Jolie Môme en lutte

à Paris on rend visite
à des "syndicalistes" égarés (ICI)


à Cannes, on est passé sur la plage...

à Angers le 19 Avril 2004...
On est passé au chateau...


Journal de lutte 
de la compagnie durant l'été 2003
(par stephanie)

Une des Manifs à Aurillac ( HOOO...... Le beau drapeau ! )


Sommaire du journal

Fin de l'été
Il y a eu Aurillac...
(ICI)

Le 03.08.03

Désolé pour le retard du compte rendu...(ICI)
Le 24.07.03
Suite à notre discussion et repas avec la compagnie...(ICI)
Le 23.07.03
Nous avions rendez-vous à 13h45 à Ravel (ICI)
Le 22.07.03
La réunion des compagnies (ICI)
Le 21.07.03
Jolie-môme en grève en Auvergne (ICI)
Le 11/07/03
Nous allons pour la première fois en assemblée générale à la coordination de Clermont (ICI)
Le 10/07/03
La grève a été reconduite (ICI)
Le 09/07/03
On a rendez-vous à midi pour charger le camion (ICI)
Le 08/07/03
C’est enfin le jour de la grève générale du spectacle (ICI)
Le 07.07.03
La pression des intermittents sur les grandes chaînes (ICI)
Le 06.07.03
8H00 Nous nous retrouvons salle O. de Gouge, (ICI)
Le 04.07.03
14H A.G à la Villette organisée par la coordination (ICI)
Le 03.07.03
Avignon , une action lying (on se couche tous par terre)...(ICI)
L’opération piquets de grève à la Villette a réussi... (ICI)
Le 02.07.03
Nous nous sommes retrouvés place du palais Royal ... (ICI)
Le 01 .07.03
Nous prennons la décision de nous mettre en grève illimitée... (ICI)

Synthèse 
des forums

Introduction
au 4ème forum
sur la convergence des luttes

(ICI)



Compte rendu du forum
du 20 juillet 2003
à st Amant Roche Savine

(ICI)


Compte rendu du forum
du 19 juillet 2003
à st Amant Roche Savine

(ICI)


Compte rendu du forum 
du 18 juillet 2003 
à St Amand Roche Savine

(ICI)


compte rendu du forum 
du 17 juillet 2003
(pendant le festival de Jolie Môme en grève à St Amant Roche Savine

(ICI)



Le 01 .07.03
Nous prennons la décision de nous mettre en grève illimitée...
C'est dur...

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Le 02.07.03
16H00
Nous nous sommes retrouvés place du palais Royal devant le ministère de la culture et sommes partis en direction du ministère des Affaires sociales (Invalides) . Nous étions environ une dizaine de milliers .
Des maracasses , des casseroles et des sifflets,des banderoles en aluminium du p.a.p (précaires associés de Paris), des drapeaux rouges ( fabriqués et offerts par Jolie-môme au S.F.A) et des slogans du style :

« Chaud , chaud, chaud l'été sera chaud
Sarkozy t'auras du boulot ! »

Bref , arrivés boulevard des Invalides nous nous sommes retrouvés nez à nez avec les grilles des c.r.s . En attendant la délégation c.g.t , f .o ,coordination des intermittents, qui a rencontré Aubry (non, non pas martine ! Mais l'ex-bras droit de kessler dans les affaires Axa.) ; les prises de paroles ont commencé.

Les fédérations de salariés C.G.C., C.F.T.C. , se sont désolidarisées de leurs confédérations nationales.
La C.G.T., F.O., et les salariés des syndicats minoritaires qui ont signé demandent louverture de renégociations .
Ce matin, lors de la réunion de l'U.N.E.D.I.C., daniel Rivet (F.T.I.L.A.C - CFDT) a accusé les professionnels du spectacle de manquer de citoyenneté et de dériver, sous la manipulation de la C.G.T. et F.O., vers les milices fascistes des années 30. Désormais on voit qui est dans notre camp et qui ne l'est pas ou plus :

P.Chéreau , A. Mnouchkine, J. Savary ont fait des déclarations dans les médias alignées sur les positions de la CFDT et du MEDEF ; A. Jaoui, C. Deneuve, F. Lucchini, O. Py soutiennent ou défendent les intermittents. Les enseignants sont solidaires de notre mouvement, et déjà on parle d'Avignon comme d'un lieu de rencontre du mouvement social pour préparer la rentrée. (Avant de se rendre à St Amant pour un « évènement social ».)

Une motion a été votée par les professeurs d'Art dramatique soutenant les intermittents et demandant de maintenir l'assurance chômage en l'état. Le mouvement prend de l'ampleur dans les productions de cinéma et de l'audiovisuel .

Ce que nous savons...
ACTIONS 03.07.03

Paris , une cérémonie de petits fours  réunissant les grands patrons de l'audiovisuel a été interrompue par les intermittents. (L'ascenseur étant bloqué, nos camarades étage ont monté 17 étages à pied.)

Rouen le théâtre des Arts  est occupé.

Rennes, le festival des tombées de la nuit est annulé.

Perpignan, les deux premières représentations des Estivales sont annulées.

Paris, annulation du concert d'Arthur H aux Bouffes du Nord .

Festival de Pau, annulé.

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03.07.03
Avignon , une action lying (on se couche tous par terre) aura lieu place de l'horloge. On demande que le public envoie au président de la République, des cartes exprimant leur soutien aux intermittents.

7H45 Paris, la Villette piquets de grève en soutien aux techniciens.

11H besoin de renforts à la Villette.

17H A.G. rue Merlin, salle olympe de Gouges.

19H rendez-vous Hôtel de ville , on va faire le départ du tour de France avec Michel Drucker.

L'UNEDIC elle-même reconnaît que 25% à 30% sera exclue de toute indemnité chômage et  passerait donc au R.M.I. ou au R.M.A. Notre seule arme c'est la grève. Jolie-môme a déjà annulé 4 contrats à Cournon (saison culturelle),au Revest (festival) , et à Marseille (Emmaüs).

Cette démarche ne sera pas suicidaire si nous y mettons tous ensemble,
alors grève générale !

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03.07.03
 L’opération piquets de grève à la Villette a réussi.
A partir de 11h  des négociations ont eu lieu entre les employeurs de la Villette et les techniciens, au sujet de leurs contrats de travail. Les techniciens ont obtenu des contrats de 15 jours , au lieu de 2 jours renouvelables.(C’est plus intéressant en période de grève .)

14h jolie-môme se retrouve au pont Cardinet pour faire le point. On envoie des fax au Revest, pour expliquer notre position de grévistes, aux organisateurs et aux autres compagnies du festival. Apparemment la compagnie Cartoon sardine se met en greve.

17h assemblée générale à la salle Olympe de Gouges.
Sur le chemin on entend à la radio que la CGT demande à Aillagon un moratoire sur les accords signés. C'est-à-dire une suspension du processus d’agrément (Le temps que le festival d’Avignon se fasse?).
L’A.G du 11e est dirigée par le p.a.p et la coordination des intermittents. L’A.G est souveraine et les idées fusent. On s’interroge sur comment avoir le même poids que les syndicats ? Une comédienne propose de fédérer les administrateurs des petites compagnies.
La commission action est un peu perturbée par l’action de la veille aux Bouffes du Nord. Pendant qu’une délégation discutait avec Arthur H, pour savoir s’il annulerait son concert, 200 personnes arrivant de la manifestation pour l’action et prises par l’orage, entrent dans le théâtre. Finalement le spectacle est annulé, mais on sent des divergences sur les méthodes d’action. Pour ce soir la coordination n’appelle à aucune action, même pas celle de l’Hôtel de ville pour le tour de France, organisée par la CGT. Des réactions très vives immergent de la salle. Certains parlent de traîtrise, de division manipulée.
On sait que Jean Voirin aura une tribune lors de cette émission et que la préfecture n’autorise pas le rassemblement devant l’Hôtel de ville, mais sur la place du châtelet.  L’A.G vote à la majorité d’aller à l’action et qu’un représentant de la coordination puisse être représenté aux côtés de J. Voirin.
Une commission rédaction part directement travailler sur deux propositions de textes qui seront votées. Pendant ce temps là, la salle vote l’horaire et le lieu des prochaines assemblées. Tous nos rassemblements auront lieu à présent à 14H à la Villette .

A l’Hôtel de ville pendant l’émission de Drucker, environ un millier d’intermittents se sont amusés à faire la course avec les forces de police et ont bloqué la rue de Rivoli pendant une heure.

A Lambersart, un camion de FR3 prévu pour le tour de France, a été bloqué pendant 6h et c’est grâce à cet action que J. Voirin a eu droit à une intervention télévisée.

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04.07.03
14H A.G à la Villette organisée par la coordination des précaires et intermittents d’île-de-France.
Les commissions ont besoin de monde et de matériel. Lieu : salle Olympe de Gouges de 9H à 12H. Il nous reste 5 jours avant la grève générale, les commissions sont ouvertes à tous.

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Compte rendu de l'AG (ICI)




06.07.03
8H00 Nous nous retrouvons salle O. de Gouge, pour une action avec des voitures. 8H30 Nous avons 25 voitures et sommes une quarantaine de personne, mais il manque encore du monde. On appelle des copains en renfort, un quart d’heure plus tard on part pour Eurodisney. Arrivés au péage de Mickey, on est obligés de payer 8 euros pour nous garer dans le monde merveilleux de Disney ! On ne sait pas qui est le référent de l’action. Une délégation essaie de prendre contact avec les techniciens qui demandent de l’information et du soutien. Le gros des troupes reste à la grille d’entrée pour manifester notre présence et sensibiliser le public. Au bout d’une heure une caméra de France 2 débarque, il prennent l’ambiance générale puis nous demandent une interview, bien sûr on décide en commun de se qu’on va dire, on sait que si le sujet passe nous n’aurons que 10 secondes grand maximum pour nous exprimer. Nous décidons d’axer sur les abus des multinationales comme Eurodisney qui profitent de notre statut pour employer à moindre frais des gens qu’ils pourraient salarier. Il y a 3 ans l’UNEDIC était excédentaire de 14 milliards, aujourd’hui elle est déficitaire, et les grands patrons s’exonèrent des charges sociales ! A midi et demi nous étions encore avec les journalistes, difficile que notre intervention passe au 13h. Comme nous avions interrompu notre rassemblement pour écrire le texte, le voter, nous avons décider de reconstituer l’ambiance de départ (en vrais professionnels de l’image !), sauf que certains l’ont pris comme une manipulation d’Antenne 2. Or je crois que c’est la crainte d’être manipulés par l’image qui nous a fait agir ainsi.

