peuple espagnol contre criminelle tentative des aventuriers.
Vive l'Espagne
populaire, gardienne de la culture et des traditions auxquelles un
indestructible attachement nous lie."
La signature de Prévert figure avec celles de Gide, Nizan, P-J. Jouve, Tzara, Picasso, Aragon...
Edito
Certains
d’entre
nous l’ont constaté par eux-mêmes, chanter dans la rue
n’est pas simple.
Un
riverain mal
luné,
Un
passant par le
rouge excité,
Un
commerçant
par la concurrence obsédé, une brigade de police en mal
d’autorité, les quinzaines commerciales des supermarchés,
les voitures mal réglées, la sécurité...
Et nous
voici exclus
de la chaussée.
Déjà
la rue, c’est pas facile ; il pleut, il fait froid, ça pue, il
fait chaud, les crottes de chien ( 650 hospitalisations par an pour
glissades sur crotte, les chiraquettes* ont de l’avenir et pourtant les
travailleurs qui les conduisent sont dans la merde, on envisage de les
remplacer par une politique d’éducation des chiens… ouaf !).
A nos
débuts,
face à l’impossibilité de nous produire en salle, la
surexploitation commerciale des lieux de spectacle rendant toute
auto-production déficitaire, on s’est dit "après tout la
rue c'est notre place, on est pauvres, c'est gratuit et elle est
à tout le monde." Qu'à cela ne tienne, rejetés par
nos pairs nantis nous nous lançons, comme beaucoup d'autres
compagnies, dans le spectacle de rue. La formule plaît et semble
correspondre à un besoin, alors comme beaucoup de monde, partie
d'un contournement, d'une nécessité, l'idée est
récupérée et rentabilisée, fleurissent
alors moult festivals et événements de rue.
Sans
illusion aucune
sur notre éventuelle intégration dans le festival "IN"
d'Aurillac, nous venons depuis 90/91 grossir les rangs des compagnies
dites du OFF et contribuer, aux côtés de ces quelques 400
troupes, à la joliesse de ce festival.
Face
à
l'ampleur de l'événement, le festival décide de
"gérer" le OFF, de cadrer les lieux et horaires,
l'utilité de cette démarche nous apparaît comme
évidente pour les organisateurs mais contradictoire avec le
propre et la richesse d'une compagnie de rue ; son indépendance,
son autonomie.
Depuis
nous
résistons et nous produisons spontanément. L'an dernier
nous décidons de jouer "La crosse en l'air", du
théâtre. Notre coin de rue préféré
est un peu étroit, bruyant, avec la complicité de nos
camarades de la C.G.T. cheminots nous nous installons dans la gare.
C'est parfait, beaucoup de public, il aime, cheminots et riverains sont
contents d'être dans le festival et on se promet de remettre
ça en 2002.
Confiants,
nous
procédons comme en 2001 et commence alors un roman kafkaïen
intitulé "La sécurité".
Vous
pouvez jouer,
vous ne pouvez pas, la sécurité…, qui bloque, qui ne
bloque pas, qui débloque ? Il faut vous inscrire dans le off
pour… la sécurité. On ne veut pas apparaître sur un
programme aux côtés entre autres du sponsor Mac Donald's.
Vous ne
trouvez pas
normal que dans un joli festival comme celui-ci, une compagnie au moins
se positionne contre le sponsoring ? Hum, mais la
sécurité…
En
parlant de
sécurité, ne pas nous inscrire est aussi exprimer notre
désaccord face à la politique sécuritaire du
festival (parcs et campings gratuits fermés, surpopulation
policière… ). Oui, mais la gare c'est un lieu de travail, et la
sécurité des travailleurs. C'est vrai, il est urgent d'y
penser à la sécurité des travailleurs, 1500 morts
par accidents du travail par an c'est inacceptable. Vous voyez, c'est
pas possible, on est désolés. Mercredi 14 août.
Alors, on commande, on décommande, on téléphone et
retéléphone aux… commissions de sécurité,
on
y va, on verra avec ou sans matériel, à la sauvage, on
cherche un lieu, on réfléchit. Ça nous fatigue,
alors on va prendre un café au bar "Le Paris" (face à la
gare) qui simplement nous présente le patron (sic) du restaurant
voisin qui lui-même nous offre gentiment son jardin, fort joli
d'ailleurs. Impeccable. Si on n'était pas ce qu'on est, on
serait tentés de se dire, y'a un bon Dieu peut-être !
