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Jolie Môme en
lutte
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à Angers le 19
Avril 2004...
On est
passé au chateau...
| Sommaire du journal
Fin de l'été |
des forums Introduction
Compte rendu du forum du 20 juillet 2003 à st Amant Roche Savine (ICI) Compte rendu du forum du 19 juillet 2003 à st Amant Roche Savine (ICI) Compte rendu du forum du 18 juillet 2003 à St Amand Roche Savine (ICI) compte rendu du forum du 17 juillet 2003 (pendant le festival de Jolie Môme en grève à St Amant Roche Savine (ICI) |
Le 01 .07.03
Nous prennons la décision de nous mettre en
grève
illimitée...
C'est dur...
« Chaud , chaud, chaud l'été sera chaud
Sarkozy t'auras du boulot ! »
Bref , arrivés boulevard des Invalides nous nous sommes retrouvés nez à nez avec les grilles des c.r.s . En attendant la délégation c.g.t , f .o ,coordination des intermittents, qui a rencontré Aubry (non, non pas martine ! Mais l'ex-bras droit de kessler dans les affaires Axa.) ; les prises de paroles ont commencé.
Les fédérations de salariés C.G.C.,
C.F.T.C.
, se sont désolidarisées de leurs
confédérations
nationales.
La C.G.T., F.O., et les salariés des syndicats
minoritaires
qui ont signé demandent louverture de renégociations .
Ce matin, lors de la réunion de l'U.N.E.D.I.C.,
daniel
Rivet (F.T.I.L.A.C - CFDT) a accusé les professionnels du
spectacle
de manquer de citoyenneté et de dériver, sous la
manipulation
de la C.G.T. et F.O., vers les milices fascistes des années 30.
Désormais
on voit qui est dans notre camp et qui ne l'est pas ou plus :
P.Chéreau , A. Mnouchkine, J. Savary ont fait des déclarations dans les médias alignées sur les positions de la CFDT et du MEDEF ; A. Jaoui, C. Deneuve, F. Lucchini, O. Py soutiennent ou défendent les intermittents. Les enseignants sont solidaires de notre mouvement, et déjà on parle d'Avignon comme d'un lieu de rencontre du mouvement social pour préparer la rentrée. (Avant de se rendre à St Amant pour un « évènement social ».)
Une motion a été votée par les professeurs d'Art dramatique soutenant les intermittents et demandant de maintenir l'assurance chômage en l'état. Le mouvement prend de l'ampleur dans les productions de cinéma et de l'audiovisuel .
Ce que nous savons...
ACTIONS 03.07.03
Paris , une cérémonie de petits fours réunissant les grands patrons de l'audiovisuel a été interrompue par les intermittents. (L'ascenseur étant bloqué, nos camarades étage ont monté 17 étages à pied.)
Rouen le théâtre des Arts est occupé.
Rennes, le festival des tombées de la nuit est annulé.
Perpignan, les deux premières représentations des Estivales sont annulées.
Paris, annulation du concert d'Arthur H aux Bouffes du Nord .
Festival de Pau, annulé.
7H45 Paris, la Villette piquets de grève en soutien aux techniciens.
11H besoin de renforts à la Villette.
17H A.G. rue Merlin, salle olympe de Gouges.
19H rendez-vous Hôtel de ville , on va faire le départ du tour de France avec Michel Drucker.
L'UNEDIC elle-même reconnaît que 25% à 30% sera exclue de toute indemnité chômage et passerait donc au R.M.I. ou au R.M.A. Notre seule arme c'est la grève. Jolie-môme a déjà annulé 4 contrats à Cournon (saison culturelle),au Revest (festival) , et à Marseille (Emmaüs).
Cette démarche ne sera pas suicidaire si nous y
mettons
tous ensemble,
alors grève générale !
14h jolie-môme se retrouve au pont Cardinet pour faire le point. On envoie des fax au Revest, pour expliquer notre position de grévistes, aux organisateurs et aux autres compagnies du festival. Apparemment la compagnie Cartoon sardine se met en greve.
17h assemblée générale à la
salle
Olympe de Gouges.
Sur le chemin on entend à la radio que la CGT demande
à
Aillagon un moratoire sur les accords signés.
C'est-à-dire
une suspension du processus d’agrément (Le temps que le festival
d’Avignon
se fasse?).
L’A.G du 11e est dirigée par le p.a.p et la
coordination
des intermittents. L’A.G est souveraine et les idées fusent. On
s’interroge
sur comment avoir le même poids que les syndicats ? Une
comédienne
propose de fédérer les administrateurs des petites
compagnies.
La commission action est un peu perturbée par
l’action
de la veille aux Bouffes du Nord. Pendant qu’une
délégation
discutait avec Arthur H, pour savoir s’il annulerait son concert, 200
personnes
arrivant de la manifestation pour l’action et prises par l’orage,
entrent
dans le théâtre. Finalement le spectacle est
annulé,
mais on sent des divergences sur les méthodes d’action. Pour ce
soir
la coordination n’appelle à aucune action, même pas celle
de
l’Hôtel de ville pour le tour de France, organisée par la
CGT.
Des réactions très vives immergent de la salle. Certains
parlent
de traîtrise, de division manipulée.
On sait que Jean Voirin aura une tribune lors de cette
émission
et que la préfecture n’autorise pas le rassemblement devant
l’Hôtel
de ville, mais sur la place du châtelet. L’A.G vote
à
la majorité d’aller à l’action et qu’un
représentant
de la coordination puisse être représenté aux
côtés
de J. Voirin.
Une commission rédaction part directement travailler
sur
deux propositions de textes qui seront votées. Pendant ce temps
là,
la salle vote l’horaire et le lieu des prochaines assemblées.
Tous
nos rassemblements auront lieu à présent à 14H
à
la Villette .
A l’Hôtel de ville pendant l’émission de Drucker, environ un millier d’intermittents se sont amusés à faire la course avec les forces de police et ont bloqué la rue de Rivoli pendant une heure.
A Lambersart, un camion de FR3 prévu pour le tour de France, a été bloqué pendant 6h et c’est grâce à cet action que J. Voirin a eu droit à une intervention télévisée.
INFOS :
- Tous les jours une délégation va à la
comédie
Française.
- A Carcassonne Le spectacle de Jérôme Savary
est
bloqué.
- Hier à Bastille a eu lieu une manifestation de
soutien
aux réalisateurs qui ont retiré leurs films de Paris et
qui
ont subi des pressions du directeur du Festival et de Delanoë.
- A Nantes des intermittents bloquent les camions de Johnny .
- 150 Personnes se sont rendu ce midi sur l’hypodrome
d’Enghiens
les bains avec des banderoles lors de la course retransmise en direct.
DE NOUVELLES COMMISSIONS SE FORMENT…
…Relation avec les élus ? Juridique, Fonds de
soutien,
Informatique et internet.
Les commissions sont ouvertes à toutes
propositions
et on a besoin de sang frais, faire la grève c’est
épuisant.
DANS LA PRESSE :
Faivre d’Arcier demande le retrait du protocole avant que l’incendie d’Avignon ne nous immolent tous.
Dans le « Parisien du Dimanche » il semblerait qu’Aillagon annonce des mesurettes lundi soir.
Les négociations entre syndicats, patronat et gouvernement se poursuivent à Matignon.
FORUM SUR LES ACTIONS :
Les questions sont : L’opinion public a t’elle une
importance
?
Les stratégies d’action doivent-elle être plus radicales ?
Trois questions sont soumises au vote :
- Faut-il interrompre un spectacle en cours sans l’aval de
l’équipe
?
- Faut-il bloquer un spectacle avant son commencement sans
l’aval
de l’équipe ?
- Faut-il bloquer un spectacle uniquement avec l’aval de
l’équipe
?
Le débat est ouvert :
Une intermittente nous parle de démocratie, on doit laisser les gens choisir de faire grève ou non. Arrêter un spectacle c’est totalitaire !
Camill dit qu’il faut aller au bout de nos revendications et donc de nos actes. On a qu’à prendre pour exemple Régine Chopinot, chacun sa responsabilité.
Un autre intermittent nous parle de droit au travail !
Une enseignante nous dit ses regrets par rapport au blocage
des
examens, peut-être que le gouvernement aurait lâché
un
peu plus ?
Elle pense que pour nous c’est le meilleur moment pour se
battre.
Et le soutien du public est réel, méfions nous des
médias
qui mentent.
Michel de Jolie-Môme félicite la coordination des intermittents et précaires d’île de France pour leur discipline dans les actions, mais qu’on ne nous parle pas de démocratie Française, quand la France se permet des interventions militaires en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique, lorsqu’on bombarde à l’uranium appauvri en Afghanistan, et quand on licencie massivement partout en France. N’utilisons pas des mots comme celui-là pour couvrir des gens qui ne sont pas solidaires de notre mouvement de grève. Peut-on parler de droit au travail lorsque 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et que des millions d’autres sont au chômage ?
Remarques :
Si des actions de blocage ont lieu, il faut maintenir
l’action
d’information par rapport au public.
Certains proposent d’autres formes d’actions que la grève, on peut interrompre le spectacle par un noir et lire un texte expliquant la situation des intermittents aujourd’hui, faire un silence…
Les leçons du mouvement social depuis deux mois nous
ont
appris qu’unis dans la lutte interprofessionnelle nous sommes plus
forts,
Et que la grève générale
frôlée
au printemps, se prépare pour la rentrée.
JOLIE-MÔME tient son assemblée
générale
(interne) ce soir là.
Nous décidons d’aller sur notre lieu de travail, en
Auvergne
(St-Amant-roche-savine) pour continuer la grève. Nous partirons
le
09.07, lendemain de la grève générale
appelée
par la CGT. Michel voudrait créer un groupe d’intervention
interprofessionnel
avec les chorales révolutionnaires.
En ce qui concerne les 20 ans de Jolie-môme, nous
fêterons
notre anniversaire dans la grève, et inviterons les acteurs du
mouvement
social à s’exprimer sous notre chapiteau.
ACTIONS :
- 5H du matin, blocage de T.S.F, prestataires de services audio-visuels, retardement de 12 tournages. Mr Cégonsac (directeur de la société) propose un communiqué en échange du déblocage des camions, sinon il appelle les forces de l’ordre. Bien sûr c’était une supercherie.
- Intervention d’intermittents lors de « Nice people ».
- Au Zénith de Toulouse la scène de patrick Bruel a été démontée, le concert est annulé et reporté à jeudi.
-Dans le Gers, blocage de divers spectacles, dont le festival de Marsiac.
- Ce week-end aux concerts de solidays ont eu lieu des actions de sensibilisation des techniciens et du public, grâce à un stand tenu par les grévistes, 4109 signatures ont été récupérées pour la pétition. Massilia Sound System, Ska.P ont fait des interventions spectaculaires en rapport avec le mouvement.
- A la Rochelle, les Francofolies sont bloquées.
- Des danseurs sont intervenus lors d’un défilé de Galiano où Mme Chirac était invitée.
-Le festival de rue de Nevers quasiment annulé (majorité de grévistes).
- Sud Bastille : les musiciens de l’opéra sont en grève.
- Champs Elysées : blocage d’un colloque sur l’ouverture du
cinéma
sur la télévision. Les p.d.g de la
télévision
ne sont pas venus, par contre les producteurs étaient là
mais
ne se sont pas prononcés en faveur du mouvement.
Seul le réalisateur Costa Gavras nous a soutenu.
-Le
directeur du magazine « mouvement » a réussi
à
s’infiltrer à l’intérieur de la conférence de
presse
de Mr Aillagon. Il s’est permis de protester : «Depuis le
26.06.03
les intermittents ont décidé de ne plus subventionner
l’économie
de la culture en étant encore un peu plus
précarisés
! »
LES COMMISSIONS DE LA COORDINATION :
COM. COMPAGNIES DE RUE :
Leur statut spécifique et leurs conditions de
travail
rendent la grève, pour eux, encore plus dure. Des formes de
lutte
originales se développent, J. Livchine (metteur en
scène)
a joué le rôle du MEDEF lors de la grève aux
Eurockéennes,
les gens pouvaient s’adresser à lui pour leurs revendications.
Des
directeurs de salles, des programmateurs, des maires s’engagent
à
soutenir ces compagnies de grévistes, par contre des directeurs
de
compagnies de rue comme celui de la Royal de luxe s’opposent à
la
grève.
COM. AVIGNON :
Des directeurs de salles proposent d’offrir une
journée
de location de leur lieu, la moitié du montant de la location,
ou
encore la gratuité totale. Sinon 1/4 attendent pour se
positionner.