INFOS :
- Tous les jours une délégation va à la comédie Française.
- A Carcassonne Le spectacle de Jérôme Savary est  bloqué.
- Hier à Bastille a eu lieu une manifestation de soutien aux réalisateurs qui ont retiré leurs films de Paris et qui ont subi des pressions du directeur du Festival et de Delanoë.
- A Nantes des intermittents bloquent les camions de Johnny .
- 150 Personnes se sont rendu ce midi  sur l’hypodrome d’Enghiens les bains avec des banderoles lors de la course retransmise en direct.

DE NOUVELLES COMMISSIONS SE FORMENT…

…Relation avec les élus ? Juridique, Fonds de soutien, Informatique et internet.
 Les commissions sont ouvertes à toutes propositions et on a besoin de sang frais, faire la grève c’est épuisant.

DANS LA PRESSE :

Faivre d’Arcier demande le retrait du protocole avant que l’incendie d’Avignon ne nous immolent tous.

Dans le « Parisien du Dimanche » il semblerait qu’Aillagon annonce des mesurettes lundi soir.

Les négociations entre syndicats, patronat et gouvernement se poursuivent à Matignon.

FORUM SUR LES ACTIONS :

Les questions sont : L’opinion public a t’elle une importance ?
                                Les stratégies d’action doivent-elle être plus radicales ?

Trois questions sont soumises au vote :

- Faut-il interrompre un spectacle en cours sans l’aval de l’équipe ?
- Faut-il bloquer un spectacle avant son commencement sans l’aval de l’équipe ?
- Faut-il bloquer un spectacle uniquement avec l’aval de l’équipe ?

Le débat est ouvert :

Une intermittente nous parle de démocratie, on doit laisser les gens choisir de faire grève ou non. Arrêter un spectacle c’est totalitaire !

Camill dit qu’il faut aller au bout de nos revendications et donc de nos actes. On a qu’à prendre pour exemple Régine Chopinot, chacun sa responsabilité.

Un autre intermittent nous parle de droit au travail !

Une enseignante nous dit ses regrets par rapport au blocage des examens, peut-être que le gouvernement aurait lâché un peu plus ?
Elle pense que pour nous c’est le meilleur moment pour se battre. Et le soutien du public est réel, méfions nous des médias qui mentent.

Michel de Jolie-Môme félicite la coordination des intermittents et précaires d’île de France pour leur discipline dans les actions, mais qu’on ne nous parle pas de démocratie Française, quand la France se permet des interventions militaires en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique, lorsqu’on bombarde à l’uranium appauvri en Afghanistan, et quand on licencie massivement partout en France. N’utilisons pas des mots comme celui-là pour couvrir des gens qui ne sont pas solidaires de notre mouvement de grève. Peut-on parler de droit au travail lorsque 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et que des millions d’autres sont au chômage ?

Remarques :
Si des actions de blocage ont lieu, il faut maintenir l’action d’information par rapport au public.

Certains proposent d’autres formes d’actions que la grève, on peut interrompre le spectacle par un noir et lire un texte expliquant la situation des intermittents aujourd’hui, faire un silence…

Les leçons du mouvement social depuis deux mois nous ont appris qu’unis dans la lutte interprofessionnelle nous sommes plus forts,
Et que la grève générale frôlée au printemps, se prépare pour la rentrée.
 

JOLIE-MÔME tient son assemblée générale (interne) ce soir là.
Nous décidons d’aller sur notre lieu de travail, en Auvergne (St-Amant-roche-savine) pour continuer la grève. Nous partirons le 09.07, lendemain de la grève générale appelée par la CGT. Michel voudrait créer un groupe d’intervention interprofessionnel avec les chorales révolutionnaires.
En ce qui concerne les 20 ans de Jolie-môme, nous fêterons notre anniversaire dans la grève, et inviterons les acteurs du mouvement social à s’exprimer sous notre chapiteau.

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07.07.03
La pression des intermittents sur les grandes chaînes de production télévisuelle (public et privées) se durcit. Il ne doivent plus pouvoir profiter du statut d’intermittents, on en appel à l’inspection du travail.
Le gouvernement à l’air d’accord avec nous sur ce point pourtant aucune mesure n’a été prise dans le protocole d’accord pour éradiquer cette fraude, au contraire ce système est renforcé. Aillagon ne remet pas en cause l’accord mais fait l’inventaire des points sensibles… et demande le report du protocole à janvier 2004, avec une entrée progressive dans le nouveau système. Il propose une enveloppe de 20 millions pour la création de spectacles vivants.
La CGT nous prévient que toute réforme sur le protocole est contraire à la loi et qu’il ne s’agit que de « poudre aux yeux ». Si le gouvernement propose des modifications c’est qu’il avoue que le texte n’est pas bon.
Il faut se remettre immédiatement à la table des négociations avec les partenaires sociaux.
 

ACTIONS :

- 5H du matin, blocage de T.S.F, prestataires de services audio-visuels, retardement de 12 tournages. Mr Cégonsac (directeur de la société) propose un communiqué en échange du déblocage des camions, sinon il appelle les forces de l’ordre. Bien sûr c’était une supercherie.

- Intervention d’intermittents lors de « Nice people ».

- Au Zénith de Toulouse la scène de patrick Bruel a été démontée, le concert est annulé et reporté à jeudi.

-Dans le Gers, blocage de divers spectacles, dont le festival de Marsiac.

- Ce week-end aux concerts de solidays ont eu lieu des actions de sensibilisation des techniciens et du public, grâce à un stand tenu par les grévistes, 4109 signatures ont été récupérées pour la pétition. Massilia Sound System, Ska.P ont fait des interventions spectaculaires en rapport avec le mouvement.

                - A la Rochelle, les Francofolies sont bloquées.

               - Des danseurs sont intervenus lors d’un défilé de Galiano où Mme Chirac était invitée.

              -Le festival de rue de Nevers quasiment annulé (majorité de grévistes).

             - Sud Bastille : les musiciens de l’opéra sont en grève.

            - Champs Elysées : blocage d’un colloque sur l’ouverture du cinéma sur la télévision. Les p.d.g de la télévision ne sont pas venus, par contre les producteurs étaient là mais ne se sont pas prononcés en faveur du mouvement.
Seul le réalisateur Costa Gavras nous a soutenu.

           -Le directeur du magazine « mouvement » a réussi à s’infiltrer à l’intérieur de la conférence de presse de Mr Aillagon. Il s’est permis de protester : «Depuis le 26.06.03 les intermittents ont décidé de ne plus subventionner l’économie de la culture en étant encore un peu plus précarisés ! »
 

LES COMMISSIONS DE LA COORDINATION :

COM. COMPAGNIES DE RUE :
 Leur statut spécifique et leurs conditions de travail rendent la grève, pour eux, encore plus dure. Des formes de lutte originales se développent,  J. Livchine (metteur en scène) a joué le rôle du MEDEF lors de la grève aux Eurockéennes, les gens pouvaient s’adresser à lui pour leurs revendications. Des directeurs de salles, des programmateurs, des maires s’engagent à soutenir ces compagnies de grévistes, par contre des directeurs de compagnies de rue comme celui de la Royal de luxe s’opposent à la grève.

COM. AVIGNON :
 Des directeurs de salles proposent d’offrir une journée de location de leur lieu, la moitié du montant de la location, ou encore la gratuité totale. Sinon 1/4 attendent pour se positionner. 7/10 Soutiennent le mouvement mais ont des réticences à bloquer le festival. Faivre d’Arcier annonce que si d’ici le 9 il n’y a pas de festival, le préfet annulera le off (attention il s’agit d’une rumeur).

COM. JURIDIQUE : Elle veut pouvoir pister tous ceux qui participeront aux actions de la coordination, pour leur garantir le respect de leurs droits et un support légal, des numéros de téléphones d’avocats sont à disposition.

COM. INTERPROFESSIONNELLE :
 Sylvie de Jolie-môme propose un tract de sensibilisation destiné aux ouvriers, aux travailleurs précaires, aux enseignants…Le texte lie la marchandisation de la culture à l’extrême libéralisation de notre société ( décentralisation, retraites, licenciements, sécurité sociale…) et le tract fini par «travailleurs de tous les secteurs unissez-vous». La veille, sylvie nous avait lu un texte de l’OCDE (Organisation qui aide nos gouvernements à établir les réformes et la privatisation, sans que les masses populaires ne se soulèvent) provenant du réseau des bahuts. Ce texte conseille aux gouvernements de ne pas diminuer la quantité des services publics, par contre la dégradation graduelle de la qualité est proposée, ainsi l’insurrection populaire n’aura pas lieu.

Les journalistes de FR2 ont fait un communiqué de presse disant qu’ils sont victimes des réactions de rejet de la population, qui dénoncent la criminalisation du mouvement social ; pour eux ces réactions sont les fruits de choix éditoriaux sensationnalistes, ils attendent une réponse de la direction.