--
2002 ans après J-C. Dans le monde plus de 100 millions d'enfants
ne vont jamais à l'école. Chaque année meurent 11
millions enfants de moins de 5 ans, soit 30 000 par jour, un toutes les
trois minutes.
--
Les 3 personnes les plus riches du monde possèdent une fortune
supérieure à la somme des produits intérieurs
bruts des 48 pays les plus pauvres...
--
En France, dans certains quartiers, la moitié des hommes de 20
à 30 ans est au chômage. Coïncidence, c'est dans ces
quartiers que la délinquance est la plus présente.
--
Au Portugal le SMIC est de 339 euros, soit 2223,69 Frs.
--
"Nous devons protéger les droits des brevets (…) pour garantir
que la recherche-développement nous fournira les outils et les
technologies nouvelles (…). Nous avons besoin de mécanismes pour
empêcher la réexportation de médicaments à
bas prix vers des économies plus riches" Mme Gro Harlem
Brundtland, directrice générale de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS).
--
Le nombre de décès dus au sida en Afrique
dépassera
les 60 millions d'ici 5 ans.
--
Sur la planète, toutes les dix secondes une personne meurt de la
tuberculose, dans 98,8 % des cas les victimes vivent dans les pays du
tiers-monde.
--
En France. 544 longs métrages ont été
diffusés en 2000. 208 étaient français (38,2%),
194 États-uniens (35,7) et 142 provenaient d'autres pays (26,1).
--
"Une firme comme Vivendi appartient à ses actionnaires. Et
à eux seuls. La direction propose. Le conseil d'administration
dispose. Et en définitive, c'est le marché qui
décide en faisant varier le cours de la Bourse à la
hausse ou à la baisse" M. Jean-Marie Messier, 2001.
--
Plus de 100 000 marocains tentent chaque année de traverser
clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l'Europe,
mettant leur vie en danger.
--
Parvenir à la satisfaction universelle des besoins sanitaires et
nutritionnels ne coûterait que 13 milliards de dollars, soit
à peine ce que les habitants des États-Unis et de l'Union
européenne dépensent, par an, en consommation de
parfums...
--
La France, 4ème exportateur d'armes au monde.
--
Dans le monde, plus de 211 millions d'enfants âgés de 5
à 14 ans sont contraints de travailler.
--
En 1998, 125 morts par suicide ont été
déclarées dans les prisons françaises ( 1 tous les
3 jours).
--
Le nombre d'enfants qui meurent dans la première année de
leur vie est 20 fois plus important en Afrique qu'en Europe occidentale
ou en Amérique du Nord.
--
Selon les Nations unies, pour donner à toute la population du
globe l'accès aux besoins de base (nourriture, eau potable,
éducation, santé), il suffirait de prélever, sur
les 225 plus grosses fortunes du monde, moins de 4 % de la richesse
cumulée.
--
1500 jours, c’est le total des peines d’emprisonnement
prononcées
à l’encontre des militants de la Confédération
Paysanne pour réprimer leur action syndicale.
La civilisation romaine
Empire et contre tout
Le saviez-vous...
Extrait de la
préface
du livre de
Marcel Ollivier
Spartacus, La liberté ou la mort !
(essai de 1929 édition Spartacus)
On nous a appris, à l'école,
à admirer la civilisation gréco-latine comme le
modèle de toutes les civilisations, la source de toutes les
vertus : " Deux grandes civilisations, régies par des lois
sages, soutenues par des vertus héroïques, honorées
par l'éloquence, embellies par la poésie et par les
arts." dit Anatole France. La civilisation gréco-latine, pour
laquelle nos maîtres n'ont pas de termes assez dithyrambiques,
fut en réalité la plus épouvantable barbarie, et
la
plus raffinée en même temps. Qu'est-ce qu'une
"civilisation" qui repose sur l'exploitation la plus honteuse, la plus
sanglante, d'une majorité par la minorité ? Et quelle
exploitation pouvait être plus honteuse, plus sanglante que celle
qui était à la base de l'esclavage ? On nous parle de
"lois sages" et de "vertus héroïques". Certes, elles
étaient "sages", ces lois qui faisaient reposer le bonheur de
quelques-uns sur la misère et l'avilissement du plus grand
nombre! Les belles périodes oratoires de Cicéron, la
douce musique des poèmes de Théocrite, de Virgile et
d'Horace peuvent-elles nous faire oublier les gémissements et
les plaintes des esclaves maltraités, torturés ?