7/10 Soutiennent le mouvement mais ont des réticences à
bloquer
le festival. Faivre d’Arcier annonce que si d’ici le 9 il n’y a pas de
festival,
le préfet annulera le off (attention il s’agit d’une rumeur).
COM. JURIDIQUE : Elle veut pouvoir pister tous ceux qui participeront aux actions de la coordination, pour leur garantir le respect de leurs droits et un support légal, des numéros de téléphones d’avocats sont à disposition.
COM. INTERPROFESSIONNELLE :
Sylvie de Jolie-môme propose un tract de
sensibilisation
destiné aux ouvriers, aux travailleurs précaires, aux
enseignants…Le
texte lie la marchandisation de la culture à l’extrême
libéralisation
de notre société ( décentralisation, retraites,
licenciements,
sécurité sociale…) et le tract fini par
«travailleurs
de tous les secteurs unissez-vous». La veille, sylvie nous avait
lu
un texte de l’OCDE (Organisation qui aide nos gouvernements à
établir
les réformes et la privatisation, sans que les masses populaires
ne
se soulèvent) provenant du réseau des bahuts. Ce texte
conseille
aux gouvernements de ne pas diminuer la quantité des services
publics,
par contre la dégradation graduelle de la qualité est
proposée,
ainsi l’insurrection populaire n’aura pas lieu.
Les journalistes de FR2 ont fait un communiqué de presse disant qu’ils sont victimes des réactions de rejet de la population, qui dénoncent la criminalisation du mouvement social ; pour eux ces réactions sont les fruits de choix éditoriaux sensationnalistes, ils attendent une réponse de la direction.
21H30 Le spectacle commence et le débat
aussi…
Michel ouvre le temps de parole en disant
qu’aujourd’hui
le seul mot d’ordre vraiment radical dans tous les corps de
métier
c’est la grève !. Et c’est la même difficulté pour
tout
le monde qu’on soit cheminot ou professionnels du spectacle, il faut
savoir
décevoir son Public ou bien les usagers («en
colère»).
Sinon Michel dénonce que le gouvernement de droite n’est pas
pire,
en tout cas pour les intermittents, que la Gauche, puisque c’est en 92
avec Lang, Aubry… que nous avons perdu 30% de nos droits.
Marie qui travaille en CEC à st Amant nous
dit
qu’elle n’a pas le droit de grève, soutenir le mouvement de
grève
c’est aussi casser tout le boulot qu’ils avaient fait en amont pour
accueillir
ces spectacles et puis ce qui l’attend, elle, c’est pire que le RMI. On
lui
répond que ne pas avoir le droit de grève c’est une
raison
suffisante pour faire la grève et que la prise d’otage vient du
MEDEF
et non pas des intermittents ou des cheminots…
Daniel, enseignant, qui a vécu cette
année
5 semaines de grève fait remarquer que tout les emplois
précaires
(contractuel, vacataire…) sont intermittents. Ces gens la n’ont plus le
droit
de se mettre en grève, si on laisse faire avec les intermittents
cette
situation va se généraliser, les intermittents luttent
aussi
pour ceux qui sont plus précaires qu’eux.
Glenn, intermittent, pense à la
rentrée,
«si on est tous soudés le mur on l’explose !»
Julie, intermittente qui revient d’Avignon nous
explique
ce qu’elle a ressenti du mouvement là-bas. «On
défendait
plus que le statut d’intermittent, on a sacrifié les histoires
personnelles
», il y avait des sans papier, des enseignants, la
confédération
paysanne…
Bobby, intermittent de st Amant, «Je suis avec
mes
amis de Jolie-Môme, je les soutien et j’aimerais être dans
la
lutte, avec eux, à Paris, mais ici au pays, on ne peut pas faire
grève,
ça ne fait pas partie de la culture des paysans. Les
intermittents
sont les seuls à avoir un impact médiatique depuis
qu’ils
font grève et le gouvernement se rend compte de la richesse
qu’ils
génèrent, mais il est malvenu d’arrêter un
spectacle
ici, on met de l’argent dans la culture au lieu de le mettre dans les
infrastructures».
Mathieu, intermittent, «L’enjeu est plus
important
pour les petits villages, tout le monde doit comprendre l’importance de
la
culture ; et puis on ne va pas casser le festival, on va faire autre
chose».
Michel, intermittent, « Les festivals en
grève
aujourd’hui donne l’image des futurs festivals, toutes les petites
compagnies
doivent s’arrêter». C’est aussi ce qui nous permet
d’être
intègre et de bloquer d’autres spectacles.
André Chassaigne, député maire,
reprend
les propos «insultants» de Michel, la Droite et la Gauche
ce
n’est pas la même chose, c’est une insulte pour le parti
communiste
et c’est un obstacle à la prise de conscience et à la
lutte.
Ce gouvernement porte des coups très durs aux acquis sociaux.
C’est
démobilisant de ne pas souligner ce qui se passe depuis 12 mois.
Je
suis communiste et fier de l’être ! Tu me proposais une
quête
pour aider la commune à payer le spectacle de ce soir, je n’en
veux
pas, de toute façon la fréquentation est insuffisante. La
politique
culturelle en milieu rural impose des choix difficiles, le coût
du
spectacle de ce soir aurait permis de faire 500 mètres de
goudron
pour le Moulin de Martial, par exemple, mais la culture rentre dans la
qualité de vie. Bobby a tort sur plusieurs aspects. Le choix du
festival rock à
St-Amant a produit 9 intermittents du spectacle, ils sont les produits
de
la vie culturelle de la commune, demain combien pourront encore assumer
ce
travail ?
Si ce statut n’existait pas nous ne serions pas en
mesure
d’une telle vie culturelle. Nous devons nous aussi mener une lutte
auprès
du conseil régional, général… Il ne faut pas se
diviser,
nous sommes en train de rentrer dans une logique de
démantèlement
des acquis sociaux, la grève est essentiellement la
réponse.
Loïc, intermittent, évoque la
décision
du directeur du festival de la scène/mer qui s’est engagé
à
n’employer pour la prochaine saison que les compagnies de
grévistes.
Christine, qui travaille dans le milieu
médical,
est choquée de ce critère de recrutement par rapport
à
la grève.
Loïc, explique que c’est une forme de
soutien
aux grévistes, et une façon de dire que notre lutte est
légitime.
Quel syndicaliste de base a eu une promotion ? Ici c’est le pendant
inverse.
Jean-marie, médecin, « Dans
l’intermittence,
ce sont ceux qui luttent qui perdent leur droit au travail». La
gauche
si elle voulait qu’on croie en elle, devrait lutter pour le travail
pour
tous. Pour les retraites il y a eu des évènement
préalables,
par exemple le gouvernement Jospin Chirac, avec la signature pour
l’allongement
de la retraite à Barcelone, le projet Balladur…C’est le
gouvernement
de gauche plurielle qui nous a conduit au 21 Avril.
La solution est dans la diminution du temps de
travail
massive pour que tout le monde ait du travail, mais la gauche ne
l’assume
pas. Les précaires ne doivent pas être laissés sur
le
chemin, tous les prolétaires doivent être unis. La
dimension
du collectif doit primer sur l’affectif lié au spectacle.
Daniel, enseignant, «le combat des
intermittents
n’est pas catégoriel, la petite action de st Amant n’est pas
inutile,
elle participe à gagner la bataille».
A Vichy, les actions sont menées en lien avec le comité de commune et la préfecture. Une prise de parole a eu lieu à l’Opéra, et le spectacle de Danny Boun a été bloqué. La rumeur circule d’une liste noire pour les techniciens du Lundi soir à l’Opéra.
A Clermont, la compagnie Léon L’archer est
en
grève.
La cascadeuse Monique Broyer est en grève.
La Tortue magique, compagnie de théâtre, idem.
Au Puy, l’inauguration des musicales a
été
retardée d’une demi-heure par une prise de parole au sujet des
intermittents.
A St-Amant, Wakan théâtre a vu la
moitié
de son public se porter solidaire des grévistes et aller
à
un débat organisé par la compagnie Jolie-môme,
plutôt
que d’aller à son spectacle.
BILAN AVIGNON : (Seb de Sabayo)
Environ une trentaine d’intermittents de Clermont
sont
descendus sur Avignon.
Le « In » avait voté la
grève
la veille, il n’y avait pas d’accueil, mis à part les
inter-luttants
qui nous ont informés. Ils se sont tous retrouvés pour
faire
pression sur le « In ». Vers midi une manifestation
très
émouvante s’est déroulée, nous avions tous le
poing levé,c’était
une manifestation commune « In », « Off »,
Public
ou travailleurs…La manif était au départ silencieuse,
puis
le grondement de la « grève » est monté
jusqu’à
ce que tout le monde converge sans mot d’ordre vers la cour du palais
des
papes pour une assemblée avec tout Avignon, à peu
près
2000 personnes ; bien que l’organisation du festival fasse tout pour
diviser les travailleurs en grève.
Dans le « Off » la solidarité sur
les
piquets de grève et financière s’organise. Il y a des
débats
sur le mouvement social, et un collectif du Public s’est
constitué.
Sébastien tient à souligner que la
grève
du « In » ne s’est pas définie par rapport au mot
d’ordre
de la CGT, mais qu’elle reposait sur les techniciens, dont 3 sur 150,
seulement,
sont syndiqués. «Les responsables syndicaux sont
dépassés
par la coordination».
LA PRESSE :
Trois journalistes de FR3 étant
présents
à notre assemblée, nous leur demandons, combien
d’intermittents
travaillent pour la chaîne régionale ?
Le caméraman nous répond qu’il n’y a
pas
d’intermittents embauchés à l’année, ils sont
engagés
ponctuellement pour des remplacements, en ce qui concerne le centre de
journal,
par contre pour le centre de production le fonctionnement est
différent,
souvent les preneurs de son, les monteurs sont intermittents.
Nous préparons une intervention de la
coordination
pour le sujet qui doit passer ce soir sur les intermittents. La
journaliste
nous pose la question suivante, que pensez vous faire pour le festival
de
la Chaise Dieu ?
Nous sommes en peu embêtés de
répondre
à une question encore si éloignée dans le temps,
nous
décidons alors de dire plus largement qu’aucune forme d’action
n’est
exclue tant que le retrait du protocole d’accord n’est pas
effectué.
Après nous passons à l’élection
d’un
porte parole, un seul candidat se présente (Arnaud), il est
élu,
et le président d’assemblée lui donne l’entière
confiance
de la coordination pour parler en notre nom sans même
définir
par un vote les grandes lignes qui émanent de notre
réunion.
QUI A LE DROIT DE VOTE ?
Plusieurs questions se posent en ce qui concerne
le
droit de vote dans cette coordination d’Auvergne :
- Tout d’abord est ce que les gens présents
à
l’assemblée ne faisant pas partie de la profession ont le droit
de
voter ?
-Ensuite est-ce que les intermittents qui ne sont
pas
de la région ont le droit de voter ?
-Est-ce que les personnes qui étaient
présentent
à l’a.g et qui sont parties ont le droit de mandater une autre
personne
pour voter à leur place?
-Est-ce que les personnes non présentes
à
l’a.g ont le droit de voter par le biais du téléphone ?
Il sera voté oui à tout sauf à la dernière question, qui subira aussitôt une dérogation exceptionnelle pour le cas de Patrick Bouffar, un vielleux très réputé qui a annulé toute sa saison avec son équipe et qui demande de comptabiliser 10 voix en faveur reconduction de la grève.
LISTING DES ACTIONS PROPOSEES :
-Le soir même, intervention à la
coopérative,
lieu de concert.
-Le 12 juillet, tentative de débrayage au
festival
rock de Brou Vernet.
-Le 13 juillet 03, interruption ou annulation du bal
à
Clermont, avec prise de parole, débat, les organisateurs sont
pour
l’interruption.
-Le 14 juillet 03, Manifestation
interprofessionnelle
à Clermont à 11h pl. de la Victoire.
Après quatre jours de forum intenses sous
notre
chapiteau à St Amant, nous sommes allés retrouver la
réunion
des coordinations d’Auvergne, qui s’est déroulée à
Vichy
et rassemblait des intermittents de Clermont, de Moulins, du Puy, de la
haute
Loire …
Le débat a tourné autour de la
nécessité
ou pas de faire la grève, et donc sur les méthodes et les
moyens
d’action. Pour Jolie-môme et ses amis du théâtre
Buissonnier
la grève est la réponse essentielle aux attaques du
gouvernement
et du patronat, ceux qui continuent de travailler pendant que les
autres
font grève et se battent pour les droits de tous, doivent
être conscients qu’ils participent à notre défaite
et ne peuvent
se dire solidaires du mouvement.