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08/07/03
C’est enfin le jour de la grève générale du spectacle annoncée par la CGT; bien que nous soyons en grève depuis le 28 Juin (à Cournon). Le matin nous allons récupérer les autocollants «Spectateurs solidaires» et «Intermittents pris en otage par le MEDEF» ainsi que des tracts de la LCR au sujet des intermittents. A Rotographie à Montreuil, les autocollants ont été effectués grâce à la caisse de solidarité de la coordination.
La manifestation part à 14h de République, il y a beaucoup de monde, de belles banderoles, celle des réalisateurs avec le poing levé, une autre représentant un paysage désertique de film d’horreur, «THE END» production MEDEF, il y a même un char de percussionnistes, en fer travaillé, soudé. Certains au lieu de se disperser dans le cortège se rassemblent devant le métro pour une action, il y a des intermittents et des membres de la confédération paysanne, il s’agit d’une action médiatique, du genre envahir le hall d’une grande chaîne de télévision avec du maïs transgénique. Malheureusement par manque de monde et de couverture médiatique l’action sera reportée.
En traversant le cortège on voit de belle chose, un homme en tenue d’arts martiaux qui fait des mouvements de combat avec deux drapeaux rouges irisés de violets, qui s’assortirait avec les drapeaux menés par Jolie-môme, les sans papier ralliés à notre lutte et qui crient « même patrons même combat!», des musiciens, et la CGT qui dynamise la tête du cortège ; comme on l’avait vu précédemment, lors du mouvement social contre les retraites ; en chantant « si vous n’aimez pas Aillagon faites des bons, si vous n’aimez pas Sarkozy poussez un grand cri… »
Arrivés au pont du Louvre, juste avant la rue des saints-pères, nous rencontrons quelques problèmes avec les automobilistes étant donné que la police ne fait plus son travail d’orientation de la circulation, histoire que ça dégénère entre citoyens et qu’on deviennent impopulaires. Nous faisons nous-même un cordon de sécurité pour bloquer un taxi qui entrave déjà le passage de la manifestation.
Aux abords de Matignon, nous sommes bloqués entre la rue du Bac et la rue de Varennes, nous attendons la délégation de la CGT. Un rendez-vous est lancé pour une action à 22h30 à la place du Châtelet. Vers 20h30 Jean Voirin revient des pseudo négociations avec le MEDEF, rien de neuf, mis à part que le protocole sera mis en place sur trois ans ; en effet le nouveau mode de calcul étant la mesure qui va leur coûter le plus cher, puisqu’il faudra former le personnel ASSEDICS sera mise en place en 2005. La délégation CGT qui était reçue à Matignon
«comme de la merde» par les sous-directeurs de cabinets, nous dit que les aménagements proposés par «la misère de la culture» ont été acceptés par les partenaires sociaux. Il s’agit de relever le plafonnement hebdomadaire de 6 à 8 cachets, d’accepter pour les artistes les heures de formation dans la comptabilisation des 507h nécessaires à l’obtention du statut, de passer dès Janvier 2004 à 11 mois pour faire 507h et progressivement à 10,5 mois pour les artistes et 10 mois pour les techniciens, enfin Mr Aillagon nous promet une enveloppe de 20 millions d’euros destinés au soutien pour les jeunes compagnies (bien vues par la DRAC et le ministère); alors que 222 millions d’euros seront piochés dans les caisses de la culture pour les aménagements de Bercy.
22h30 Place du Châtelet, nous nous rassemblons autour de la fontaine, les renseignements généraux sont parmi nous, la commission action n’est pas encore arrivée, Michel (Jolie-Môme) fait un semblant d’a.g, histoire d’occuper le temps, il présente les référents de l’action, on voit des fourgons de CRS passer, on attendra 23h pour partir en action. 23h on part les drapeaux en tête, direction l’hôtel de ville, puis on bifurque sur la droite en courant comme des fous et on arrive sur le pont d’Arcole où a lieu un tournage de film Américain, qui emploie 200 intermittents en France. Ces intermittents nous ont contactés pour les aider à faire débrayer le tournage. Les CRS sont déjà aux barrières, mais nous sommes tellement nombreux et le matériel tellement coûteux qu’ils n’osent rien. On scande « démontez le matériel ! ». Les techniciens n’ont pas l’air très pressés de s’y mettre, mais on obtient le démontage partiel et donc l’arrêt du tournage. On aura même droit à la présence de Jack Nicholson avec un mégaphone qui exprimera qu’il n’y comprends rien mais que c’est palpitant la France. Vers 1h00 les CRS nous pousseront hors du pont. C’était notre dernière soirée à Paris clôturant un mois d’action, qui avait commencé par la manifestation de la Concorde et la prise de l’Opéra Garnier.

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09/07/03
On a rendez-vous à midi pour charger le camion de location et partir en Auvergne, à St-Amant-Roche-Savine. Il est temps pour nous de nous installer dans notre résidence d’été, au collège de st Amant. Le voyage est chaud et long, on suit sur France–Inter ce qu’il se passe à Avignon, Éric Lacascade directeur du CDN de Caen explique très bien que même les milieux culturels largement  subventionnés subiront eux aussi le problème des intermittents. Les assemblées générales, les manifs continuent sur place, et la grève est reconduite chaque soir.
Loïc, Mathieu, Fred (Envie de tempête production), sont là-bas et nous tiennent au courant de ce qui se décide.

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10/07/03
La grève a été reconduite, hier dans la nuit, pour le «in» d’Avignon, le «off» attendait la réponse pour se positionner, on sait maintenant que 150 spectacles du « off » sur 350 sont en grève. A st Amant il y a un spectacle ce soir, «Au peuple» de la compagnie wakan théâtre. Nous nous interrogeons sur la manière d’agir face à une équipe de travailleurs du spectacle, non grévistes, qui joue dans le village où nous allons faire grève pendant le festival de nos 20 ans. Michel dit que c’est la guerre, on ne peut pas laisser passer çà sans rien dire, sans rien faire. Tout d’abord on doit aller discuter avec cette compagnie pour leur demander de se mettre en grève, ensuite on avisera. Bobby, organisateur culturel sur St Amant fait l’intermédiaire, malgré son désaccord avec notre position de grévistes. L’entrevue s’est bien passée chacun a su expliquer calmement son point de vu. La compagnie wakan estime que son spectacle résonne encore plus aujourd’hui, dans cette grève, qu’il n’y a pas d’impact à la faire sur un si petit village, et que de ne pas jouer c’est se priver d’une tribune, d’une parole politique. Nous argumentons qu’il y a un moment où il vos mieux mettre en accord ses paroles et ses actes, sans quoi on ne fait que de la forme et le message devient du vent. Bref, on laisse la compagnie décider toute seule de ce qu’elle va faire, ils promettent de nous tenir au courant de leur décision. Sur la terrasse du Savine Michel et Jean-marie Madelrieux nous concoctent un nouveau tract, sur la base de celui de Sylvie (provenant de la commission interprofessionnelle de la coordination de Paris), appelant à la solidarité du public, à son soutien moral, financier, au grévistes. On prévoit même de faire un débat sur la grève et le mouvement social (intermittent), pendant le spectacle (si il a lieu), à la guinguette d’Avenir. La compagnie Wakan a décidé de jouer. Nous nous préparons donc à intervenir à l’entrée du spectacle en diffusant le tract et en chantant « spectacle en grève, public solidaire », bien sûr Michel a insisté pour que nous prenions au moins trois drapeaux rouges, une partie des chorales est venue avec nous en tant que spectateurs solidaires…Du coup la situation devient démesurée. La moitié du public nous suit pour le débat, dont André Chassaigne, le maire (nouvellement député) communiste.

21H30 Le spectacle commence et le débat aussi…
 Michel ouvre le temps de parole en disant qu’aujourd’hui le seul mot d’ordre vraiment radical dans tous les corps de métier c’est la grève !. Et c’est la même difficulté pour tout le monde qu’on soit cheminot ou professionnels du spectacle, il faut savoir décevoir son Public ou bien les usagers («en colère»). Sinon Michel dénonce que le gouvernement de droite n’est pas pire,  en tout cas pour les intermittents, que la Gauche, puisque c’est en 92 avec Lang, Aubry… que nous avons perdu 30% de nos droits.
Marie qui travaille en CEC à st Amant nous dit qu’elle n’a pas le droit de grève, soutenir le mouvement de grève c’est aussi casser tout le boulot qu’ils avaient fait en amont pour accueillir ces spectacles et puis ce qui l’attend, elle, c’est pire que le RMI. On lui répond que ne pas avoir le droit de grève c’est une raison suffisante pour faire la grève et que la prise d’otage vient du MEDEF et non pas des intermittents ou des cheminots…
Daniel, enseignant, qui a vécu cette année 5 semaines de grève fait remarquer que tout les emplois précaires (contractuel, vacataire…) sont intermittents. Ces gens la n’ont plus le droit de se mettre en grève, si on laisse faire avec les intermittents cette situation va se généraliser, les intermittents luttent aussi pour ceux qui sont plus précaires qu’eux.
Glenn, intermittent, pense à la rentrée, «si on est tous soudés le mur on l’explose !»
Julie, intermittente qui revient d’Avignon nous explique ce qu’elle a ressenti du mouvement là-bas. «On défendait plus que le statut d’intermittent, on a sacrifié les histoires personnelles », il y avait des sans papier, des enseignants, la confédération paysanne…
Bobby, intermittent de st Amant, «Je suis avec mes amis de Jolie-Môme, je les soutien et j’aimerais être dans la lutte, avec eux, à Paris, mais ici au pays, on ne peut pas faire grève, ça ne fait pas partie de la culture des paysans. Les intermittents sont  les seuls à avoir un impact médiatique depuis qu’ils font grève et le gouvernement se rend compte de la richesse qu’ils génèrent, mais il est malvenu d’arrêter un spectacle ici, on met de l’argent dans la culture au lieu de le mettre dans les infrastructures».
Mathieu, intermittent, «L’enjeu est plus important pour les petits villages, tout le monde doit comprendre l’importance de la culture ; et puis on ne va pas casser le festival, on va faire autre chose».
Michel, intermittent, « Les festivals en grève aujourd’hui donne l’image des futurs festivals, toutes les petites compagnies doivent s’arrêter». C’est aussi ce qui nous permet d’être intègre et de bloquer d’autres spectacles.
André Chassaigne, député maire, reprend les propos «insultants» de Michel, la Droite et la Gauche ce n’est pas la même chose, c’est une insulte pour le parti communiste et c’est un obstacle à la prise de conscience et à la lutte. Ce gouvernement porte des coups très durs aux acquis sociaux. C’est démobilisant de ne pas souligner ce qui se passe depuis 12 mois. Je suis communiste et fier de l’être ! Tu me proposais une quête pour aider la commune à payer le spectacle de ce soir, je n’en veux pas, de toute façon la fréquentation est insuffisante. La politique culturelle en milieu rural impose des choix difficiles, le coût du spectacle de ce soir aurait permis de faire 500 mètres de goudron pour le Moulin de Martial, par exemple, mais la culture rentre dans la qualité de vie. Bobby a tort sur plusieurs aspects. Le choix du festival rock à St-Amant a produit 9 intermittents du spectacle, ils sont les produits de la vie culturelle de la commune, demain combien pourront encore assumer ce travail ?
Si ce statut n’existait pas nous ne serions pas en mesure d’une telle vie culturelle. Nous devons nous aussi mener une lutte auprès du conseil régional, général… Il ne faut pas se diviser, nous sommes en train de rentrer dans une logique de démantèlement des acquis sociaux, la grève est essentiellement la réponse.
Loïc, intermittent, évoque la décision du directeur du festival de la scène/mer qui s’est engagé à n’employer pour la prochaine saison que les compagnies de grévistes.
Christine, qui travaille dans le milieu médical, est choquée de ce critère de recrutement par rapport à la grève.
 Loïc, explique que c’est une forme de soutien aux grévistes, et une façon de dire que notre lutte est légitime. Quel syndicaliste de base a eu une promotion ? Ici c’est le pendant inverse.
Jean-marie, médecin, « Dans l’intermittence, ce sont ceux qui luttent qui perdent leur droit au travail». La gauche si elle voulait qu’on croie en elle, devrait lutter pour le travail pour tous. Pour les retraites il y a eu des évènement préalables, par exemple le gouvernement Jospin Chirac, avec la signature pour l’allongement de la retraite à Barcelone, le projet Balladur…C’est le gouvernement de gauche plurielle qui nous a conduit au 21 Avril.
La solution est dans la diminution du temps de travail massive pour que tout le monde ait du travail, mais la gauche ne l’assume pas. Les précaires ne doivent pas être laissés sur le chemin, tous les prolétaires doivent être unis. La dimension du collectif doit primer sur l’affectif lié au spectacle.
Daniel, enseignant, «le combat des intermittents n’est pas catégoriel, la petite action de st Amant n’est pas inutile, elle participe à gagner la bataille».