Si nous descendons des hauteurs où tinte le
pur cristal des poèmes de Théocrite jusque dans les
profondeurs où se perdent les piliers sur lesquels reposait la
société antique, nous entendons comme un clapotis de sang.
Mais, nous dira-t-on, à quoi riment tous ces
massacres, toutes ces horreurs auxquelles se livrèrent les
esclaves après avoir brisé leurs chaînes ? Ne
pouvaient-ils se libérer sans commettre toutes ces
atrocités ? Certes, mais on oublie que l'esclavage n'est pas
précisément une école de douceur et de
bonté. Si les esclaves se rendirent coupables
d'épouvantables atrocités, à qui la faute, si ce
n'est à ceux qui, les ayant traités comme des
bêtes, les préparèrent par conséquent
à se conduire comme tels ? Et plus cruelle l'oppression, plus
cruelle la vengeance. Tant qu'il y aura des classes opprimées,
il faudra s'attendre, à de terribles explosions, le jour
où elles se libéreront du joug qui pesait jusqu'alors sur
elles.
Objectera-ton que ce soulèvement d'esclaves
n'avait aucun but précis, qu'il était par
conséquent voué à l'échec, et qu'il ne peut
donc être question ici de classe qui se libère ? Argument
sans valeur! Entre une insurrection victorieuse et une insurrection
vaincue, quelle différence y a-t-il, si ce n'est
précisément que l'une a vaincu, tandis que l'autre a
échoué ? Et l'échec d'un mouvement en change-t-il
le caractère profond ?
La révolte de Spartacus fut un mouvement
spontané de la classe opprimée contre l'ordre social qui
l'écrasait. Leur sacrifice n'aura pas été inutile.
Nous savons que rien ici-bas ne s'acquiert sans lutte et que le moindre
progrès s'achète au prix du sang. Depuis les temps les
plus reculés de l'histoire, l'humanité n'a pu avancer sur
la route du progrès qu'en laissant aux ronces du chemin des
lambeaux de sa chair. Fidèles à l'exemple qu'ils nous ont
donné, nous poursuivrons la lutte contre les forces
d'oppression. Car nous aussi nous avons faim et soif de justice.
L'esclavage, contre lequel ils se sont dressés, il n'a pas
disparu de la surface de la terre. De lourdes chaînes, mille fois
plus lourdes et plus solides que si elles étaient de fer,
tiennent encore asservie la race des hommes.
De ce qui fut leur dépouille mortelle,
rien ne subsiste aujourd'hui. Leur poussière s'est
mêlée à la terre qui les reçut. Mais leur
esprit s'est répandu sur toute la surface du globe, animant
aujourd'hui des hommes et des femmes, force innombrable qui
transformera le monde et créera un jour cette fraternité
humaine que rêva Spartacus.
EMPIRE
ET CONTRE TOUT
--- 2002
ans après J-C. Dans le monde plus de 100 millions d'enfants ne
vont jamais à l'école. Chaque année meurent 11
millions de mineurs de 5 ans, soit 30 000 par jour, un toutes les trois
minutes.
--- Les
3 personnes les plus riches du monde possèdent une fortune
supérieure à la somme des produits intérieurs
bruts des 48 pays les plus pauvres...
--- En
France, dans certains quartiers, les hommes de 20 à 30 ans sont
à 50% au chômage. Coïncidence, c'est dans ces
quartier
que la délinquance est la plus présente.
--- Au
Portugal le SMIC est de 339 euros, soit 2223,69 Frs.
---
"Nous devons protéger les droits des brevets (…) pour garantir
que la recherche-développement nous fournira les outils et les
technologie nouvelles (…). Nous avons besoin de mécanismes pour
empêcher la réexportation de médicaments à
bas prix vers des économies plus riche" Mme Gro Harlem
Brundtland, directrice générale de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS).
--- Le
nombre de décès dus au sida en Afrique dépassera
les 60 millions d'ici 5 ans.
--- Sur
la planète, toutes les dix secondes une personne meurt de la
tuberculose, dans 98,8 % des cas les victimes vivent dans les pays du
tiers-monde.
--- En
France. 544 longs métrage on été diffusés
en
2000. 208 étaient français (38,2%), 194 Étasuniens
(35,7) et 142 provenaient d'autre pays (26,1).