De plus le mouvement des intermittents est
déterminant
pour la rentrée du mouvement social, nous devons tous en
être
conscients et nous positionner par rapport au choix de
société
qui nous est clairement proposé par le gouvernement et le
patronat.
Le protocole d’accord veut insidieusement nous faire sortir de la
solidarité
inter professionnelle, le MEDEF cherche par là à
détruire l’UNEDIC pour toutes les professions. Notre lutte est
donc plus large que
se qu’on veut bien nous le faire croire, et son impact peut être
historique
si nous sommes tous unis dans la grève et dans nos actions.
Un cheminot et un enseignant présents
à
la réunion se sont positionnés en faveur de la
systématisation
de la grève chez les intermittents, en se référant
à
leur expérience de la lutte et en mettant en perspective l’enjeu
national
que contient notre combat.
Jolie-môme a proposé à la
coordination
d’Auvergne en reconstruction, de se réunir sous son chapiteau,
à
St Amant vendredi 25 juillet à 14h, à priori la
proposition
va être suivie, même si l’on sentait bien quelques
réticences
par rapport à notre drapeau rouge.
Programme du 25 juillet :
10h Préparation de l’ordre du jour.
14h Assemblée générale des intermittents d’Auvergne.
20h Conférence de presse.
20h30 Forum des intermittents ouvert à tous.
Le théâtre Buissonnier, Sabayo,
Jolie-môme,
un des « arrosés » que nous avions rencontré
à
Bordeaux, et bien d’autres se sont réunis pour mettre au point
une
stratégie commune des petites compagnies.
Mais tout d’abord chacun se positionne par rapport
à
la grève de façon individuelle. Les points de vue, des
inquiétudes,
des questions apparaissent…
Nous sommes pour la grève à la quasi
unanimité,
sauf un intermittent.
Inquiétudes et points de vue :
Jusqu’où peut on faire la grève pour
défendre
un statut que l’on va perdre à force de faire la grève.
Si
on continue c’est qu’on a une optique plus grande que la protection de
notre
assurance chômage. Mais comment continuer dans un collectif
(comme
une compagnie), quand on sait que certains des copains vont être
éjectés
du système ?
Alex, enseignant, « Le risque quand la grève s’éternise c’est qu’elle pourrit».
Steph, enseignante, qui était encore hier dans la dynamique du Forum, a regardé le journal télévisé et a ressenti l’étouffement médiatique du mouvement.
Il y a des bilans sur Avignon dans la presse qui
disent
que l’impact économique n’aurait pas été aussi
important
que prévu, parce que les spectacles amateurs sous-louent et
jouent.
Il faut peut-être se poser la question, est-ce une grève
de
la profession ou de l’activité ? L’activité des amateurs
faiblit
l’impact économique escompté, et on entend plus parler la
maire
(Roig). L’amateurisme commence à remplacer le salariat et c’est
ce
que veulent le patronat le gouvernement.
L’urgence :
Ce 25 juillet, le haut conseil de l’emploi va
peut-être
signer le protocole qui nous concerne, la CGT appelle à la
grève,
histoire de redonner l’impulsion à ceux qui ne se sont toujours
pas
mobilisés concrètement dans cette lutte. Si le texte
n’est
pas signé, comme on l’espère par la CGT et FO, il leur
restera
90 jours pour l’entériner, sinon ils seront exclus des
commissions
paritaires
De toutes les professions.
Nous préparons l’accueil de la
coordination
d’Auvergne des gens du spectacle.
Il nous faut créer une dynamique dans cette
région
qui va compter de plus en plus avec le festival d’Aurillac, la Chaise
Dieu…
Les professionnels du spectacle ne peuvent
ignorer
aujourd’hui l’urgence de notre situation et la nécessité
de
la radicalisation du mouvement et de la grève.
Il nous faut dénoncer le système dans
lequel
rentrent ceux qui continuent à travailler pendant que d’autres
mettent
en péril leurs compagnies, et leurs droits.
Mais la culpabilisation n’est pas le mode le plus
pertinent
pour rallier les gens à la lutte.
Des commissions se sont créées :
Une commission stratégie du discours a été proposée.
La commission appel aux professionnels. Elles se chargent de faire des La commission inter professionnelle. tracts ciblés, prendre des contacts.
La commission médias : Dont la première mission est de contacter la presse pour le 25 juillet. Une conférence de presse aura lieu à 20h avant le Forum du soir, ouvert à tous.
La commission Internet / Info -presse : Une revue de presse quotidienne sera établie, les informations sur Internet récupérées, les contacts avec les différentes coordination entretenus, et une liste des compagnies en grève mis à jour (elle ne circulera pas sur Internet, histoire de protéger les grévistes).
La commission intendance : Qui va gérer les repas pour environ 100 personnes et peut-être plus, l’information sur l’hébergement, l’accueil.
La commission action : Qui nous a déjà préparé un coup pour ce mercredi, il s’agit d’un débrayage. Une proposition a été faite à cette commission, faire une grosse pression sur les médias.
Un collectif de spectateurs : S’est proposé, on a déjà vu çà à Orléans, Lille, avec des associations de Public solidaire qui accompagnent les grévistes ou agissent de leur propre chef.
Et le travail des commissions commence immédiatement…
Nous avions rendez-vous à 13h45 à
Ravel,
au café de la place de l’église, avec les intermittents
d’Auvergne
en lutte, pour intervenir sur le tournage des « choristes
»
avec Jugnot et produit par Perrin. Nous avons été
accueillis
par l’équipe technique, réalisateur, producteur, et le
rôle
principal, dans la cour du château de Ravel. Nous avons pu
exposer
notre point de vue, l’urgence de la situation pour le spectacle vivant,
le
documentaire... Le délégué du personnel parlant au
nom
de l’équipe technique, a dit être conscient des enjeux et
que le cinéma subirait aussi les effets néfastes de ce
protocole,
mais qu’il fallait bien avouer que notre statut avait besoin d’une
réforme…C’est
vrai, mais pas une réforme qui écrase les plus petits
pour
laisser frauder les plus gros ! Mr Jugnot n’avait pas l’air tout
à
fait d’accord avec les abus des grandes chaînes de production, et
semblait
ignorer la réalité économique des petites
compagnies,
groupes musicaux, réalisateurs indépendants… « Et
puis
avec la CGT vous n’êtes pas très populaires ». Mr
Jugnot est bien imprégné par la propagande du MEDEF et
loin de connaître
le mouvement social ; il s’est d’ailleurs montré moins sensible
aux
arguments des intermittents que le producteur du film.
Le réalisateur a dit : « de toute
façon
c’est des rouges.» C’est vrai, mais s’il n’y avait que les rouges
qui
faisaient grève en ce moment le festival d’Avignon et bien
d’autres
n’auraient pas été annulés.
Nous leur avons demandé de se mettre en
grève
le plus rapidement possible en leur rappelant la date primordiale du 25
juillet,
un vote à bulletin secret aura lieu dans la soirée du 24,
comme
cela c’était déjà produit en début de
tournage.
Après cette tentative de débrayage, nous avons redéployé notre chapiteau, à la fraîche, pour pouvoir accueillir la coordination des intermittents et faire le forum ce vendredi 25. Et puis nous avons rencontré la compagnie musicale « ça déménage à trois » qui va sûrement jouer demain à St Amant dans le cadre d’une tournée CCAS ; alors que le directeur de la CCAS est lui-même pour la grève des intermittents, le paradoxe est fort ! Dans le microcosme de St Amant, les contradictions et le manque de cohésion du mouvement des intermittents, apparaissent de façon encore plus criante, puisqu’ils vont jouer au pied de notre chapiteau et sa banderole en grève. Ces intermittents disent qu’il y a plusieurs moyens d’être solidaires du mouvement, mais aucune vraie proposition ne se dessine, si ce n’est continuer à jouer comme si de rien n’était, et puis bien sûr répondre aux questions des gens au sujet des intermittents.
Suite à notre discussion et repas avec la compagnie
«
ça déménage à trois », nous avons
appris
que la compagnie refusait de jouer dans de telles conditions de
pression.
Etrange que cette pression intolérable ne les paralyse
qu’après
un mois de grève ?
Il était pourtant hors de question que nous bloquions
le
spectacle, mais il semble que la dynamique de lutte créée
par
Jolie-môme à St Amant empêche physiquement les gens
de
jouer, sans même qu’il y ait une menace, c’est pourtant cette
«
menace » que la compagnie « çà
déménage
à trois » a prétexté auprès de la
CCAS
et des habitants du village vacances, pour fuir la rencontre avec le
public
et les organisateurs. Ni le fait de travailler pendant la grève
du spectacle, ni celui de faire la grève et de rencontrer le
Public et
les organisateurs pour en parler, n’a été assumé,
et
Jolie-môme risque des représailles... Le comble c’est
qu’ils
aient voulu quitter le village sans nous informer du
communiqué
qu’ils avaient écrit, et de la situation qu’ils
créaient
en ne respectant pas leurs engagements.
Désolé pour le retard du compte rendu, mais beaucoup d’entre nous étaient partis à droite à gauche, à Chalons, La Chaise-Dieu, Caen, Aurillac, Paris, et l’assemblée des travailleurs du spectacle en Auvergne n’a pu se rassembler qu’après la manifestation de la Chaise-Dieu ce dimanche 03 août.
L’ordre du jour était : - Compte rendu de
Caen
- Point des commissions Aurillac et Chaise-Dieu
- Création d’une commission Larzac
- Mandatement d’une délégation pour Lyon
- Préparation des actions (mardi 05 action nationale)
Caen :
Un des sentiments qui ressort de cette rencontre de la
coordination
nationale à Caen, c’est qu’il y a eu beaucoup d’énergie
perdue
sur les raisons d’être de cette coordination, il s’agissait en
fait
d’une assemblée générale de structuration de la
coordination
nationale. Mais deux textes primordiaux pour notre coordination ont
été
votés :
- La venue les 14 et 15 août 03 des commissions action
de
toutes les coordinations pour la préparation à la
grève
à Aurillac. (16 pours, 10 contre, 4 abstentions)
- Et l’appel au soutien des grévistes à
Aurillac
du 20 au 23 août. (Un seul vote contre)
La commission communication a beaucoup parlé des outils avant même de parler du fond qui fédère la coordination nationale.
La commission action reste sur le mot d’ordre de
grève.
La stratégie d’action est crescendo Marciac, Chaise-Dieu,
Aurillac
:
- Le 04 août action locale « action caviar
»
- Le 05 août action nationale
- Le 15 août rentrée parlementaire.
Les commissions étaient assez constructives mais les
résultats
n’ont pas été avalisés par la coordination
nationale,
un autre regret est exprimé, celui de n’avoir pu faire un
communiqué
de presse national à cause de la méfiance envers les
médias.
Le prochain rendez-vous de la coordination nationale aura lieu à
Paris
pendant la semaine qui précède Aurillac.
Point de la commission Aurillac :
Elle doit organiser l’accueil des coordinations pour les 14 et 15 août, l’hébergement, la cantine, le Q.G, les relations inter professionnelles…
Un premier voyage c’est fait à Aurillac, il y a eu une rencontre avec les élus qui a donné suite à une réunion publique pour le 12 août, une lettre de soutien aux intermittents demandant le retrait du protocole a été signée par une centaine de commerçants, une réunion avec l’U.D CGT a eu lieu et les relations inter professionnelles semblent bien parties pour certains secteurs.
Une délégation doit partir à Aurillac très vite pour tout préparer, et nous devons nous mettre d’accord avec le collectif « restons vivants », la coordination nationale, sur la stratégie à adopter pour que la situation de Chalons ne se reproduise pas. On décide de faire un appel au soutien financier des autres coordinations. Un appel sera fait au Larzac, aux travailleurs et spectateurs solidaires qui voudraient nous rejoindre à Aurillac.
Point de la commission Chaise –Dieu :
Un tractage auprès des commerçants a
été
effectué, ce qui a provoqué leur colère car ils
n’avaient
retenu qu’une partie du titre « Sauver le festival =
retrait
du protocole du 26 juin ». Jean-Michel Mathé, le tout
nouveau
directeur du festival s’est personnellement positionné contre le
protocole
mais n’a pu aller jusqu’à parler de retrait, coincé comme
on
l’a vu à la réunion publique du soir entre les
commerçants
et la municipalité, mais il promet de tout faire pour contacter
Mr Barrault qui est parti en vacances.