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11/07/03
13H Nous allons pour la première fois en assemblée générale à la coordination de Clermont. Le premier point se fait sur l’annulation d’Avignon, se n’est pas réjouissant, ça veut dire que nous n’avons pas gagné. Pour la CGT spectacle, l’annulation est la conséquence du rapport de force.
BILAN DES ACTIONS dans la région  :

A Vichy, les actions sont menées en lien avec le comité de commune et la préfecture. Une prise de parole a eu lieu à l’Opéra, et le spectacle de Danny Boun a été bloqué. La rumeur circule d’une liste noire pour les techniciens du Lundi soir à l’Opéra.

A Clermont, la compagnie Léon L’archer est en grève.
                     La cascadeuse Monique Broyer est en grève.
                     La Tortue magique, compagnie de théâtre, idem.
Au Puy, l’inauguration des musicales a été retardée d’une demi-heure par une prise de parole au sujet des intermittents.
A St-Amant, Wakan théâtre a vu la moitié de son public se porter solidaire des grévistes et aller à un débat organisé par la compagnie Jolie-môme, plutôt que d’aller à son spectacle.
 

BILAN AVIGNON : (Seb de Sabayo)

Environ une trentaine d’intermittents de Clermont sont descendus sur Avignon.
Le « In » avait voté la grève la veille, il n’y avait pas d’accueil, mis à part les inter-luttants qui nous ont informés. Ils se sont tous retrouvés pour faire pression sur le « In ». Vers midi une manifestation très émouvante s’est déroulée, nous avions tous le poing levé,c’était une manifestation commune « In », « Off », Public ou travailleurs…La manif était au départ silencieuse, puis le grondement de la « grève » est monté jusqu’à ce que tout le monde converge sans mot d’ordre vers la cour du palais des papes pour une assemblée avec tout Avignon, à peu près 2000 personnes ; bien que l’organisation du festival fasse tout pour diviser les travailleurs en grève.
Dans le « Off » la solidarité sur les piquets de grève et financière s’organise. Il y a des débats sur le mouvement social, et un collectif du Public s’est constitué.
Sébastien tient à souligner que la grève du « In » ne s’est pas définie par rapport au mot d’ordre de la CGT, mais qu’elle reposait sur les techniciens, dont 3 sur 150, seulement, sont syndiqués. «Les responsables syndicaux sont dépassés par la coordination».
 
 

LA PRESSE :

Trois journalistes de FR3 étant présents à notre assemblée, nous leur demandons,  combien d’intermittents travaillent pour la chaîne régionale ?
Le caméraman nous répond qu’il n’y a pas d’intermittents embauchés à l’année, ils sont engagés ponctuellement pour des remplacements, en ce qui concerne le centre de journal, par contre pour le centre de production le fonctionnement est différent, souvent les preneurs de son, les monteurs sont intermittents.

Nous préparons une intervention de la coordination pour le sujet qui doit passer ce soir sur les intermittents. La journaliste nous pose la question suivante, que pensez vous faire pour le festival de la Chaise Dieu ?
Nous sommes en peu embêtés de répondre à une question encore si éloignée dans le temps, nous décidons alors de dire plus largement qu’aucune forme d’action n’est exclue tant que le retrait du protocole d’accord n’est pas effectué.
Après nous passons à l’élection d’un porte parole, un seul candidat se présente (Arnaud), il est élu, et le président d’assemblée lui donne l’entière confiance de la coordination pour parler en notre nom sans même définir par un vote les grandes lignes qui émanent de notre réunion.
 

QUI A LE DROIT DE VOTE ?

Plusieurs questions se posent en ce qui concerne le droit de vote dans cette coordination d’Auvergne :
- Tout d’abord est ce que les gens présents à l’assemblée ne faisant pas partie de la profession ont le droit de voter ?
-Ensuite est-ce que les intermittents qui ne sont pas de la région ont le droit de voter ?
-Est-ce que les personnes qui étaient présentent à l’a.g et qui sont parties ont le droit de mandater une autre personne pour voter à leur place?
-Est-ce que les personnes non présentes à l’a.g ont le droit de voter par le biais du téléphone ?

Il sera voté oui à tout sauf à la dernière question, qui subira aussitôt une dérogation exceptionnelle pour le cas de Patrick Bouffar, un vielleux très réputé qui a annulé toute sa saison avec son équipe et qui demande de comptabiliser 10 voix en faveur reconduction de la grève.

LISTING DES ACTIONS PROPOSEES :

-Le soir même, intervention à la coopérative, lieu de concert.
-Le 12 juillet, tentative de débrayage au festival rock de Brou Vernet.
-Le 13 juillet 03, interruption ou annulation du bal à Clermont, avec prise de parole, débat, les organisateurs sont pour l’interruption.
-Le 14 juillet 03, Manifestation interprofessionnelle à Clermont à 11h pl. de la Victoire.

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Le 21.07.03
Jolie-môme en grève en Auvergne
 

Après quatre jours de forum intenses sous notre chapiteau à St Amant, nous sommes allés retrouver la réunion des coordinations d’Auvergne, qui s’est déroulée à Vichy et rassemblait des intermittents de Clermont, de Moulins, du Puy, de la haute Loire …
Le débat a tourné autour de la nécessité ou pas de faire la grève, et donc sur les méthodes et les moyens d’action. Pour Jolie-môme et ses amis du théâtre Buissonnier la grève est la réponse essentielle aux attaques du gouvernement et du patronat, ceux qui continuent de travailler pendant que les autres font grève et se battent pour les droits de tous, doivent être conscients qu’ils participent à notre défaite et ne peuvent se dire solidaires du mouvement.
De plus le mouvement des intermittents est déterminant pour la rentrée du mouvement social, nous devons tous en être conscients et nous positionner par rapport au choix de société qui nous est clairement proposé par le gouvernement et le patronat. Le protocole d’accord veut insidieusement nous faire sortir de la solidarité inter professionnelle, le MEDEF cherche par là à détruire l’UNEDIC pour toutes les professions. Notre lutte est donc plus large que se qu’on veut bien nous le faire croire, et son impact peut être historique si nous sommes tous unis dans la grève et dans nos actions.
Un cheminot et un enseignant présents à la réunion se sont positionnés en faveur de la systématisation de la grève chez les intermittents, en se référant à leur expérience de la lutte et en mettant en perspective l’enjeu national que contient notre combat.
Jolie-môme a proposé à la coordination d’Auvergne en reconstruction, de se réunir sous son chapiteau, à St Amant vendredi 25 juillet à 14h, à priori la proposition va être suivie, même si l’on sentait bien quelques réticences par rapport à notre drapeau rouge.
 

Programme du 25 juillet :

10h Préparation de l’ordre du jour.

14h Assemblée générale des intermittents d’Auvergne.

20h Conférence de presse.

20h30 Forum des intermittents ouvert à tous.

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Le 22.07.03
La réunion des compagnies

Le théâtre Buissonnier, Sabayo, Jolie-môme, un des « arrosés » que nous avions rencontré à Bordeaux, et bien d’autres se sont réunis pour mettre au point une stratégie commune des petites compagnies.
Mais tout d’abord chacun se positionne par rapport à la grève de façon individuelle. Les points de vue, des inquiétudes, des questions apparaissent…
Nous sommes pour la grève à la quasi unanimité, sauf un intermittent.

Inquiétudes et points de vue :
Jusqu’où peut on faire la grève pour défendre un statut que l’on va perdre à force de faire la grève. Si on continue c’est qu’on a une optique plus grande que la protection de notre assurance chômage. Mais comment continuer dans un collectif (comme une compagnie), quand on sait que certains des copains vont être éjectés du système ?

Alex, enseignant, « Le risque quand la grève s’éternise c’est qu’elle pourrit».

Steph, enseignante, qui était encore hier dans la dynamique du Forum, a regardé le journal télévisé et a ressenti l’étouffement médiatique du mouvement.

Il y a des bilans sur Avignon dans la presse qui disent que l’impact économique n’aurait pas été aussi important que prévu, parce que les spectacles amateurs sous-louent et jouent. Il faut peut-être se poser la question, est-ce une grève de la profession ou de l’activité ? L’activité des amateurs faiblit l’impact économique escompté, et on entend plus parler la maire (Roig). L’amateurisme commence à remplacer le salariat et c’est ce que veulent le patronat le gouvernement.
 

L’urgence :

Ce 25 juillet, le haut conseil de l’emploi va peut-être signer le protocole qui nous concerne, la CGT appelle à la grève, histoire de redonner l’impulsion à ceux qui ne se sont toujours pas mobilisés concrètement dans cette lutte. Si le texte n’est pas signé, comme on l’espère par la CGT et FO, il leur restera 90 jours pour l’entériner, sinon ils seront exclus des commissions paritaires
De toutes les professions.

Nous préparons l’accueil de la coordination d’Auvergne des gens du spectacle.
Il nous faut créer une dynamique dans cette région qui va compter de plus en plus avec le festival d’Aurillac, la Chaise Dieu…

Les professionnels du spectacle ne peuvent ignorer aujourd’hui l’urgence de notre situation et la nécessité de la radicalisation du mouvement et de la grève.
Il nous faut dénoncer le système dans lequel rentrent ceux qui continuent à travailler pendant que d’autres mettent en péril leurs compagnies, et leurs droits.
Mais la culpabilisation n’est pas le mode le plus pertinent pour rallier les gens à la lutte.

Des commissions se sont créées :

Une commission stratégie du discours a été proposée.

La commission appel aux professionnels.         Elles se chargent de faire des      La commission inter professionnelle.   tracts ciblés, prendre des contacts.

La commission médias :   Dont la première mission est de contacter la presse pour le 25 juillet. Une conférence de presse aura lieu à 20h avant le Forum du soir, ouvert à tous.

La commission Internet / Info -presse : Une revue de presse quotidienne sera établie, les informations sur Internet récupérées, les contacts avec les différentes coordination entretenus, et une liste des compagnies en grève mis à jour (elle ne circulera pas sur Internet, histoire de protéger les grévistes).

La commission intendance : Qui va gérer les repas pour environ 100 personnes et peut-être plus, l’information sur l’hébergement, l’accueil.

La commission action : Qui nous a déjà préparé un coup pour ce mercredi, il s’agit d’un débrayage. Une proposition a été faite à cette commission, faire une grosse pression sur les médias.

Un collectif de spectateurs : S’est proposé, on a déjà vu çà à Orléans, Lille, avec des associations de Public solidaire qui accompagnent les grévistes ou agissent de leur propre chef.