--- "Une
firme comme Vivendi appartient à ses actionnaires. Et à
eux seuls. La direction propose. Le conseil d'administration dispose.
Et en définitive, c'est le matché qui décide en
faisant varier le cours de la Bourse à la hausse ou à la
baisse" M. Jean-Marie Messier, 2001.
--- Plus
de 100 000 marocains tentent chaque année de traverser
clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l'Europe,
mettant leur vie en danger.
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Parvenir à la satisfaction universelle des besoins sanitaires et
nutritionnels ne coûterait que 13 milliards de dollars, soit
à peine ce que les habitants des États-Unis et de l'Union
européenne dépensent, par an, en consommation de
parfums...
--- La
France, 4ème exportateur d'armes au monde.
--- Dans
le monde, plus de 211 millions d'enfants âgés de 5
à
14 ans sont contraints de travailler.
--- En
1998, 125 morts par suicides on été déclaré
dans les prisons françaises ( 1 tous les 3 jours).
--- Le
nombre d'enfants qui meurent dans la première année de
leur vie est 20 fois plus important en Afrique qu'en Europe occidentale
ou en Amérique du Nord.
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Selon les Nations unies, pour donner à toute la population du
globe l'accès aux besoins de base (nourriture, eau potable,
éducation, santé), il suffirait de prélever, sur
les 225 plus grosses fortunes du monde, moins de 4 % de la richesse
cumulée.
langue
latine.
Langue
des transactions, des actes officiels, des procès, de la
législation, elle est un instrument très efficace
d'unification. Les paysans de Bretagne ou d'Espagne ignorent le latin.
Soit. Mais leurs maîtres, eux, envoient leurs enfants à
l'école et parlent la langue des riches, des occupants, des
seigneurs.
Aristote : "L'Homme est un être social. Il n'est complet que dans l'association domestique, et cette association comprend trois éléments : l'homme, qui commande la famille, la femme, qui la perpétue, et l'esclave, qui la sert."
Sang
bienfaiteur.
Le sang
de gladiateur avait la réputation de guérir toutes sortes
de maladies. Après chaque combat, on voyait les vieillards, les
malades, les infirmes, se précipiter sur les cadavres encore
chauds et boire avidement le sang qui coulait de leurs blessures.
Gladiateur,
la belle vie...
Les
suicides y étaient nombreux. Surveillés et sans armes, il
leur fallait user, pour se tuer, d'ingéniosité. Les uns
se broyaient la tête en l'engageant dans une roue de voiture,
mais la plupart se faisaient étrangler par leurs camarades.
Platon : "Je ne vois que deux expédients : le premier, de ne point avoir d'esclaves d'une seule et même nation, mais, autant qu'il est possible, qui parlent entre eux différentes langues, si l'on veut qu'ils portent aisément le poids de la servitude ; le second, de bien les traiter, non seulement pour eux-mêmes, mais encore plus pour ses propres intérêts."
D'autres
révoltes.
Une
cinquantaine d'années avant celle de Spartacus, deux
révoltes serviles eurent lieu en Sicile. L'île fut aux
mains des esclaves durant 10 ans, pour une société sans
maître ni esclave, avec un roi, une armée et même
une monnaie...
Marché.
Entre
les courgettes et les pintades, une pancarte suspendue à leur
cou
indiquait leur âge, leur pays d'origine, leurs aptitudes et leurs
défauts. On s'enquérait de leur prix. On les
dévêtait, les examinait, les tâtait pour s'assurer
de leur vigueur. Hommes, femmes, enfants étaient vendus de la
main à la main.
Cicéron.
A propos
des combats entre romains qu'infligèrent les esclaves,
Cicéron est choqué : "Qui
aurait pu craindre que les citoyens romains se vissent exposés
à un sort dont l'opprobre dépassait l'inhumanité ?"Oubliant qu'il avait écrit jadis : "Le Cirque vaux mieux que le Théâtre, car
ce dernier amollit les cœurs, tandis que le premier familiarise avec la
mort."
90.000
km de voies romaines.
Ces
routes droites, à travers ses provinces,
protégées, balisées de bornes, entretenues,
ponctuées d'auberges, ces routes sont l'instrument essentiel du
pouvoir dominateur de Rome.
Cena.
La mode
romaine veut qu'on mange avec les doigts, et quoi de mieux, pour
s'essuyer les mains, que les cheveux longs des esclaves.