Création d’une commission Larzac :
Nous savons qu’un stand de 6 mètres de long sera tenu
par
la coordination de Montpellier, qui organisera un débat sur la
culture
ainsi qu’ATTAC.
Des groupes Bordelais veulent sensibiliser le Public
après
les représentations sous leur chapiteau. Nous savons qu’un gros
travail
de tractage d’affichage et d’intervention est nécessaire pour
préparer
Aurillac et Jolie-môme veut marquer la grève qu’elle
mène
depuis un mois et demi au sein de cette fête militante et ce
foisonnement
de concerts de soutien à la confédération paysanne
pendant
la grève du spectacle.
COMMISSION REFLEXION « Il est important de
continuer
d’avancer pour la conquête de droits nouveaux. » Les abus
concernent
l’inspection du travail.
Le ministre promet plus d’argent pour l’ensemble du secteur
culturel
alors que le budget est annoncé à la baisse. Le nouveau
système
d’assurance chômage et mode de calcul va permettre un
dégraissage
aussi bien à Eurodisney que dans les petites compagnies.
Obligeons
les à considérer les richesses créées par
l’emploi
intermittent. Comme préalable dans la perspective d’une
réforme,
il faut la création d’une organisation d’intermittents
syndiqués
et non syndiqués qui aura pour fonction de clarifier les
chiffres
; étudier d’autres sources de financement pour l’assurance
chômage.
En ce qui concerne les annexes 8 et 10, il est hors de
question
de se laisser diviser. Réclamons une annexe unique. Nous
exigeons
aussi un plancher à la hauteur du SMIC. La politique c’est aussi
de
la culture !
COMMISSION ACTION (Bilan de la veille) :
Lille 6h du matin, 5 camions de FR3 ont été
bloqués
et retardés d’une journée de travail.
M6 «à la
recherche
d’une star » intervention d’un intermittent.
I.T.V idem
Et aujourd’hui intervention au j.t de CANAL+ .
COMMISSION AUDIOVISUEL : Un texte est rédigé, pour un large public, il doit être diffusé dans les productions et les plateaux de tournage. Par ailleurs une bande son sera enregistrée et diffusée dans les salles de cinéma.
COMMISSION EUROPE : Lecture d’un texte adressé
aux
compagnies allant travailler cet été en Europe. En
substance
: L’Art et la culture sont en danger dans nôtre pays ! Le
gouvernement
nous ôte la possibilité de travailler correctement. Depuis
1959
nous bénéficions du statut d’intermittent, et aujourd’hui
le
gouvernement l’attaque sans consulter les concernés. Les accords
signés
par le MEDEF et les syndicats minoritaires vont exclure 1/3 de la
profession
de toute indemnité. Un laboratoire de réflexion est
nécessaire,
artistes et techniciens rejoignez nous pour construire un statut
Européen
!
COMMISSION INFO-DOC : Une lettre ouverte au Président de la République a été écrite. Des fiches par corporations sont établies sur notre manière de travailler. Un questionnaire anonyme va être fait, chacun devra répondre le plus précisément possible sur le temps de travail déclaré, le temps de travail réel, et les indemnités versées.
AVIGNON : Il y a une forte pression exercée par la
direction
du festival, par contre les commerçants sont en bon rapport avec
le
mouvement. Nous voulons éviter l’annulation du festival car nous
perdrions
la tribune qui nous met en relation avec le public. Des actions
très
fortes sont prévues, certains lieux font déjà
appel
à des vigiles, puisque Faivre d’Arcier refuse de faire
appel
aux forces de police. Le danger d’Avignon serait de faire une division
in
et off. Il faut faire des actions transversales, sinon le débat
sera
anti-institutionnel.
Pour les petites compagnies faire la grève à
Avignon
est un gouffre, il faut développer une solidarité. Par
exemple
: des théâtre peuvent s’engager à programmer les
compagnies
sinistrées, des villes peuvent les soutenir. Des moyens de
pression
sur les loueurs de salles peuvent être envisagés. Il faut
recenser
toutes les possibilités. La coordination nationale des
intermittents
et précaires se créera sûrement à Avignon.
Des bus partiront de Paris lundi soir pour arriver à Avignon
mardi matin
(300fr /pers).La direction du festival d’Avignon annonce qu’au niveau
technique
le festival peut commencer.
Il faut faire d’Avignon une vraie ville vivante, avec des
intermittents
en lutte, et pas seulement une pompe à fric.
La CGT appelle à des manifestations dans toute la
France
pour ce 8 juillet. Lors de sa dernière entrevue avec Aillagon,
le
syndicat a vu un ministre bien emmerdé, et les membres de son
cabinet
incapables de comprendre le mémorandum établi par la CGT.
Par
contre le président de la FESAC a complètement
changé
d’avis. Même la CFDT reconnaît le problème des 507h
sur
10 mois, et celle-ci a même proposé le fameux moratoire
sur
les accords (et non pas la CGT comme le laissait entendre France-info).
Ce soir sur France-inter J. Voirin, J.Pesquin, et J.M. Ribes
sont
invités à
Parler de l’intermittence dans «le
téléphone
sonne» .
ACTIONS ET RENDEZ-VOUS :
Pour le 04.07.03 :
18H30 Opéra Garnier action symbolique.
Pour le 05.07 :
7H45 La Villette, piquets grande halle.
10H 11H RDV commission action.
11H RDV TOUR EFFEIL pour soutenir le collectif
éducation
(pont de L’Alma).
12H RDV débat sur la radicalisation des actions.
14H A.G La Villette.
Après l’A.G action symbolique à
Beaubourg
(tous en noir ).
COMPTE RENDU DE L’AG DU 5 JUILLET 03 TENUE A LA VILLETTE –
PARIS
COORDINATION DES INTERMITTENTS ET PRECAIRES ASSOCIES DE
PARIS.
ORDRE DU JOUR
COMPTE RENDU DES COMMISSIONS :
COM
ACTION
INTER-REGION
INFO-DOC
REVENDICATIONS
PUBLIC
EUROPE
INTER-PROF
AUDIO-VISUEL
PRESSE
INTER-SYNDIC
- LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : J. CHIRAC.
- LA QUESTION DU STATUT DE LA COORDINATION EN ASSOCIATION
- ENVOIS D’Une DELAGATION A LYON POUR RENCONTRE AUTOUR DE
L’EVENTUELLE
CREATION D’UNE COORDINATION NATIONALE
Soumis aux votes
- AVIGNON – GREVES – ACTIONS ?
- POINT SUR LES ACTIONS DU JOUR ET A VENIR.
- APRES L’ORDRE DU JOUR OUVERTURE D’UN TEMPS DE PAROLES ET
D’UN
DEBAT SUR LA RADICALISATION DES ACTIONS FUTURES.
PRESENTATION ET INFOS DU JOUR.
PRESIDENT :SERGE
MEDIATEUR : JEANNE
TOURS DE PAROLES : SAMMUEL
SECRETAIRE : LAURE ET STEPHANIE
VOLANTE : SOPHIE
INFOS :
Aillagon a reçu ce matin les différentes
confédérations
syndicales individuellement.
Logistique Avignon :
Départ en bus : inscription à la permanence
téléphonique
de la salle Olympe de Gouge : 01 43 67 7676
Horaires : bus 1 : Départ porte d’Orléans
lundi
9 h Aller simple, gratuit.
Bus 2 : Départ lundi soir 22h Rue Merlin salle Olympe
de
gouge
Retour d’Avignon mardi soir Horaire à confirmer
arrivée
mercredi matin à Paris
Tarif : 50 euros.
RAPPORT INTER-REGIONS: (Fred, Musicien)
Hier : Réunion au Palais des Congrès de
Toulouse
avec le Maire et les Elus de la Région. Les intermittents ont
voulu
s’y inviter et les forces de l’ordre les ont chargés : Deux
blessés.
Une délégation a été
néanmoins
reçue : pétitions pour le non agrément de l’accord
du
26 juin. A l’attention du Gouvernement.
Le Conseil Régional apporte son soutien de façon matérielle à la coordination en place à Toulouse (ordinateurs, fax…) Un budget est à l’étude pour leur venir en aide.
Pour les Francofolies de la Rochelle et les vieilles
charrues
de Rennes :
Recherche de monde pour la mobilisation et les actions.
A La Seine sur mer : le Maire s’est engagé à n’embaucher que les compagnie de grévistes.
COM. ACTIONS :
La villette continue : tout les matin rdv à la grande Halle à 7h45 .
12h45 hier, le plateau de I TV a été investi par les intermittents, lecture en direct du texte voté en AG.
Blocage du tournage de la série « PJ »
France5 : l’animatrice déclare être solidaire du mouvement des intermittents et demande le non agrément du protocole d’accord.
Au Zénith : Concert de Gilberto : une délégation à pu lire devant 7 000 personnes le texte voté en AG.
Action Blocage public à l’opéra Garnier à 18h30-20h : l’opéra fera grève le 8 juillet, la lecture du texte à été faite avant la représentation de « Gisèle » le soir même.
La Comédie française a déclaré hie soir qu’elle suivrait peut être la grève du 8.
COM. INFO-DOC : (Jean-Francis : comédien)
Ce soir 18 h réunion information sur le protocole
d’accord
et demain une étude statistique sur les conséquences de
l’application
de ce protocole sur les différentes corporations pourra
être
mis à disposition.
COM. REVENDICATION : (Jérôme : acteur)
Ce matin à 11h s’est tenue la première réunion de cette commission qui se poursuivra après l’AG à la Salle O de G
La première revendication est : le retrait du protocole d’accord.
Ensuite : Création d’une table ronde avec l’ensemble
des
acteurs du secteur culturel à laquelle participerai : l’UNEDIC
et
l’Etat.
Autour des thèmes : Clarification des chiffres
annoncés
et jamais explicité en détail/ Etudes d’autres sources de
financement
des Assurances Chômage/Débat sur les politiques
culturelles
et les droits sociaux/prise en compte de la discontinuité du
travail
dans le calcul de notre assurance chômage.
La Commission essaie de voir les choses point par point et
de
ne pas tout mélanger.
Reconsidérer la Réforme pour des droits
nouveaux
en prenant en compte cette spécificité (de la
discontinuité)
et la mettre en rapport avec les productions de richesse que
génèrent
les événements culturels auxquels nous participons.
COM. PUBLIC : (David)
Un Argumentaire est à disposition pour ceux qui distribuent les tracts et tous ceux qui ont un rapport avec le public et les médias. Cet argumentaire répond à tout un tas de questions Types. Il permet de repréciser aussi qui sont les véritables fauteurs de troubles : à savoir le Médef et le Gouvernement qui nous mettent dans la situation de devoir faire grève pour se faire entendre.
Appel à une réflexion autour de la
représentation
et du message de notre mouvement au près du public. Attention au
forme
et moyen « agressif » à leur égard : siffler,
huer.
Il faut continuer à sensibiliser et informer le public et ne pas
se
couper de lui.
COM. EUROPE : (Yuta et Laurence)
Inventaire du terrain Européen sur le statut des
artistes.
Demain 9H rdv salle Olympe de Gouges pour la
préparation
d’un texte destiné aux compagnies Françaises travaillant
à
l’étranger cet été.
L’exception culturelle Française, ne doit pas rester
une
exception si elle veut durer .
SITE INTERNET : lienseurope@no-log.org
Demande d’un traducteur pour textes en portugais.
COM. INTER-PRO : (Sylvie, comédienne)
Sont représentés à ce jour : les
Archéologues,
photographes, étudiants en architecture, et beaucoup
d’enseignants.
Pour l’instant la commission essaie de définir ses
liens
avec les autres commissions.
Un tract sera écrit ce soir pour prendre des contacts
avec
les autres professions
Les enseignants veulent comprendre les mesures qui nous
touchent
pour pouvoir informer autour d’eux dès cet été.
Une commission de vigilance des enseignants est en place
pour
l’été.
Demain présentation du tract et soumission au vote.
COM. AUDIO-VISUEL : (Fahrida réalisatrice – sfa, cgt)
Bilan des actions menées depuis la semaine
dernière
:
- lettre d’un collectif du Syndicat Français des
réalisateurs
– cgt :
« Pétition aux diffuseurs et producteurs
»
les retours sont rares.
- Action sensibilisation du public lors des séances
du
festival du cinéma des cinéastes.
- Action-blocage des camions du groupe TSF dont le
président
dirige aussi la FICAM (qui réunis 150 entreprises
cinématographiques)
affiliée au Médef.