Et le travail des commissions commence immédiatement…

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Le 23.07.03

Nous avions rendez-vous à 13h45 à Ravel, au café de la place de l’église, avec les intermittents d’Auvergne en lutte, pour intervenir sur le tournage des «  choristes » avec Jugnot et produit par Perrin. Nous avons été accueillis par l’équipe technique, réalisateur, producteur, et le rôle principal, dans la cour du château de Ravel. Nous avons pu exposer notre point de vue, l’urgence de la situation pour le spectacle vivant, le documentaire... Le délégué du personnel parlant au nom de l’équipe technique, a dit être conscient des enjeux et que le cinéma subirait aussi les effets néfastes de ce protocole, mais qu’il fallait bien avouer que notre statut avait besoin d’une réforme…C’est vrai, mais pas une réforme qui écrase les plus petits pour laisser frauder les plus gros ! Mr Jugnot n’avait pas l’air tout à fait d’accord avec les abus des grandes chaînes de production, et semblait ignorer la réalité économique des petites compagnies, groupes musicaux, réalisateurs indépendants… « Et puis avec la CGT vous n’êtes pas très populaires ». Mr Jugnot est bien imprégné par la propagande du MEDEF et loin de connaître le mouvement social ; il s’est d’ailleurs montré moins sensible aux arguments des intermittents que le producteur du film.
Le réalisateur a dit : «  de toute façon c’est des rouges.» C’est vrai, mais s’il n’y avait que les rouges qui faisaient grève en ce moment le festival d’Avignon et bien d’autres n’auraient pas été annulés.
Nous leur avons demandé de se mettre en grève le plus rapidement possible en leur rappelant la date primordiale du 25 juillet, un vote à bulletin secret aura lieu dans la soirée du 24, comme cela c’était déjà produit en début de tournage.

Après cette tentative de débrayage, nous avons redéployé notre chapiteau, à la fraîche, pour pouvoir accueillir la coordination des intermittents et faire le forum ce vendredi 25. Et puis nous avons rencontré la compagnie musicale « ça déménage à trois » qui va sûrement jouer demain à St Amant dans le cadre d’une tournée CCAS ; alors que le directeur de la CCAS est lui-même pour la grève des intermittents, le paradoxe est fort ! Dans le microcosme de St Amant, les contradictions et le manque de cohésion du mouvement des intermittents, apparaissent de façon encore plus criante, puisqu’ils vont jouer au pied de notre chapiteau et sa banderole en grève. Ces intermittents disent qu’il y a plusieurs moyens d’être solidaires du mouvement, mais aucune vraie proposition ne se dessine, si ce n’est continuer à jouer comme si de rien n’était, et puis bien sûr répondre aux questions des gens au sujet des intermittents.

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Le 24.07.03

Suite à notre discussion et repas avec la compagnie « ça déménage à trois », nous avons appris que la compagnie refusait de jouer dans de telles conditions de pression. Etrange que cette pression intolérable ne les paralyse qu’après un mois de grève ?
Il était pourtant hors de question que nous bloquions le spectacle, mais il semble que la dynamique de lutte créée par Jolie-môme à St Amant empêche physiquement les gens de jouer, sans même qu’il y ait une menace, c’est pourtant cette « menace » que la compagnie « çà déménage à trois » a prétexté auprès de la CCAS et des habitants du village vacances, pour fuir la rencontre avec le public et les organisateurs. Ni le fait de travailler pendant la grève du spectacle, ni celui de faire la grève et de rencontrer le Public et les organisateurs pour en parler, n’a été assumé, et Jolie-môme risque des représailles... Le comble c’est qu’ils aient  voulu quitter le village sans nous informer du  communiqué qu’ils avaient écrit, et  de la situation qu’ils créaient en ne respectant pas leurs engagements.

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Le 03.08.03

Désolé pour le retard du compte rendu, mais beaucoup d’entre nous étaient partis à droite à gauche, à Chalons, La Chaise-Dieu, Caen, Aurillac, Paris, et l’assemblée des travailleurs du spectacle en Auvergne n’a pu se rassembler qu’après la manifestation de la Chaise-Dieu ce dimanche 03 août.

L’ordre du jour était : -   Compte rendu de Caen
- Point des commissions Aurillac et Chaise-Dieu
- Création d’une commission Larzac
- Mandatement d’une délégation pour Lyon
- Préparation des actions (mardi 05 action nationale)
 

 Caen :
Un des sentiments qui ressort de cette rencontre de la coordination nationale à Caen, c’est qu’il y a eu beaucoup d’énergie perdue sur les raisons d’être de cette coordination, il s’agissait en fait d’une assemblée générale de structuration de la coordination nationale. Mais deux textes primordiaux pour notre coordination ont été votés :
- La venue les 14 et 15 août 03 des commissions action de toutes les coordinations pour la préparation à la grève à Aurillac. (16 pours, 10 contre, 4 abstentions)
- Et l’appel au soutien des grévistes à Aurillac du 20 au 23 août. (Un seul vote contre)

 La commission communication a beaucoup parlé des outils avant même de parler du fond qui fédère la coordination nationale.

La commission action reste sur le mot d’ordre de grève. La stratégie d’action est crescendo Marciac, Chaise-Dieu, Aurillac :
 - Le 04 août action locale « action caviar »
 - Le 05 août action nationale
 - Le 15 août rentrée parlementaire.

Les commissions étaient assez constructives mais les résultats n’ont pas été avalisés par la coordination nationale, un autre regret est exprimé, celui de n’avoir pu faire un communiqué de presse national à cause de la méfiance envers les médias. Le prochain rendez-vous de la coordination nationale aura lieu à Paris pendant la semaine qui précède Aurillac.
 

Point de la commission Aurillac :

Elle doit organiser l’accueil des coordinations pour les 14 et 15 août, l’hébergement, la cantine, le Q.G, les relations inter professionnelles…

Un premier voyage c’est fait à Aurillac, il y a eu une rencontre avec les élus qui a donné suite à une réunion publique pour le 12 août, une lettre de soutien aux intermittents demandant le retrait du protocole a été signée par une centaine de commerçants, une réunion avec l’U.D CGT a eu lieu et les relations inter professionnelles semblent bien parties pour certains secteurs.

Une délégation doit partir à Aurillac très vite pour tout préparer, et nous devons nous mettre d’accord avec le collectif «  restons vivants », la coordination nationale, sur la stratégie à adopter pour que la situation de Chalons ne se reproduise pas. On décide de faire un appel au soutien financier des autres coordinations. Un appel sera fait au Larzac, aux travailleurs et spectateurs solidaires qui voudraient nous rejoindre à Aurillac.

Point de la commission Chaise –Dieu :

Un tractage auprès des commerçants a été effectué, ce qui a provoqué leur colère car ils n’avaient retenu qu’une partie du titre « Sauver le festival  = retrait du protocole du 26 juin ». Jean-Michel Mathé, le tout nouveau directeur du festival s’est personnellement positionné contre le protocole mais n’a pu aller jusqu’à parler de retrait, coincé comme on l’a vu à la réunion publique du soir entre les commerçants et la municipalité, mais il promet de tout faire pour contacter Mr Barrault qui est parti en vacances.
 

Création d’une commission Larzac :

Nous savons qu’un stand de 6 mètres de long sera tenu par la coordination de Montpellier, qui organisera un débat sur la culture ainsi qu’ATTAC.
Des groupes Bordelais veulent sensibiliser le Public après les représentations sous leur chapiteau. Nous savons qu’un gros travail de tractage d’affichage et d’intervention est nécessaire pour préparer Aurillac et Jolie-môme veut marquer la grève qu’elle mène depuis un mois et demi au sein de cette fête militante et ce foisonnement de concerts de soutien à la confédération paysanne pendant la grève du spectacle.
 

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Il y a eu Aurillac mais nous n'avons pas eu le temps de faire un journal...
Par contre Coco du Quartet Buccal résume Aurillac comme ça (ICI)
Puis la reprise du boulot en septembre...
Pour la lutte nous avons rejoint la coordination Paris alors si vous voulez des infos,
 il y a le site de la coord et celui de la CGT-spectacle (retour en arrière d'une page)

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Aurillac par Coco
le 14 et 15 nous nous retrouvons à Aurillac avec plusieurs représentants de coordinations régionales et réfléchissons aux moyens à mettre en place pour que ce festival puisse devenir le signe le plus fort possible de notre détermination et continuer d'inscrire notre lutte dans le champ de toutes celles qui ont eu lieu au printemps.

Nous sommes persuadés que la grève est en core le moyen le plus efficace mais avons conscience des difficultés des compagnies de rue qui font leur beurre et leur saison sur quelques mois.
alors nous proposons le débrayage 6 heures par jours dans des créneaux différents.
cela semble avoir convaincu les plus farouches opposants à la grève simplement parceque cela permet de mettre en place les "fameuses actions" avec le plus de monde possible pourqu'elles soient lisibles

les "restons vivants" ne cessent de répéter que notre cible est la même et que tout le monde, gréviste ou pas, se bat pour le retrait du protocole mais pas de la même manière!?!

l'autodétermination: ah! la fameuse autodétermination! pilier de la lutte à Aurillac! maitre mot de ceux qui ne veulent pas faire grève! j'ai entendu ça à la cellule "bloquer des spectacles c'est aussi de l'autodétermination" dans le mille!!

et je me souviens que j'en ai vu beaucoup devant le gymnase à Avignon qui par leur présence entendaient aider le "in" à "s'autodéterminer"...... pour la grève!

ici cépacom'ça ici c'est la rue!!
la proposition du "décalage horrible" apparait plus comme un refus du débrayage que comme une simple contreproposition j'entends clairement que le mot même de "débrayage" choque puisque " nous ne sommes pas des ouvriers" et plus tard à la cellule de médiation que "la grève ne peut pas nous concerner puisqu'elle se fait contre un patron et que nous sommes nous mêmes, nos propres patrons!"

Quand j'entends ça je me tais fatiguée d'avoir toujours à justifier de l'éfficacité de la grève fatiguée de répéter ce que pourtant tout le monde sait: qu'elle nous a permis de nous fédérer, de nous faire entendre, qu'elle a fait vaciller les fauteuils ministériels (quand on sait qui l'on a en face c'est pas rien), qu'elle seule a su représenter aux yeux de tous l'intensité de notre colère et de notre détermination, que cela vaut encore le coup qu'on la fasse puisque même ce droit là est remis en cause (cf sur le net le proget de loi concernant le service minimum)...