- Blocage des camions CARGRIP et SVL Idem groupe TSF ;
- Blocage des prestataires de services lors de départ
en
tournage, sensibilisation au débrayage : Sillicone (8
sociétés
de prods).
Une idée émanant de Bordeaux : Faire voter un
texte
qui serait enregistré pour un comédien(ne) populaire et
diffusé
dans le maximum de salles de théâtre et de cinéma
possible
; ce texte énumèrerait la liste de toutes les
professions
concernées par l’intermittence et prenant part à la
création
artistique, ce texte conclurait par : «et tant d’autres…»
Dans
la nuit du 26 juin les Syndicats minoritaires ont signés un
accord
avec le Médef. Cet accord s’il est agrée par le
gouvernement
met en péril une grande partie de la profession ce qui signifie
que des milliers d’œuvres ne verrons plus le jour…
…«La culture a un prix mais son absence coûtera
encore
plus cher. »
Contact Marine pour les salles prête à diffuser cette bande son.
COM. INTER-SYND : (Samuel)
Depuis hier, nous sommes en lien avec la CFDT et toutes les
fédérations
de salariés en désaccord avec leur
confédération
Nat. ; la CFDT de Lille va communiquer une liste des régions qui
partage
son désaccord. Lundi soir nous aurons la liste de ces
fédérations.
Mohamed et Michel : CGT :
- Aillagon a pris contact avec toutes les
confédérations
syndicales pour une réunion plénière. Il a
finalement
reçus les délégation une à une, la CGT en
première position. Compte rendu : la situation est
surréaliste, le mémorandum
établi par la CGT n’a même pas été contredit
par
le gouvernement qui parle d’aménagement sur les formation Afdas.
Nos
catégories professionelles sont les seules à être
exclues
de la solidarité inter-professionelles ; pas d’allocations de
fin
de droit, sur ce point une arrangement est peut-être possible.
- Le point le plus dur est l’article deux sur lequel ils ne
veulent
pas reculer : 507H sur 10 MOIS pour 8 mois d’indemnisations.
- Il revient aux partenaires sociaux de faire revenir le
Médef
et le gouvernement sur ce point.
- Aillagon est inquiet pour le 8 et reste très
embarrassé.
- Son directeur de Cabinet : Mr SERUTI (proche de Madelin)
reste
très offensif et martèle que le processus
d’agrément
est engagé et qu’il ira à son terme et qu’il faut sortir
de
la crise.
Michel CGT :
La culture est un élément constitutif de la
cohésion
sociale : le président de la république doit prendre
position.
Le ministre de la culture ne détient plus de pouvoir
sur
les négociations ; la discussion se fait via Matignon. Et le
Médef
exige l’agrément à cause de la Réforme de la
sécu.
L’épreuve de force avec les intermittents va garantir au
Médef
son pouvoir d’intervention.
Inquiétudes sur le désordre public, crainte
que
ce mouvement « de minorité » ne devienne un
Mouvement
de société beaucoup plus large.
Dans les 48h : soit le gouvernement reprend les négociations, soit il sera tenu pour responsable de la suspension des festivals et du manque à gagner.
SUD BASTILLE :
Il y a 3 ans 14 milliard d’Euros d’excédent à
l’UNEDIC
Les grands patrons ont vidé
les
caisses par l’exonération de charge.
Ce qui est en jeu c’est le RMI ET RMA (prévu pour la
rentée
).
Quand on sera tous au RMA se sera la privatisation du
secteur
culturel.
Sachant que, de plus, l’exception culturelle
Française
à l’OMC à été signée en 95
et
sera renégociée en 2005.
SYNAVI : (syndicat du spectacle vivant)
SITE INTERNET : futursyndicat.free.fr
Synavi.free.fr
INTERVENTIONS :
Barbara nous rappelle qu’un article de la constitution Française donne le droit et même le devoir au peuple de se soulever quand le gouvernement viole la constitution.
Réalisateurs (SRF) réunion hier avec le
ministre
de la culture.
Il reconnaît que cette réforme exclue ceux pour
lesquels
ce régime avait été institués.
L’unanimité
des réalisateurs soutien le mouvement même s’ils arrivent
tardivement.
Dominique (de cirque nouveau) : en ce qui concerne l’action
de
l’Hôtel de ville : Y-a-t’il eu négociations entre la CGT
et
les forces de police ?
Réponse de la CGT : Il n’y a eut aucun arrangement
qui
dénaturerait l’unité du mouvement.
Michel (Jolie-môme) : Actuellement, entre la violence
policière
et les listes noires du patronat nous pouvons renouveler la tradition
des
piquets de grève.
Les petites troupes doivent prendre leurs
responsabilités
et se mettre en grève.
Anonyme : « tout le monde à intérêt à ce que la culture existe, il faut créer une caisse de contribution sociale à la culture.
Dominique (SFA) : Attention à l’inimitié entre
la
CGT et la coordination.
Idée d’action : aller sur les marchés,
créer
du rapport avec eux , passerelle OGM, Culture
télévisuelle,
précarité sociale.
LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE :
Lecture de ce texte par Lionel (conf. : Texte affiché
salle
O de Gouges, panneau commission presse, texte voté avant
d’être
débattu, majorité pour, à l’a.g.. Une voix contre
exprimée
: (pierre-jean, non-syndiqué) «J’ai du mal à
demander
à Mr Chirac qui devrait être en prison, de me
représenter
actuellement.»
COORDINATION NATIONALE à LYON :
Demain réunion des coordinations régionales
à
Lyon, pour la création d’une coordination nationale. Il a
été
décidé par la majorité qu’une
délégation
participe à cette réunion. Il a été
également
décidé que les trois personnes nous représentant
serait
désignées par la commission inter-com. Les questions et
les
remarques :
- Combien de coordinations en province et combien sommes
nous
ici ?
- Barbara pointe que le lieu symbolique où la
coordination
devrait naître c’est Avignon. On lui répond qu’il faut
anticiper
le mouvement, et arriver là-bas avec une coordination
déjà
construite.
Le choix de ces trois personnes aura lieu a18H à O de
Gouges.
PROPOSITION du statut (association loi 1901)
Pour structurer le mouvement, créer un cadre
légal
de fonctionnement, et une représentativité
institutionnelle
plus claire.
BILAN ACTIONS :
Pour tous problèmes d’interpellation en cours
d’action
deux numéros d’avocat :
Romain SABON : 06 86 17 23 76
Irène TERREL : 01 45 87 29 54
Vous pouvez également consulter un petit ouvrage «Garde à vue : Mode d’emploi» collection : L’esprit frappeur.
7H45 LA VILLETTE piquets de grève à la grande
Halles.
10H ACTION RDV à GOUGES . Sauf demain RDV à 8
h
avec des voitures.
17H30 REU INTER-PRO
18H Election de la délégation pour Lyon.
19H Majestic Bastille Soutien au réalisateur JP TORME
qui
a retiré son film du festival de Paris et subit des pressions
financières.
20 H Action Beaubourg.
20H30 RDV pour créer Assoc 1901.
DIMANCHE :
8H RDV Salle OdeG avec des voitures
11H 00 OdeG Pour Blocage.
LUNDI :
5H OdG Action Audio visuel 80 personnes
8H Mo Ternes Idem 100 personnes
MARDI :
Manifestation : Départ 17 H République pour
Matignon.
THEMATIQUE DE LA SOIREE : LA MARCHANDISATION
La place de la lutte à St amant-Roche-Savine :
Dans le cadre des rendez-vous des jeudi de l’inattendu à
St
Amant, où Jolie-môme a ouvert le festival de ses 20 ans,
il
y avait vraiment de l’inattendu, le festival était devenu un
forum
et les acteurs étaient partout, sur la scène autant que
sur
les gradins, pour parler de leur lutte. Le débat a eu du mal
à
suivre son fil directeur, tout se mélangeait, les 20 ans de
Jolie-môme,
la grève, la situation locale avec les travailleurs en contrat
CEC
(de réinsertion) pour qui c’était le fruit d’un an de
préparation
qui ne verrait pas le jour comme ils l’avaient imaginé. Le
village
avait déjà était touché lors de la
journée de grève nationale le 26 juin, mais depuis les
spectacles continuaient
à se produire. Jolie-môme arrivant au galop avec dans les
pattes
; le mois de mai à Bordeaux avec tout le mouvement social, et la
suite
à Paris en finissant par le mouvement des intermittents ; n’a
pas
su se freiner dans son action « démesurée
»par
rapport à ce petit village. La commune est consciente des
problèmes qu’amènerait la réforme, mais on trouve
que l’action de jolie-môme
est trop véhémente et risque de passer pour
méprisante.
Jolie-môme fait son autocritique, et reconnaît qu’elle a
mal
pris en compte la réalité locale.
LE REGIME DES INTERMITTENTS ET LA REFORME
Le statut des intermittents est né en 1936, il s’agissait
d’un
salaire de complément pour les techniciens de cinéma,
lors
de leurs périodes chômées.
En 1969, le statut s’est étendu au spectacle vivant.
Ce statut a subi plusieurs réformes dans ces modes de
calcul…
En 1992, avec J.Lang comme ministre de la culture les intermittents
ont
perdu 30% de leurs droits, mais l’obtention du statut restait sur 12
mois
pour un temps d’indemnisation équivalent et un jour
chômé
correspondait à un jour non indemnisé.
Avec le nouveau protocole d’accords…
Les intermittents devront déclarer 507 heures sur 10 mois
pour
une indemnisation équivalent à 8 mois.
C'est-à-dire
243 jours auxquels les jours déclarés ne sont pas
soustraits.
Ce système induit un décalage qui ne permet plus de
connaître
sa période de réexamen de droit, pendant laquelle les
cachets
ne seront plus comptabilisés pour l’obtention du statut.
Le mode de calcul des jours de carence est
considérablement
modifié, un jour non déclaré pourra ôter
jusqu’à
15 jours non indemnisés.
Et bien sûr les plus gros cachets seront encore mieux
indemnisés,
tandis que les plus petits seront punis, par ce mode de calcul,
dès
qu’ils feront un bond dans leur salaire, et seront soumis à la
loterie
organisée par le patronat.
Il s’agit d’un véritable recul social qui se cache
derrière
la chasse aux abus, alors que le protocole d’accords renforce la fraude
des
grandes chaînes de production télévisées.
SOILDARITE AVEC LE MOUVEMENT DES INTERMITTENTS
Les travailleurs de tous les secteurs sont présents sous le
chapiteau,
et expriment leur solidarité ou pas aux grévistes
intermittents.
Cette lutte c’est la continuité du mouvement social des mois de
mai,
juin, il faudrait tenir tout l’été pour garder la
dynamique
pour la reprise du mouvement à la rentrée.
LA MARCHANDISATION :
- Le MEDEF : Son intérêt est de prélever des
capitaux
sur le spectacle « artisanal »pour favoriser les spectacles
commerciaux
et donc la marchandisation de la culture.
- « Le monde n’est pas une marchandise » : Dans notre société capitaliste il l’est forcément. Attention de ne pas se dédouaner derrière se slogan et de ne pas lutter contre la racine du problème, le capitalisme.
-Trouver une place dans la société ou bien transformer la société ? Là est la question.
L’INTERPROFESSIONNALITE
La fonction de la lutte des intermittents aujourd’hui est de faire
le
lien entre les différentes luttes avec les autres professions.
Les
travailleurs des secteurs de l’éducation nationale, de la
santé,
de l’agriculture, de l’EDF, ainsi que le mouvement des
chômeurs,
sont présents.
Evolution des mentalités : Dans tous les secteurs le
mouvement
s’éloigne de la logique corporatiste, et travaille en faveur de
l’inter
professionnalisme.
La brutalité des plans sociaux est la même pour tous.
Il faut développer des inter luttes au niveau local,
national,
européen, et international.
LES SYNDICATS
Pour et contre : Il y a de grandes dissensions entre les
confédérations
nationales et la base syndicale des salariés.
Certains syndicats travaillent sur l’interprofessionnelle…
…Mais jusqu’où sont-ils capables d’aller aujourd’hui?
Au Havre le mouvement des enseignants a été
arrêté
dans son élan de grève par un syndicat qui a donné
le
mot d’ordre de reprise du travail.
Certains syndicats alliés du MEDEF laissent se
précariser
la société, seule la lutte des prolétaires unis
peut
y mettre un terme.
LA GREVE
La grève qu’est-ce que c’est ?
Pourquoi la grève générale n’a pas
été
appelée tout de suite par le syndicat majoritaire CGT ?