A la coordination on travaille à construire des ponts avec "restons vivants" ou le "in" c'est comme on veut.
Certains viennent nous voir, participent aux forums, exédés parfois par notre fonctionnement (on s'inscrit pour la prise de parole et la liste est parfois longue, on ne peut pas se répondre directement)
Mais c'est comme ça, ça permet aux grandes gueules de se taire longtemps et aux autres de s'exprimer
C'est comme la grève on n'a pas trouvé mieux alors on patiente et surtout on écoute et parfois on se tait quand tout a déjà été dit ça s'appelle de la démocratie directe et pour accepter ça il faut des bonnes doses d'humilité

les programmes du "in": quelle histoire! ils sont dérobés mis dans un camion on vient nous chercher à la cellule "ils sont en train de mettre le feu aux programmes!" finalement les programmes sont intacts mais les "voleurs" et autres "terroristes" fusent . La direction et "restons vivants" reprennent la confiance qu'ils nous avaient soit disant donnée considérant que ce geste c'est la hache de guerre déterrée
au même moment avec georges nous prenons contact pour que la manif interpro du lendemain soit préparée par la coordination et "restons vivants"...comme quoi!
beaucoup de bruit pour pas grand chose puisque tout le monde en voulait à ces programmes mais comme d'hab les actions de la coordination ne rentrent pas dans le cadre (cette action a été faite spontanement, il aurait sans doute fallut l'inscrire dans le programme...comme le grand cri qui bizarrement n'a jamais dérangé de spectacle, lui!)
finalement les programmes n'ont jamais disparu du festival bien qu'ils aient été envoyés au ministère le jour de l'inauguration du festival il en restait toujours assez pour aider les festivaliers à s'y retrouver

un "festival resistant": je pense à lubat et à uzeste
peut-on faire qu'un festival soit militant tout en permettant de jouer dans les meilleurs conditions?
on sait ce que cela représente en quantité de travail quand il faudrait en plus "débrayer", être présent sur les actions par solidarité, avoir le temps d'organiser des forums des débats etc...
j'ai bien entendu l'impossibilité de débrayer pour l'équipe administrative et l'équipe technique et ne doute pas que certains auraient souhaité s'investir plus dans la lutte mais jouer ou militer il faut souvent choisir est-il suffisant pour qu'un festival puisse se dire "en resistance" qu'il acceuille les coordinations, adhère au cri, mette en place une cellule de crise devenue cellule de médiation, permette à la fédé d'organiser des forum?

Quoiqu'il en soit les coordinations auraient été présentent le cri aurait eu lieu la fédé aurait organisé ses forums ( je me tairai sur la cellule de médiation qui parfois fut utile)
la volonté y était peut-être mais l'engagement difficile à tenir la peinture blanche: sur les affiches publicitaires, les banques, mac do, les grilles de la mairie, de la préfecture et plein de messages par terre comme on veut et celui qui a inscrit "tout est à nous rien n'est à eux" a fait flippé monsieur le maire et les élus sans le savoir qui demandent à voir les syndicats dès le lendemain matin tout ça pour du blanc d'Espagne qui part à l'eau de pluie c'est dire si la marge de manoeuvre est étroite et que l'imprévu de nos actions emmerde ces messieurs ...et d'autres
la résistance oui, mais gentiment ( un peu comme restons vivants?)

la prise de la mairie: j'ai entendu parlé de 1500 personnes. peu importe on était très nombreux erreur de programme pas prévue cacahuète doit jouer à 17h vers 16 heures ça discute sérieux ils veulent jouer et nous on a dit qu'on ne bloquerait pas de spectacle quand je dis "nous" c'est la coordination en tout cas ceux qui sont là depuis le 14 et qui passent leur temps à négocier des ponts avec restons vivants et le festival impossible de faire jouer cacahuète à 20h (on me dit plus tard qu'il aurait fallut changer de place ou d'horaire 3 spectacles), n'importe, ce qui se passait devant la mairie à ce moment là valait bien qu'on passe au moins une heure à tripatouiller le programme pour trouver une solution au lieu de cela 5 personnes d'une compagnie se retrouvent face à 500 personnes dont une bonne moitié qui ne veut pas partir on n'est pas d'accord entre nous et c'est normal et ils avaient raison ceux qui voulaient rester c'était quoi le plus important à ce moment là? que cacahuète joue ou bien que nous puissions marquer notre détermination par le nombre et l'action dans un festival dit resistant?

Cacahuète a joué malgré les mauvaises conditions et le choix a été fait: ça devait jouer à Aurillac
de cela a découlé la confusion, la radicalisation car comme disait gilles "quand la colère ne peut plus s'exprimer elle se radicalise": le blanc d'espagne crée de "l'émoi" chez les politiques, faut laisser la place de l'hotel de ville à ceux qui veulent jouer... ya basta

les spectacles n'ont finalement pas été bloqués nous avions des choses plus importantes à faire!
le dernier jour: "ya une action de prévue aujourd'hui? parce que sinon on débraye pas!"
ouais ya peinture sur yaourt et collier de nouilles! le "in" incapable de se mettre d'accord sur une journée de grève le samedi alors une fois finie la manif interpro (qui dérange encore un spectacle à l'hôtel de ville décidemment on peut vraiment pas nous faire confiance!) des copains de la coordination se barrent à la chaise dieu et d'autres boivent des coups chez les moralès (ah les moralès!!) et y zont bien raison et moi je m'en vais zont qu'à militer les non grévistes du "in" qui nous ont seriner qu'il fallait attaquer les bonnes cibles, faire des actions efficaces "c'est pas grave si le festival est annulé on occupera la ville et on jouera!" jvous jure que j'ai entendu ça et que j'y ai cru!!
yen a qu'on joué le dernier jour et je m'en doutais et je m'en fous et d'autres qui ont joué et je pensais qu'ils donneraient au moins cette dernière journée à la lutte d'une manière ou d'une autre et qu'on pas été foutus de la mettre en place!
"Septembre 2003 la rue gouvernera" pourvu que ce soit pas celle que j'ai vue à Aurillac!!

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AG du 04/07/03

COMMISSION REFLEXION  « Il est important de continuer d’avancer pour la conquête de droits nouveaux. » Les abus concernent l’inspection du travail.
Le ministre promet plus d’argent pour l’ensemble du secteur culturel alors que le budget est annoncé à la baisse. Le nouveau système d’assurance chômage et mode de calcul va permettre un dégraissage aussi bien à Eurodisney que dans les petites compagnies. Obligeons les à considérer les richesses créées par l’emploi intermittent. Comme préalable dans la perspective d’une réforme, il faut la création d’une organisation d’intermittents syndiqués et non syndiqués qui aura pour fonction de clarifier les chiffres ; étudier d’autres sources de financement pour l’assurance chômage.
En ce qui concerne les annexes 8 et 10, il est hors de question de se laisser diviser. Réclamons une annexe unique. Nous exigeons aussi un plancher à la hauteur du SMIC. La politique c’est aussi de la culture !

COMMISSION ACTION (Bilan de la veille) :
Lille 6h du matin, 5 camions de FR3 ont été bloqués et retardés d’une journée de travail.
M6 «à la recherche d’une star » intervention d’un intermittent.
I.T.V idem
Et aujourd’hui intervention au j.t de CANAL+ .

COMMISSION AUDIOVISUEL : Un texte est rédigé, pour un large public, il doit être diffusé dans les productions et les plateaux de tournage. Par ailleurs une bande son sera enregistrée et diffusée dans les salles de cinéma.

 COMMISSION EUROPE : Lecture d’un texte adressé aux compagnies allant travailler cet été en Europe. En substance : L’Art et la culture sont en danger dans nôtre pays ! Le gouvernement nous ôte la possibilité de travailler correctement. Depuis 1959 nous bénéficions du statut d’intermittent, et aujourd’hui le gouvernement l’attaque sans consulter les concernés. Les accords signés par le MEDEF et les syndicats minoritaires vont exclure 1/3 de la profession de toute indemnité. Un laboratoire de réflexion est nécessaire, artistes et techniciens rejoignez nous pour construire un statut Européen !
 

COMMISSION INFO-DOC : Une lettre ouverte au Président de la République a été écrite. Des fiches par corporations sont établies sur notre manière de travailler. Un questionnaire anonyme va être fait, chacun devra répondre le plus précisément possible sur le temps de travail déclaré, le temps de travail réel, et les indemnités versées.

AVIGNON : Il y a une forte pression exercée par la direction du festival, par contre les commerçants sont en bon rapport avec le mouvement. Nous voulons éviter l’annulation du festival car nous perdrions la tribune qui nous met en relation avec le public. Des actions très fortes sont prévues, certains lieux font déjà appel à des vigiles, puisque  Faivre d’Arcier refuse de faire appel aux forces de police. Le danger d’Avignon serait de faire une division in et off. Il faut faire des actions transversales, sinon le débat sera anti-institutionnel.
Pour les petites compagnies faire la grève à Avignon est un gouffre, il faut développer une solidarité. Par exemple : des théâtre peuvent s’engager à programmer les compagnies sinistrées, des villes peuvent les soutenir. Des moyens de pression sur les loueurs de salles peuvent être envisagés. Il faut recenser toutes les possibilités. La coordination nationale des intermittents et précaires se créera sûrement à Avignon. Des bus partiront de Paris lundi soir pour arriver à Avignon mardi matin (300fr /pers).La direction du festival d’Avignon annonce qu’au niveau technique le festival peut commencer.
Il faut faire d’Avignon une vraie ville vivante, avec des intermittents en lutte, et pas seulement une pompe à fric.

La CGT appelle à des manifestations dans toute la France pour ce 8 juillet. Lors de sa dernière entrevue avec Aillagon, le syndicat a vu un ministre bien emmerdé, et les membres de son cabinet incapables de comprendre le mémorandum établi par la CGT. Par contre le président de la FESAC a complètement changé d’avis. Même la CFDT reconnaît le problème des 507h sur 10 mois, et celle-ci a même proposé le fameux moratoire sur les accords (et non pas la CGT comme le laissait entendre France-info).
Ce soir sur France-inter J. Voirin, J.Pesquin, et J.M. Ribes sont invités à
 Parler de l’intermittence dans «le téléphone sonne» .

ACTIONS ET RENDEZ-VOUS :

Pour le 04.07.03 :
18H30 Opéra Garnier action symbolique.
Pour le 05.07 :
7H45 La Villette, piquets grande halle.
10H 11H RDV commission action.
11H RDV TOUR EFFEIL pour soutenir le collectif éducation (pont de  L’Alma).
12H RDV  débat sur la radicalisation des actions.
14H A.G La Villette.
Après l’A.G action symbolique  à Beaubourg (tous en noir ).
COMPTE RENDU DE L’AG DU 5 JUILLET 03 TENUE A LA VILLETTE – PARIS
COORDINATION DES INTERMITTENTS ET PRECAIRES ASSOCIES DE PARIS.
 

ORDRE DU JOUR

COMPTE RENDU DES COMMISSIONS :

COM
ACTION
INTER-REGION
INFO-DOC
REVENDICATIONS
PUBLIC
EUROPE
INTER-PROF
AUDIO-VISUEL
PRESSE
INTER-SYNDIC

- LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : J. CHIRAC.

- LA QUESTION DU STATUT DE LA COORDINATION EN ASSOCIATION

- ENVOIS D’Une DELAGATION A LYON POUR RENCONTRE AUTOUR DE L’EVENTUELLE CREATION D’UNE COORDINATION NATIONALE
Soumis aux votes

- AVIGNON – GREVES – ACTIONS ?

- POINT SUR LES ACTIONS DU JOUR ET A VENIR.

- APRES L’ORDRE DU JOUR OUVERTURE D’UN TEMPS DE PAROLES ET D’UN DEBAT SUR LA RADICALISATION DES ACTIONS FUTURES.
 

PRESENTATION ET INFOS DU JOUR.

PRESIDENT :SERGE
MEDIATEUR : JEANNE
TOURS DE  PAROLES : SAMMUEL
SECRETAIRE : LAURE ET STEPHANIE
VOLANTE : SOPHIE

INFOS :

Aillagon a reçu ce matin les différentes confédérations syndicales individuellement.
Logistique Avignon :
Départ en bus : inscription à la permanence téléphonique de la salle Olympe de Gouge : 01 43 67 7676
Horaires : bus 1 : Départ porte d’Orléans lundi 9 h Aller simple, gratuit.

Bus 2 : Départ lundi soir 22h Rue Merlin salle Olympe de gouge
Retour d’Avignon mardi soir Horaire à confirmer arrivée mercredi matin à Paris
Tarif : 50 euros.

RAPPORT INTER-REGIONS: (Fred, Musicien)

Hier : Réunion au Palais des Congrès de Toulouse avec le Maire et les Elus de la Région. Les intermittents ont voulu s’y inviter et les forces de l’ordre les ont chargés : Deux blessés.
Une délégation a été néanmoins reçue : pétitions pour le non agrément de l’accord du 26 juin. A l’attention du Gouvernement.

Le Conseil Régional apporte son soutien de façon matérielle à la coordination en place à Toulouse (ordinateurs, fax…) Un budget est à l’étude pour leur venir en aide.

Pour les Francofolies de la Rochelle et les vieilles charrues de Rennes :
Recherche de monde pour la mobilisation et les actions.

A La Seine sur mer : le Maire s’est engagé à n’embaucher que les compagnie de grévistes.

COM. ACTIONS :

La villette continue : tout les matin rdv à la grande Halle à 7h45 .

12h45 hier, le plateau de I TV a été investi par les intermittents, lecture en direct du texte voté en AG.

Blocage du tournage de la série « PJ »

France5 : l’animatrice déclare être solidaire du mouvement des intermittents et demande le non agrément du protocole d’accord.

Au Zénith : Concert de Gilberto : une délégation à pu lire devant 7 000 personnes le texte voté en AG.

Action Blocage public à l’opéra Garnier à 18h30-20h : l’opéra fera grève le 8 juillet, la lecture du texte à été faite avant la représentation de « Gisèle » le soir même.

La Comédie française a déclaré hie soir qu’elle suivrait peut être la grève du 8.

COM. INFO-DOC :  (Jean-Francis :  comédien)
Ce soir 18 h réunion information sur le protocole d’accord et demain une étude statistique sur les conséquences de l’application de ce protocole sur les différentes corporations pourra être mis à disposition.

COM. REVENDICATION : (Jérôme : acteur)

Ce matin à 11h s’est tenue la première réunion de cette commission qui se poursuivra après l’AG à la Salle O de G

La première revendication est : le retrait du protocole d’accord.

Ensuite : Création d’une table ronde avec l’ensemble des acteurs du secteur culturel à laquelle participerai : l’UNEDIC et l’Etat.
Autour des thèmes : Clarification des chiffres annoncés et jamais explicité en détail/ Etudes d’autres sources de financement des Assurances Chômage/Débat sur les politiques culturelles et les droits sociaux/prise en compte de la discontinuité du travail dans le calcul de notre assurance chômage.

La Commission essaie de voir les choses point par point et de ne pas tout mélanger.
Reconsidérer la Réforme pour des droits nouveaux en prenant en compte cette spécificité (de la discontinuité) et la mettre en rapport avec les productions de richesse que génèrent les événements culturels auxquels nous participons.

COM. PUBLIC : (David)

Un Argumentaire est à disposition pour ceux qui distribuent les tracts et tous ceux qui ont un rapport avec le public et les médias. Cet argumentaire répond à tout un tas de questions Types. Il permet de repréciser aussi qui sont les véritables fauteurs de troubles : à savoir le Médef et le Gouvernement qui nous mettent dans la situation de devoir faire grève pour se faire entendre.

Appel à une réflexion autour de la représentation et du message de notre mouvement au près du public. Attention au forme et moyen « agressif » à leur égard : siffler, huer. Il faut continuer à sensibiliser et informer le public et ne pas se couper de lui.
 
 

COM. EUROPE : (Yuta et Laurence)

Inventaire du terrain Européen sur le statut des artistes.
Demain 9H rdv salle Olympe de Gouges pour la préparation d’un texte destiné aux compagnies Françaises travaillant à l’étranger cet été.
L’exception culturelle Française, ne doit pas rester une exception si elle veut durer .
SITE INTERNET : lienseurope@no-log.org
Demande d’un traducteur pour textes en portugais.
 

COM. INTER-PRO : (Sylvie, comédienne)

Sont représentés à ce jour : les Archéologues, photographes, étudiants en architecture, et beaucoup d’enseignants.
Pour l’instant la commission essaie de définir ses liens avec les autres commissions.
Un tract sera écrit ce soir pour prendre des contacts avec les autres professions
Les enseignants veulent comprendre les mesures qui nous touchent pour pouvoir informer autour d’eux dès cet été.
Une commission de vigilance des enseignants est en place pour l’été.
Demain présentation du tract et soumission au vote.

COM. AUDIO-VISUEL : (Fahrida réalisatrice – sfa, cgt)

Bilan des actions menées depuis la semaine dernière :
- lettre d’un collectif du Syndicat Français des réalisateurs – cgt :
« Pétition aux diffuseurs et producteurs » les retours sont rares.
- Action sensibilisation du public lors des séances du festival du cinéma des cinéastes.
- Action-blocage des camions du groupe TSF dont le président dirige aussi la FICAM (qui réunis 150 entreprises cinématographiques) affiliée au Médef.
- Blocage des camions CARGRIP et SVL Idem groupe TSF ;
- Blocage des prestataires de services lors de départ en tournage,  sensibilisation au débrayage : Sillicone (8 sociétés de prods).

Une idée émanant de Bordeaux : Faire voter un texte qui serait enregistré pour un comédien(ne) populaire et diffusé dans le maximum de salles de théâtre et de cinéma possible ; ce texte  énumèrerait la liste de toutes les professions concernées par l’intermittence et prenant part à la création artistique, ce texte conclurait par : «et tant d’autres…» Dans la nuit du 26 juin les Syndicats minoritaires ont signés un accord avec le Médef. Cet accord s’il est agrée par le gouvernement met en péril une grande partie de la profession ce qui signifie que des milliers d’œuvres ne verrons plus le jour…
…«La culture a un prix mais son absence coûtera encore plus cher. »

Contact Marine pour les salles prête à diffuser cette bande son.

COM. INTER-SYND : (Samuel)

Depuis hier, nous sommes en lien avec la CFDT et toutes les fédérations de salariés en désaccord avec leur confédération Nat. ; la CFDT de Lille va communiquer une liste des régions qui partage son désaccord. Lundi soir nous aurons la liste de ces fédérations.
Mohamed et Michel : CGT :
- Aillagon a pris contact avec toutes les confédérations syndicales pour une réunion plénière. Il a finalement reçus les délégation une à une, la CGT en première position. Compte rendu : la situation est surréaliste, le mémorandum établi par la CGT n’a même pas été contredit par le gouvernement qui parle d’aménagement sur les formation Afdas. Nos catégories professionelles sont les seules à être exclues de la solidarité inter-professionelles ; pas d’allocations de fin de droit, sur ce point une arrangement est peut-être possible.
- Le point le plus dur est l’article deux sur lequel ils ne veulent pas reculer : 507H sur 10 MOIS  pour 8 mois d’indemnisations.
- Il revient aux partenaires sociaux de faire revenir le Médef et le gouvernement sur ce point.
- Aillagon est inquiet pour le 8 et reste très embarrassé.
- Son directeur de Cabinet : Mr SERUTI (proche de Madelin) reste très offensif et martèle que le processus d’agrément est engagé et qu’il ira à son terme et qu’il faut sortir de la crise.

Michel CGT :

La culture est un élément constitutif de la cohésion sociale : le président de la république doit prendre position.
Le ministre de la culture ne détient plus de pouvoir sur les négociations ; la discussion se fait via Matignon. Et le Médef exige l’agrément à cause de la Réforme de la sécu. L’épreuve de force avec les intermittents va garantir au Médef son pouvoir d’intervention.
Inquiétudes sur le désordre public, crainte que ce mouvement « de minorité » ne devienne un Mouvement de société beaucoup plus large.

Dans les 48h : soit le gouvernement reprend les négociations, soit il sera tenu pour responsable de la suspension des festivals et du manque à gagner.

SUD BASTILLE :
Il y a 3 ans 14 milliard d’Euros d’excédent à l’UNEDIC
     Les grands patrons ont vidé les caisses par l’exonération de charge.
Ce qui est en jeu c’est le RMI ET RMA (prévu pour la rentée ).
Quand on sera tous au RMA se sera la privatisation du secteur culturel.
Sachant que, de plus, l’exception culturelle Française à l’OMC à été signée  en 95 et  sera renégociée en 2005.

SYNAVI : (syndicat du spectacle vivant)
SITE INTERNET : futursyndicat.free.fr
                                Synavi.free.fr

INTERVENTIONS :

Barbara nous rappelle qu’un article de la constitution Française donne le droit et même le devoir au peuple de se soulever quand le gouvernement viole la constitution.

Réalisateurs (SRF) réunion hier avec le ministre de la culture.
Il reconnaît que cette réforme exclue ceux pour lesquels ce régime avait été institués. L’unanimité des réalisateurs soutien le mouvement même s’ils arrivent tardivement.

Dominique (de cirque nouveau) : en ce qui concerne l’action de l’Hôtel de ville : Y-a-t’il eu négociations entre la CGT et les forces de police ?
Réponse de la CGT : Il n’y a eut aucun arrangement qui dénaturerait l’unité du mouvement.

Michel (Jolie-môme) : Actuellement, entre la violence policière et les listes noires du patronat nous pouvons renouveler la tradition des piquets de grève.
Les petites troupes doivent prendre leurs responsabilités et se mettre en grève.

Anonyme : « tout le monde à intérêt à ce que la culture existe, il faut créer une caisse de contribution sociale à la culture.

Dominique (SFA) : Attention à l’inimitié entre la CGT et la coordination.
Idée d’action : aller sur les marchés, créer du rapport avec eux , passerelle OGM, Culture télévisuelle, précarité sociale.
 