La grève générale ne se décrète
pas
d’en haut, « la France d’en bas » la
décrètera
elle-même. Historiquement la grève générale
n’a
jamais été appelée par aucun syndicat ; mais
aujourd’hui
avec la précarisation accrue, la criminalisation des mouvements,
les
salariés auraient eu besoin d’un mot d’ordre combatif pour
renforcer
la mobilisation des travailleurs.
Méthodes utilisées :
La grève reste le moyen le plus radical et efficace par sa
pression
économique et médiatique
La méthode de tradition ouvrière des piquets de
grève
reste un moyen d’actualité puisque les pressions sur les
travailleurs,
par le patronat se renforcent de plus en plus, quitte à rentrer
dans
l’illégalité pour briser la grève.
Jolie-môme parle de son expérience de la lutte avec les
autres
travailleurs et dans le milieu intermittent, il faut se mettre en
grève
pour être disponible à réfléchir au
mouvement
et aux actions à mener. De plus les images diffusées par
les
médias se multiplient dès lors qu’on est en grève.
LES MOUVEMENTS SOCIAUX
Historique :
-mai 68 pas la même situation sociale, plein emploi, la
grève
était plus facile.
-81-85 Les socialistes sont au pouvoir pourtant les
licenciements
se multiplient, les syndicats perdent de la vitesse…
-Aujourd’hui avec la précarisation, la réduction
du
temps de travail et des revenus il est plus dur de lutter contre le
recul
social.
Comment réagir en tant qu’artiste, créateur au sein
du
mouvement social ?
Comment réinventer la lutte en utilisant notre savoir faire ?
Les actions menées jusqu’à présent par le
mouvement
des intermittents sont efficaces (en passant de la grève aux
actions
symboliques, médiatiques), même si le gouvernement ne
lâche
pas (il aurait trop à perdre). Ne lâchons pas nous non
plus,
multiplions les interventions, continuons à
généraliser
la grève, à sensibiliser le public, prenons d’assaut les
médias
et le gouvernement par là même.
Sujet : L’organisation et les modes de lutte
Deux thèmes dans ce sujet :
1/ Syndicat et coordination ; Le corporatisme
2/ Les modes d’action : action légale/action illégale
1-a
Syndicat et coordination
Introduction autour d’une question souvent rencontrée :
«
Les syndicats existent. Pourquoi s’encombrer avec des comités de
grève
et des coordinations ? » Trois raisons sont
évoquées.
- La coordination apparaît pour que la grève soit
gérée
par les grévistes. C’est le gouvernement de la grève. La
coordination
peut se faire à l’instigation du syndicat pour élargir le
nombre
de militants de la grève. Les militants du syndicat l’animent.
L’enjeu
de l’après grève et de la fin de la coord c’est le
renforcement
du syndicat.
- La coordination apparaît suite aux carences du syndicat en
terme
d’initiative. La coordination se fait à coté mais avec un
syndicat
un peu dépassé par les événements. Ses
militants
en font parfois partie mais ne dirigent pas la coordination. L’enjeu de
la
fin de la coord, c’est la transformation du syndicat.
- La coordination apparaît en conflit avec les positionnements
du
syndicat sur le fond revendicatif et/ou sur le rapport à la
lutte.
Il y a bataille d’idée et d’initiative. Dans ce cas, il n’y a en
général
pas de militants du syndicat dans la coord ; pas de dirigeants du
syndicat
en tout cas.
Le débat :
Des exemples de coordinations, au fonctionnement très
variés
sont donnés. La coordination des enseignants s’est montée
par
défiance vis-à-vis des bureaucraties syndicales qui ne
voulaient
pas bouger. Sur la région parisienne, cela a permis de
responsabiliser
un grand nombre de grévistes (exemple des sites internet
montés
sans aucun relais institutionnel). Cela a aussi obligé les
syndicats
à se positionner pour la grève. Néanmoins, les
coordinations départementales étaient très
variées. Parfois
il s’agissait d’intersyndicales un peu élargies (exemple du Puy
de
Dome ; mais dans l’exemple donné, les liens interpro
étaient
verrouillés par les syndicats). La coordination nationale n’a
pas
intégré ces diversités et pas su construire une
véritable
représentativité nationale.
La coordination des intermittents d’Ile de France s’est
montée
autour d’un noyau militant, le PAP (Précaires associés de
Paris)
à la suite de la mobilisation organisée par une CGT
Spectacle
un peu bureaucratisée mais active et principalement correcte.
Elle
l’a dépassé mais n’est pas en conflit avec la CGT et FO.
Elle
a permis aussi d’organiser des tas de compétences et de
volontés
militantes. Cette coordination est différente de celle de 92
lors
de l’attaque du statut par la gauche (Jacques Lang). A l’époque
elle
a été dominée, sur la fin, par les salariés
les
moins précaires du spectacle qui ont voté contre la
grève.
Lors de la dernière lutte (victorieuse), en 1997, la CGT en
avait
tenu compte et, pour empêcher l’apparition d’une coordination,
avait
occupé un lieu ouvert à tous où se
déroulaient
les AG.
Chez les cheminots. Fin 86, une coordination catégorielle
(malgré
son corporatisme) parvient à développer la grève
contre
les bureaucraties syndicales. Par contre, le manque de structures
indépendantes
a pesé lourd au lendemain du 13 mai, face au travail de sape de
la
CGT et aux piquets anti-grève.
Une coordination des intermittents existe, à Bordeaux, sans
conflit
avec le syndicat (CGT). Pour un camarade, cette coordination n’est pas
démocratique.
Un autre type de regroupement est donné : celui de syndicats
de
boites en plan de licenciements. En début d’années, des
syndicats
de diverse confédérations et des unions locales de base
se
sont regroupés pour rompre l’isolement dans lequel se trouvaient
les
luttes pour l’emploi (ACT, Daewoo, Lu, Alstom, Aventis,
Emplois-jeunes).
Ce regroupement a pris de haute lutte la tête d’une manif le 21
mars.
Ce n’était pas une coordination à proprement parler mais
un
regroupement de syndicats tentant d’opérer une convergence des
luttes
pour l’emploi que les confédérations n’organisent jamais.
Le débat a abordé aussi la question des syndicats
à
partir du problème de l’extension de la grève
au-delà
des enseignants. Le 13 mai a ouvert une possibilité. Les
pourcentages
de grévistes sont très forts. 61% à la SNCF. Les
14
et 15, les syndicats y ont fait reprendre le travail soi-disant pour
attendre
le 3 juin. Puis au lendemain du 3 juin, alors que les transports
étaient
en grève reconductible, il ont fixé un appel le 10 juin
pour faire reprendre le travail entre-temps. Les syndicats avaient
donné
l’assurance à Galois que les trains rouleraient à la
pentecôte.
Cela a amorcé un débat que la question de la grève
générale.
Selon certains, la situation était mure au lendemain du 13 mai
pour
un appel. Pour d’autres, ce n’était pas possible par suite de la
faible mobilisation dans la majorité de la fonction publique et
dans tout
le privé. Un camarade fait remarquer que de toutes façon
les
syndicats n’ont jamais appelé à aucune des grève
générale
de l’histoire du pays. Ce qui est certain c’est que la CGT en a
détruit
la possibilité en faisant reprendre le travail dans les
transports.
La CGT Spectacle a organisé la lutte depuis le début
de
l’année. Elle n’a pas menti et su voir venir les choses. Elle
était
pour la grève générale des intermittents. Elle
s’est
malgré tout faite débordée faute d’initiatives
après
le 26 juin. Par contre la confédération CGT a
tergiversé
et ne voulait pas d’un mouvement d’ensemble. Pourquoi une attitude
aussi différente
entre la conf et la fédé Spectacle ? La raison en est
sans
doute que l’enjeu économique n’était pas le même.
La
CGT a reculé devant la perspective de l’affrontement. Une
clé
d’analyse a été donné dans un autre débat :
les
syndicats se battent pour élargir leur
représentativité,
le paritarisme etc.. de façon coupée de nos
intérêts.
Question du rédacteur : est-ce que ça s’applique à
tous
les syndicats, et, au sein des confédérations, à
toutes
les structures ?
Cela renvoie à la nature du syndicat et de ce qu’on peut y
faire.
Pour certains, le syndicat est construit par les syndiqués et il
faut
s’approprier la structure. Pour d’autres, combattre dedans c’est
«
mission impossible » car les syndicats ne sont aux mains des
permanents.
La prise de responsabilité syndicale aussi nous transforme par
suite
de l’institutionnalisation des délégués.
Des camarades répondent que les syndicats ont de l’argent, de
la
puissance, des locaux, des journaux et une reconnaissance dans les
négociations.
On ne peut pas s’en passer. Ils se concentrent sur les travailleurs
garantis
et sur leurs syndiqués et les précaires ne sont pas pris
en
compte. Il faut s’appuyer dessus quand on peut mais surtout se donner
les
moyens nécessaires dans la lutte pour nous autonomiser. On en
revient
à la question des coordinations. La coordination est une
structure
de lutte éphémère. Le syndicat, c’est ce qui
perdure après la lutte.
La question du débouché politique a
été
brièvement abordée, non pas à partir de la
question
des partis, mais à partir de la situation politique
créée
par un mouvement gréviste généralisé. Une
coordination
des coordinations pourrait porter elle-même son propre
débouché politique dans une telle situation. Le
gouvernement des luttes pourrait alors
devenir le gouvernement tout court.
1-b
Le corporatisme
Introduction : Pourquoi le corporatisme ? : Trois pistes
- Peur de voir sa lutte noyée dans un ensemble plus
grand
et d’être rendu invisible.
- Conscience d’un avantage relatif et volonté de le
garder
en défendant une spécificité.
- Rôle actif de structures syndicales étroitement
définies
par la corporation ou le secteur et engagées dans a
collaboration
de classe pour le maintien de la paix sociale.
Comment définir une lutte non corpo ?
- Aller soutenir d’autres luttes
- Définir les revendications de façon à
ce
que s’y retrouvent des catégories de travailleurs plus
défavorisées.
Les deux sous thèmes sont imbriqués. Le conflit,
habituel,
entre syndicats et coordination se fait aussi, souvent, sur la
démarche
et les objectifs. Attention, na pas être manichéen. Le
plus
corpo des deux n’est pas toujours le syndicat
Le débat a peu traité de cette question montrant
que
la question du corporatisme n’était peut-être pas si
liée
que cela à la question des coordination et, plus
généralement,
de l’organisation. Juste deux remarques : la défense de la
corporation
a construit le mouvement ouvrier et le mouvement syndical, mais s’est
ensuite
retourné contre lui en le rendant à la fois victime et
complice.
Pour un autre camarade, le corporatisme, dans son ampleur actuelle, est
une réalité plus récente. C’est le produit d’une
situation
de recul où nous sommes mis sur la défensive par la
bourgeoisie
et donc amené à défendre des acquis plus ou moins
particuliers.
2/ Les modes de lutte. Actions légales/actions illégales
Introduction : Traditionnellement, les formes d’action sont la grève et la manifestation. Ce n’est souvent pas suffisant. Exemple, l’histoire de la grève chez ARCADE, une boite de nettoyage oeuvrant dans le hôtels du groupe ACCOR. Cette lutte a été déclenchée contre des conditions de travail particulièrement dégradées par suite de la diminution incessante du temps alloué pour nettoyer les chambres. Au début, la grève était classique. Puis, les grévistes et le soutien (SUD, CNT) se sont mis à faire des actions d’occupation diverses ciblant le groupe ACCOR, et, sur la durée, cela a marché (7 mois de grève quand même). Il y a aussi toutes les catégories de travailleurs qui ne peuvent utiliser la grève, comme les Sans-Papiers ou les hopitaux. Pour gagner, il faut construire une démarche de lutte différente.
Un débat a lieu sur ce qui est légal et ce qui est
légitime.
La violence des exploités n’est que le renvoi de la violence qui
nous
est faite. Elle est légitime même si elle n’est pas
légale.
Il y a accord là-dessus et accord pour dépasser les
formes
de lutte traditionnelles et cela d’autant plus que l’ennemi s’attache
à
réduire l’impact des grèves. Les grèves les plus
efficaces
(grève perlées, grèves tournantes) sont
illégales
et la précarité omniprésente en a
énormément
réduit l’usage.
Ceci dit, la grève n’est pas une chose facile. L’action peut
être
une façon d’éviter de faire grève parce qu’on n’y
arrive
pas ou, parfois, qu’on ne veut pas se confronter à ces
difficultés.
Des exemples d’actions sont donnés : blocage d’école par
les
parents d’élève, piquets de grève pour
empêcher
de travailler des travailleurs qui voudraient bien se mettre en
grève
mais ne le font pas ouvertement. C’est typique aussi dans la situation
des
intermittents en compagnie, pénalisés trois fois en cas
de
grève, par la perte des salaire, la perte des droits aux
ASSEDIC,
et les dédits à payer… Ces actions reflètent une
faiblesse
et nos difficultés à généraliser la
grève.
La grève reste donc une arme essentielle. La bataille de la
bourgeoisie
continue d’ailleurs pour restreindre ce droit de grève, obtenu
en
1864, et le rendre inefficace. Bataille idéologique sur les
otages
(usagers des transports, spectateurs, élèves…) et
bataille
d’interdiction de fait par le dit « service minimum » comme
dans
les hôpitaux où aussitôt déclaré en
grève,
le travailleur est réquisitionné. La camarade qui
décrit
cette dernière situation se sent sans solution.
En fait, il faut mesurer ce qu’on fait et se garder d’une vision romantique de l’action illégale. On est dans une phase où la répression augmente et où les moyens de cette répression n’ont jamais été aussi importants. Il faut évaluer le nombre qu’on peut rassembler, l’efficacité et l’enjeu. On peut choisir des formes d’actions moins radicales pour être plus nombreux. A l’inverse, quand on a atteint un maximum de mobilisation, on peut opter pour des formes plus dures, qui marquent ; quitte à être un peu moins nombreux (exemple des blocages de la circulation, comme les piqueteros argentin). Il faut aussi ne pas tout dire et réinventer des formes de résistance clandestines.
Enfin la fonction sociale des grévistes ouvre des possibilités particulières. Exemple des enseignants vis-à-vis des parents d’élève et de la jeunesse. Mais il faut évaluer l’impact sur la popularité du mouvement. Les enseignants ont reculé devant l’éventualité de bloquer le BAC. Etait-ce faux ? Le débat sur la légitimité a encore lieu. Une intervenante a posé une question dans le débat : « Qui fabrique la légitimité d’une action ? » Tentative de réponse du rédacteur de compte-rendu : ce sont les travailleurs qui ne sont pas en lutte mais qu’on estime dans notre camp. Ce qu’on fait, ce qu’on dit, doit leur apparaître comme justifié.
LA REPRESSION ET SON TRAITEMENT MEDIATIQUE
AG : Assemblée Générale
Cie : compagnie
I- LE POINT DES LUTTES
1-1 : Actualité de la lutte des intermittents
Seb de Sabayo : Point sur le concert de Johnny Halliday
Forte présence policière aux abords du site,
présence
de militaires, de 2000 CRS, avec surveillance par
hélicoptère
et de policiers dans les fourrés. Les moyens d’action sont
pratiquement
nuls, et une faible mobilisation des intermittents (50 personnes).
Cependant,
le barrage filtrant du jeudi 18 a permis de discuter avec la population
locale
et une solidarité, les personnes exprimant un désaccord
par rapport à la construction d’une parcelle d’asphalte
spécialement
pour le concert, d’un redécoupement du canton lors des
dernières
élections pour qu’il soit sur une circonscription favorable
à
cette implantation.
Le filtrage avait été négocié avec
la
Préfecture, mais les policiers ont empêché le
dialogue
avec la population et interdiction du barrage filtrant le lendemain.
Pourtant
certains occupent toujours à Gare de Corrèze et tentent
d’exprimer
leur résistance.
Pour les techniciens qui travaillent sur le concert, la marche
de
manœuvre est pratiquement nulle aussi. L’équipe possède
le
clip vidéo diffusé sur Bordeaux et essayera d’avoir un
temps
de parole. Pour les autres de l’extérieur, le temps de parole
leur
a été refusé.
Gilles : retour de Châlon sur Saône
A du mal à s’exprimer car il est encore sous la
tension.
Mardi :lors de leur arrivée sur Chalon, les 30 cies du IN
avaient
organisées une AG de vote de grève sans prendre en compte
les
cies du OFF.
Des discussions houleuses et extrêmement conflictuelles
ont
éclaté entre les In et Off. Les syndicats et les
coordinations
sont insultés voire conspués, se sont retirés des
discussions.
Mercredi : grève perlée. Un collectif des Off se monte
et
procède à un vote en 2 temps : vote par cie et vote
individuel.
650 votants donnant 60% pour la grève / cie et 53% pour la
grève
par personne.
Parallèlement le In fait sa conférence de presse qui
sera
fortement perturbée.
Jeudi : des artistes grévistes investissent le plateau du
spectacle
de Royal de Luxe. M.Courcoult frappe un comédien gréviste
et
déclare que le spectacle peut continué. Les acteurs du
Royal
arrêtent de jouer en désaccord avec l’attitude de leur
metteur
en scène. Le spectacle est définitivement interrompu. 2h
après
la cie procède à une AG et vote la grève. Le
lendemain
le spectacle est bâché, plié et la cie est partie.
Jeudi :Le collectif de 150 personnes s’adressent à la direction en demandant l’arrêt du festival car l’attitude de la direction de virer les syndicats de la discussion est très mal passée auprès de cies en grève. Le festival est pourtant maintenu. Le collectif se déplace de spectacle en spectacle pour perturber et arrêter le jeu. Heurts avec les 26000 couverts. 12 Balles dans la Peau est « heureux » d’être interrompu, Burratini travailleur indépendant ne se sent pas concerné.
Vendredi : Michel Crespin exhorte ses copains du In de ne pas
jouer
car une grève doit être faites du 1er au dernier jour et
non
de façon perlée et sans solidarité avec les
petites
cies.
La position des directeurs Quentin et Layac est plus que flou et
laisse
penser à un gros lièvre qu’il faudrait
démasqué.
Le festival ne jouait pas le samedi alors pour le dimanche il n’y
aura
plus trop de cies.
Pierre de la cie Des Champs.
En appel à la solidarité mais ne se positionne pas
pour
la grève. La question est plus de savoir comment se positionnent
les
grosses cies, qui sont fortement subventionnées. Il faut
également
relancer le mouvement intersyndical.
Le mouvement doit-il se diriger vers un affrontement entre
compagnies
ou plutôt vers le patronat ?
Marie cie Des Buissonniers
Les cies les plus déterminées pour la grève
sont
les plus précaires. Même dans le spectacle il y a bien une
différence
entre cie riche et cie pauvre. Les plus riches ne respectent pas les
mots
d’ordre de grève, de solidarité.
Jean-Claude AMARA : Droits Devant
Il y a une dérive depuis 1969, date de la
création
de l’intermittence pour le spectacle vivant. La nouveauté
permettait
une nouvelle occupation de l’espace public, or, avec le
développement
des festivals, l’espace public est restreint et confiné. La
notion
de festival enferme l’art de la rue dans une
institutionnalisation.
Les affrontements sont un problème mais c’est
inéluctable
par rapport au moment. Cependant elles ne doivent pas oublier de se
réapproprier
l’espace public.
Jean-Claude nous informe du vote d’une nouvelle loi favorisant le
mécénat
privé ce qui dédouane l’Etat et le ministère de la
culture.
Le monde des SANS, sans papier, sans domicile fixe, sans travail…
n’est
pas un monde a exclure dans les luttes et les revendications. Le monde
des
SANS est le monde de l’invisible et une déficit d’une saine
démocratie.
Gilles :
L’artiste est un citoyen et comme le menuisier qui a comme outil ses
ciseaux
et non pas la commode, l’artiste a comme outil son costume, son
maquillage
etc. mais pas son spectacle. Cette compréhension « basique
»
échappe aux cies de théâtre de rue.
En 1969 les caisses de l’UNEDIC n’étaient pas vide et
correspondent
à la mise en place d’une décentralisation avant l’heure.
Les
attaques contre l’audiovisuel sont mal dirigées car il existe de
nombreuses
petites sociétés de production qui se retrouvent dans la
même
difficulté que les cies de théâtres.
Daniel Courageau, DRAC Auvergne rappelle la politique de liquidation des permanents dans les structures culturelles mise en œuvre par de Jack Lang, sous couvert du développement de l’intermittence. Les artistes possédant leurs moyens de production sont devenus « indépendants » mais dépendants des commissions d’experts. Il n’y a pas de statut social de l’artiste et s’est sur ce point qu’il faut réfléchir. La nouvelle politique de l’Etat est d’éliminer les petites cies.
Seb précise la précarité des groupes de rock et leurs difficultés à accéder à l’intermittence, c’est également d’une conséquence de la faible mobilisation des rockeurs. Il y a aussi une politisation des artistes et techniciens à entreprendre.
Une militante de Lutte Ouvrière
La grève est faite pour gagner et non pour s’inscrire dans la
durée.
A fait 7 semaines de grève
dans l’enseignement et les difficultés du moment viennent de
la
politique de la gauche plurielle qui a divisé.
Didier- PCF :
Le rassemblement est la seule solution car la division nous fait
courir
à l’échec.
Michel de Saint Amant :
Le choix culturel de la mairie est un bon choix mais s’explique mal
les
annulations totales dans des petits villages ou la culture est peu
présente.
Valérie de Saint Do – Cassandre :
La question du public est essentielle. Les réactions
violentes
que peuvent avoir les spectateurs informent sur le formatage de ses
spectateurs
en consommateurs. Pourquoi les festivals sont majoritairement
l’été
?
Dans l’idée d’une politique fiction est ce que ce mouvement
s’il
avait gagné très vite ses revendications aurait-il
continué
à s’interroger ?
II LA REPRESSION
2-1 : Les Medias : Présentation de Pierre Rimbert
journalilste
à PLPL
(voir article de Pierre)
Développer la presse alternative, d’autres moyens de
communication
comme internet…
La cible est à pointer vers les grands média pour
faire
pression et obtenir une autre information.
LA presse alternative doit aussi être soutenue car la
distribution
en kiosque coûte très chère
Un débat a lieu pour savoir si on doit faire pression pour
transformer
les médias afin qu’ils couvrent correctement l’actualité
ou
est-ce qu’on doit s’orienter vers la construction de médias
alternatifs.
En tout cas la dénonciation des mensonges
véhiculés
par les médias doit accompagner nos luttes.
2-2 : La Répression de l’Etat : Présentation de
Christian
La lutte dans les entreprises privées contre les
licenciements
et les fermetures sont criminalisées. Par exemple, le 23 janvier
2003
à Longwy, une partie de l’usine de Daewoo a brûlée.
La
justice s’est attaquée à un salarié qui a
été
en prison plusieurs mois. Elle s’est aussi attaquée pour ces
faits
à plusieurs militants et à l’UL CGT de Longwy. Or
l’incendie
a profité à Daewoo et plusieurs éléments
jamais
relevés par la justice montrent que l’incendie criminel a
été pensé (voir tract de soutien). Malgré
cela aucune enquête
n’a été dirigée en direction des responsables et
dirigeants
de l’entreprise.
Ce cas n’est pas isolé. Il y a de plus en plus de cas où des syndicalistes sont poursuivis. José Bové n’est que le plus connu d’entre eux. Pour maîtriser la lutte il faut développer la solidarité de tous envers tous car notre gouvernement ne va qu’accroître les emprisonnements des syndicalistes et des militants.
2-3 Le langage
Il faut être très attentif au sens des mots et ne pas
utiliser
le même vocabulaire que nos adversaires, car il peut y avoir
confusion
d’interprétation. Les media ont une lourde responsabilité
quand
au changement de sens. Exemple : les enfants pris en otages par les
enseignants.
Car légalement une prise d’otages est condamnable, la
définition
du mot grève est alors renversée.
On ne combat pas les stéréotypes avec des
stéréotypes.
Conclusion :
Nous devons rester unis et nous réapproprié l’espace public. Les clivages ne servent que les intérêts de nos détracteurs et non nous-mêmes, militants pour une autre société, un autre avenir. Le capitalisme triomphant, le désengagement de l’Etat face au service public sont plus que jamais à combattre. Les discussions, les forums se multiplient, et se pose la question d’une alternative politique. La lutte et la résistance seront longues à mener, car il faut avant tout apprendre et réapprendre, transmettre le sens des mots solidarité, politique, société. La résistance demande de nouveaux moyens d’actions et la répression effective doit être sans relâche démasquée et combattue.
Aujourd’hui, au niveau mondial, au niveau européen, national, local ou bien encore personnel, nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, touchés, attaqués, blessés.
* Les injustices économiques et
politiques
se multiplient dans le Monde.
Les pays riches, Etats-Unis en tête,
écrasent
les pays pauvres et les PVD ( Pays en voie de développement )
à
grands coups d’OMC , de FMI, d’AGCS ou de Davos et, lorsque cela ne
suffit
plus, à coups de guerres et de dictatures.
Les riches du nord écrasent le
sud
puis se servent encore de cette mise en esclavage des peuples de la
terre
pour expliquer, justifier et aggraver la précarisation de leurs
propres
populations (« dumping social » , délocalisations,
mise
en concurrence déloyale…).
* Dans
les
pays riches, les inégalités croissent et galopent et,
ceux
qui commandent, utilisent insécurité et
précarité
pour abaisser le coût du travail, briser les solidarités,
les
mouvements sociaux, les syndicats ou encore les associations
et…finalement,
confisquer la souveraineté et les droits des citoyens.
Un citoyen, un travailleur qui a peur est un
citoyen
docile, un travailleur bon marché…c’est un esclave mais en
mieux
!!!…en mieux car le précaire, à la différence de
l’esclave
de jadis, on est même pas obligé de le nourrir et de le
loger
!!!
*Dans les pays riches, pour faire passer
ces
saletés, les gouvernements utilisent une
propagande de plus en plus honteuse,
matraquent,
continuellement, des « arguments » qu’ils qualifient,
par
média interposés, « d’indubitables »,
«d’inéluctables
», «d’ incontournables »et, lorsque cela ne suffit
plus
et que les « gueux » relèvent la tête, alors,
ils attaquent les Droits de l’Homme, les Libertés publiques, les
Droits
Sociaux (en particulier droit syndical et droit de grève) et ils
investissent
des milliards dans la surveillance et la répression avec
l’argent
volé à l’éducation, à la santé et
à
la culture…
* Que dire « des gueux parmi les
gueux
», ceux qui sont pauvres, précaires et, en plus,
étrangers
en « situation irrégulière » !?
Traqués, humiliés,
sur-exploités,
stigmatisés comme des criminels, parqués,
expulsés,
on pourrait presque dire déportés …que dire ? Que
dire
de ces sans droit, ceux qui couchent dans les cuisines ou ils
travaillent,
ceux qui dorment chez les « marchands de sommeil »… ?!
…mais … c’est résistant un pauvre, c’est têtu un homme qui veut « la paix, le pain , la liberté », c’est tenace un militant !!!…ce n’est pas si bête qu’ils veulent le croire un homme…alors…alors
Depuis 15 mois que le régime C.R.S.
(
Chirac, Raffarin, Sarkosy ) est en place on a vu :
- Le flot gigantesque du 21 avril contre
le
fascisme.
- Des semaines de manifestation contre la
guerre
en Irak (et contre les impérialismes).
- Lutte des sans papiers.
- La lutte des Emplois-jeunes / surveillants.
- Les luttes contre la «
décentralisation/privatisation
» des services publics.
- La lutte des enseignants.
- La lutte des archéologues.
- De nombreux conflits dans l’industrie
et
les services pour protester contre les licenciements massifs de la
droite
et du medef ( Daewoo, alstom , aventis…).
- Des luttes pour l’amélioration des
conditions
de travail, les droits syndicaux (…)(MacDo, Pizza hut, Arcade, Frog…).
- La lutte des intermittents.
…et, bientôt, sans doute, des luttes
dans
le domaine de la santé et de la sécurité
sociale
…ils veulent minimiser les luttes …pourtant
elles
se multiplient, la colère monte et gronde, des convergences
interprofessionnelles
se cherchent, se construisent parfois…
Ce soir nous allons échanger des
expériences,
chercher des convergences parce que, tous ensembles nous devons rentrer
en
résistance, résistance face à
l’iniquité
et aux inégalités, résistance face à la
répression
et au massacre des droits, résistance face à la violence
d’état, résistance à la guerre sociale qu’ils nous
imposent.
ETAT DES LIEUX DE LA LUTTE INTERPROFESSIONNELLE :
Les enseignants du Havre témoignent du blocage du port,
avec
les douaniers, les dockers, les enseignants ont ainsi pu participer
à
une importante action de pression économique, pouvoir dont ils
sont
privés même quand ils font la grève.
Le personnel IATOSS a continué le mouvement jusqu’au 15
juillet.
Un comité de résistance s’est créé pour cet
été
et les actions et rencontres inter pro continuent. C’est la même
chose
dans le Var et sur Bordeaux.
Un employé des transports en commun de Clermont nous parle des blocages qui ont été faits sur les lignes de bus aux heures de pointe, et de la mobilisation dans le secteur privé chez Michelin qui a atteint au sommet du mouvement, 20% de grévistes (1500 personnes).
La Confédération paysanne tient un stand devant la
prison
de Villeneuve les Maguelonne, la prison menace de transférer
José
ailleurs, et la dernière délégation n’a pu lui
rendre
visite comme prévu.
Bové n’est pas le seul syndicaliste emprisonné.
Rendez-vous dans le Larzac du 8 au 10 août.
Les architectes se battent contre la réforme de loi MOP
(maîtrise
d’ouvrage public) qui autorise la sous traitance par les PME et PMI
à
partir d’un budget de 6 millions d’euros, c'est-à-dire le prix
d’un
Opéra.
80% des architectes vont se retrouver au chômage.
Les étudiants ont réinvesti leur école et
muré
l’administration avec le soutien des enseignants.
LA CLAQUE…
C’est quand un enseignant nous dit qu’il ne pourra plus suivre le
programme
d’éducation civique, car il considère que la 5e
république
est morte et qu’il pense faire parti des futurs révoqués
de
l’éducation nationale. Quelle alternative politique solide
pouvons
nous proposer ?
L’ESPOIR
C’est la politisation des jeunes et la réactivation politique
pour
les plus anciens.
CONVERGENCES DES LUTTES
Comment peut – on parler de convergences des luttes quand la seule corporation véritablement en grève en ce moment ce sont les intermittents ? Après un printemps agité, ils ont pris le relais au flambeau de deux mois de lutte, et tout le monde compte sur eux pour maintenir la flamme de ses luttes sociales 2003 jusqu’à la rentrée.
L’extension des luttes
Nous devons inscrire la lutte interprofessionnelle dans ce mouvement
et
élargir nos mots d’ordre pour faire converger le public et le
privé.
Ex : « abrogation des lois Balladur »
Pour les retraites, la revendication 37,5 annuités ne
correspondait
déjà plus à la réalité des
situations
face à cet acquis. Exigeons le minimum vieillesse au niveau du
SMIC,
pour tous !
Les intermittents ont élargi leur mouvement en ce nommant
intermittents
et précaires d’Île de France, mais il faut demander plus
que
l’extension du statut d’intermittent à tous les
précaires,
le minimum pour les travailleurs privés d’emploi c’est le SMIC.
L’INTER PRO D’ACCORD MAIS AVEC QUI ?
LES SYNDICATS ?
LES COORDINATIONS ?
LES ORGANISATIONS POLITIQUES ?
Tout est relatif au lieu et à la réelle volonté du syndicat ou de la coordination de travailler en inter pro, il faut lutter sur tous les fronts et surtout contre la division.
Chantal (L.O) pense qu’il faut tirer les leçons de se qui
à
manqué au printemps dernier…
1-L’intervention des ouvriers du privé.
2-Une organisation des travailleurs, indépendante et
démocratique,
pour que puisse grandir cet embryon de lutte.
La confédération nationale CGT est dans une logique de négociation et non de retrait du plan Fillon Raffarin, il n’y a plus de lutte de classe. La grève ne doit plus être cassée par les syndicats.
Aline Paillé « une de ses intermittentes qui
ne
devraient pas exister » comme elle le dit si bien (CGT spectacle)
C’est la responsabilité des syndicats d’aller dans les
coordinations,
et sans complexe tant qu’on sait faire la critique de nos
confédérations.
La lutte interprofessionnelle est la seule solution au projet de
société
que nous propose ce gouvernement.
Jean-marc, enseignant,CNT.
Plus on monte dans la hiérarchie des dirigeants syndicaux,
plus
ils ont des intérêts divergents des salariés. Les
syndicalistes
de base sont de bons militants mais sont toujours en colère
contre
leur syndicat, ils seront toujours bloqués par la
hiérarchie,
il faudrait changer de syndicat et en même temps on a besoin de
leur
appui pour espérer une mobilisation générale.
DES PROPOSITIONS
-Tout d’abord la préparation des Etats Généraux de l’éducation se sont poursuivis à St Amant , cette expérience se reproduira dans d’autres villes, les assemblées étaient ouvertes aux enseignants et non enseignants, les propositions qui émaneront seront proposées à la rentrée.
-Proposition de la LCR de St Etienne : Il faut prendre en compte les difficultés du privé à faire la grève, et faire des manifs vers 18h pour leur permettre d’y participer. Mais cette expérience qui s’est déjà déroulée à Aurillac par exemple est critiquée, les gens ne sont pas plus présents ainsi. Il faut être en grève pour être mobilisé, il faut bloquer les moyens de production et cela fait autant partie de la culture du privé que du public. Expliquons au privé les notions de précariat et la solidarité.
-Posons nous la question de la désobéissance
civile,
dans nos actions.
Quand est ce que la légitimité prime sur la
légalité
?
Actions de blocages, ports , péages ,Barrages filtrants,
attaques
sur le MEDEF.
-La grève de solidarité :
elle est interdite par la loi. La grève doit avoir une
revendication
propre pour chaque secteur, cette interdiction va nous obliger à
formuler
les liens entre nos luttes.
-Les caisses de solidarité :
Le nerf de la guerre c’est l’argent, la responsabilité des
syndicats
est de nous soutenir financièrement, ils ont nos cotisations.
Ils
doivent s’inspirer des syndicats allemands qui gèrent des
caisses
pendant de très longs mouvements.
La grève générale :
La CGT radio France a voté de s’adresser à Thibault
pour
exiger de lui qu’il appelle à la grève
générale.
Il faut se donner des objectifs clairs et les
confédérations
doivent les accepter.
J.C Amara (droit devant) propose de reconquérir la rue avec « les tréteaux de la colère », Il faut réinvestir cet espace public vide si l’on veut mettre un terme à la barbarie sociale.
Prenons nos précautions :
Il est clair que la répression policière va se durcir
(comme
on l’a vu sur le concert de Johnny, en Corrèze avec 2000 CRS
plus
l’armée et le leader de Limoges hospitalisé),
déjà
des actions sont menées en accompagnement avec des juristes,
avocats,
repérables par des brassards.
Il est toujours bon d’avoir une caméra avec soi, et pour ceux
qui
sont très militants il est temps de passer à la semi
clandestinité.
POURQUOI DECLOISONNER LES LUTTES ?
Intervention de J.C Amara (droit devant)
La lutte des sans papier a commencée en 96, avec
l’occupation
de l’église St Bernard. Ces exploités produisent 2,5% du
PIB
Français. Nous devons entendre les sans voix, les sans droit,
aujourd’hui
criminalisés par le projet de loi Sarkozy qui permet les
raffles,
contrôle les mariages mixtes, met en place des fichiers
génétiques,
allonge le délai de détention des sans papier de 12
jours,
le temps d’être sûr d’avoir un billet retour dans le
prochain charter. La chasse aux pauvres est déclarée ! Et
pour ceux qui
se sentiraient trop solidaires de cette cause, ils risquent 5 ans de
prison
et 30000 Euros d’amende pour tout offre d’asile.
Notre sort est complètement lié au leur, avec l’AGCS
(accord
général sur le commerce et les services) C’est la
privatisation
du service public et la globalisation du précariat qui sont en
jeu
(PARE, CDD, CES, RMA …).
Mais pire encore, la légalisation de la délocalisation
des
travailleurs sans papier, dans le nord économique, sans qu’ils
aient
les mêmes droits que les salariés du pays. Cette
main-d’œuvre
concurrentielle pour les ouvriers occidentaux va permettre au patronat,
à
l’OMC, aux instances du « toujours plus de fric », de
démanteler
les acquis sociaux des travailleurs des pays d’accueil.
Il faut décloisonner les luttes et inclure les « sans
»
dans tous nos combats, sinon notre lutte resterait le fait de
privilégiés.
Quand Raffarin dit : « ce n’est plus la rue qui gouverne »
cela
veut dire que nous passons « de le force du droit au droit de la
force
» (Derrida). Certains sans papier menacés d’expulsion en
sont
déjà au dernier sacrifice, celui du corps par la
grève
de la faim, mais les super précaires mènent des luttes
exemplaires
: Mac do, Arcade, Frogg…
Alors exigeons :
- Le plein droit de citoyenneté pour les immigrés.
-Et la baisse massive du temps de travail jusqu’à ce que tout
le
monde travail.