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE :

Lecture de ce texte par Lionel (conf. : Texte affiché salle O de Gouges, panneau commission presse, texte voté avant d’être débattu, majorité pour, à l’a.g.. Une voix contre exprimée : (pierre-jean, non-syndiqué) «J’ai du mal à demander à Mr Chirac qui devrait être en prison, de me représenter actuellement.»
 

COORDINATION NATIONALE à LYON :

Demain réunion des coordinations régionales à Lyon, pour la création d’une coordination nationale. Il a été décidé par la majorité qu’une délégation participe à cette réunion. Il a été également décidé que les trois personnes nous représentant serait désignées par la commission inter-com. Les questions et les remarques :
- Combien de coordinations en province et combien sommes nous ici ?
- Barbara pointe que le lieu symbolique où la coordination devrait naître c’est Avignon. On lui répond qu’il faut anticiper le mouvement, et arriver là-bas avec une coordination déjà construite.
Le choix de ces trois personnes aura lieu a18H à O de Gouges.
 

PROPOSITION du statut (association loi 1901)
Pour structurer le mouvement, créer un cadre légal de fonctionnement, et une représentativité institutionnelle plus claire.

BILAN ACTIONS :
Pour tous problèmes d’interpellation en cours d’action deux numéros d’avocat :

Romain SABON : 06 86 17 23 76
Irène TERREL : 01 45 87 29 54

Vous pouvez également consulter un petit ouvrage «Garde à vue : Mode d’emploi» collection : L’esprit frappeur.

7H45 LA VILLETTE piquets de grève à la grande Halles.
10H ACTION RDV à GOUGES . Sauf demain RDV à 8 h avec des voitures.
17H30 REU INTER-PRO
18H Election de la délégation pour Lyon.
19H Majestic Bastille Soutien au réalisateur JP TORME qui a retiré son film du festival de Paris et subit des pressions financières.
20 H Action Beaubourg.
20H30 RDV pour créer Assoc 1901.

DIMANCHE :
8H RDV Salle OdeG avec des voitures
11H 00 OdeG Pour Blocage.

LUNDI :
5H OdG Action Audio visuel 80 personnes
8H Mo Ternes Idem 100 personnes

MARDI :
Manifestation : Départ 17 H République pour Matignon.

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SYNTHESE DU FORUM SUR LA LUTTE
PENDANT LE FESTIVAL DE JOLIE-MÔME EN GREVE  A ST AMANT
Le 17.07.03

THEMATIQUE DE LA SOIREE : LA MARCHANDISATION

La place de la lutte à St amant-Roche-Savine :

Dans le cadre des rendez-vous des jeudi de l’inattendu à St Amant, où Jolie-môme a ouvert le festival de ses 20 ans, il y avait vraiment de l’inattendu, le festival était devenu un forum et les acteurs étaient partout, sur la scène autant que sur les gradins, pour parler de leur lutte. Le débat a eu du mal à suivre son fil directeur, tout se mélangeait, les 20 ans de Jolie-môme, la grève, la situation locale avec les travailleurs en contrat CEC (de réinsertion) pour qui c’était le fruit d’un an de préparation qui ne verrait pas le jour comme ils l’avaient imaginé. Le village avait déjà était touché lors de la journée de grève nationale le 26 juin, mais depuis les spectacles continuaient à se produire. Jolie-môme arrivant au galop avec dans les pattes ; le mois de mai à Bordeaux avec tout le mouvement social, et la suite à Paris en finissant par le mouvement des intermittents ; n’a pas su se freiner dans son action « démesurée »par rapport à ce petit village. La commune  est consciente des problèmes qu’amènerait la réforme, mais on trouve que l’action de jolie-môme est trop véhémente et risque de passer pour méprisante.
Jolie-môme fait son autocritique, et reconnaît qu’elle a mal pris en compte la réalité locale.
 

LE REGIME DES INTERMITTENTS ET LA REFORME
Le statut des intermittents est né en 1936, il s’agissait d’un salaire de complément pour les techniciens de cinéma, lors de leurs périodes chômées.
En 1969, le statut s’est étendu au spectacle vivant.

Ce statut a subi plusieurs réformes dans ces modes de calcul…
En 1992, avec J.Lang comme ministre de la culture les intermittents ont perdu 30% de leurs droits, mais l’obtention du statut restait sur 12 mois pour un temps d’indemnisation équivalent et un jour chômé correspondait à un jour non indemnisé.

Avec le nouveau protocole d’accords…
Les intermittents devront déclarer 507 heures sur 10 mois pour une indemnisation équivalent à 8 mois. C'est-à-dire 243 jours auxquels les jours déclarés ne sont pas soustraits. Ce système induit un décalage qui ne permet plus de connaître sa période de réexamen de droit, pendant laquelle les cachets ne seront plus comptabilisés pour l’obtention du statut.
 Le mode de calcul des jours de carence est considérablement modifié, un jour non déclaré pourra ôter jusqu’à 15 jours non indemnisés.
Et bien sûr les plus gros cachets seront encore mieux indemnisés, tandis que les plus petits seront punis, par ce mode de calcul, dès qu’ils feront un bond dans leur salaire, et seront soumis à la loterie organisée par le patronat.
Il s’agit d’un véritable recul social qui se cache derrière la chasse aux abus, alors que le protocole d’accords renforce la fraude des grandes chaînes de production télévisées.
 

SOILDARITE AVEC LE MOUVEMENT DES INTERMITTENTS
Les travailleurs de tous les secteurs sont présents sous le chapiteau, et expriment leur solidarité ou pas aux grévistes intermittents. Cette lutte c’est la continuité du mouvement social des mois de mai, juin, il faudrait tenir tout l’été pour garder la dynamique pour la reprise du mouvement à la rentrée.
 

LA MARCHANDISATION :
- Le MEDEF : Son intérêt est de prélever des capitaux sur le spectacle « artisanal »pour favoriser les spectacles commerciaux et donc la marchandisation de la culture.

- « Le monde n’est pas une marchandise » : Dans notre société capitaliste il l’est forcément. Attention de ne pas se dédouaner derrière se slogan et de ne pas lutter contre la racine du problème, le capitalisme.

-Trouver une place dans la société ou bien transformer la société ? Là est la question.

L’INTERPROFESSIONNALITE
La fonction de la lutte des intermittents aujourd’hui est de faire le lien entre les différentes luttes avec les autres professions. Les travailleurs des secteurs de l’éducation nationale, de la santé, de l’agriculture, de l’EDF, ainsi que le mouvement des chômeurs,  sont présents.

Evolution des mentalités : Dans tous les secteurs le mouvement s’éloigne de la logique corporatiste, et travaille en faveur de l’inter professionnalisme.
La brutalité des plans sociaux est la même pour tous.
Il faut développer des inter luttes au niveau local, national, européen, et international.

LES SYNDICATS
Pour et contre : Il y a de grandes dissensions entre les confédérations nationales et la base syndicale des salariés.
Certains syndicats travaillent sur l’interprofessionnelle…
…Mais jusqu’où sont-ils capables d’aller  aujourd’hui?
Au Havre le mouvement des enseignants a été arrêté dans son élan de grève par un syndicat qui a donné le mot d’ordre de reprise du travail.
Certains syndicats alliés du MEDEF laissent se précariser la société, seule la lutte des prolétaires unis peut y mettre un terme.

LA GREVE
La grève qu’est-ce que c’est ?
Pourquoi la grève générale n’a pas été appelée tout de suite par le syndicat majoritaire CGT ?
La grève générale ne se décrète pas d’en haut, « la France d’en bas » la décrètera elle-même. Historiquement la grève générale n’a jamais été appelée par aucun syndicat ; mais aujourd’hui avec la précarisation accrue, la criminalisation des mouvements, les salariés auraient eu besoin d’un mot d’ordre combatif pour renforcer la mobilisation des travailleurs.

Méthodes utilisées :
La grève reste le moyen le plus radical et efficace par sa pression économique et médiatique
La méthode de tradition ouvrière des piquets de grève reste un moyen d’actualité puisque les pressions sur les travailleurs, par le patronat se renforcent de plus en plus, quitte à rentrer dans l’illégalité pour briser la grève.
Jolie-môme parle de son expérience de la lutte avec les autres travailleurs et dans le milieu intermittent, il faut se mettre en grève pour être disponible à réfléchir au mouvement et aux actions à mener. De plus les images diffusées par les médias se multiplient dès lors qu’on est en grève.

LES MOUVEMENTS SOCIAUX
Historique :
 -mai 68 pas la même situation sociale, plein emploi, la grève était plus facile.
 -81-85  Les socialistes sont au pouvoir pourtant les licenciements se multiplient, les syndicats perdent de la vitesse…
 -Aujourd’hui avec la précarisation, la réduction du temps de travail et des revenus il est plus dur de lutter contre le recul social.

Comment réagir en tant qu’artiste, créateur au sein du mouvement social ?
Comment réinventer la lutte en utilisant notre savoir faire ?
Les actions menées jusqu’à présent par le mouvement des intermittents sont efficaces (en passant de la grève aux actions symboliques, médiatiques), même si le gouvernement ne lâche pas (il aurait trop à perdre). Ne lâchons pas nous non plus, multiplions les interventions, continuons à généraliser la grève, à sensibiliser le public, prenons d’assaut les médias et le gouvernement par là même.

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Compte rendu du forum du 18 juillet 2003
St Amand Roche Savine

Sujet : L’organisation et les modes de lutte

Deux thèmes dans ce sujet :
1/ Syndicat et coordination ; Le corporatisme
2/ Les modes d’action : action légale/action illégale

1-a
Syndicat et coordination
Introduction autour d’une question souvent rencontrée : « Les syndicats existent. Pourquoi s’encombrer avec des comités de grève et des coordinations ? » Trois raisons sont évoquées.
- La coordination apparaît pour que la grève soit gérée par les grévistes. C’est le gouvernement de la grève. La coordination peut se faire à l’instigation du syndicat pour élargir le nombre de militants de la grève. Les militants du syndicat l’animent. L’enjeu de l’après grève et de la fin de la coord c’est le renforcement du syndicat.
- La coordination apparaît suite aux carences du syndicat en terme d’initiative. La coordination se fait à coté mais avec un syndicat un peu dépassé par les événements. Ses militants en font parfois partie mais ne dirigent pas la coordination. L’enjeu de la fin de la coord, c’est la transformation du syndicat.
- La coordination apparaît en conflit avec les positionnements du syndicat sur le fond revendicatif et/ou sur le rapport à la lutte. Il y a bataille d’idée et d’initiative. Dans ce cas, il n’y a en général pas de militants du syndicat dans la coord ; pas de dirigeants du syndicat en tout cas.

Le débat :
Des exemples de coordinations, au fonctionnement très variés sont donnés. La coordination des enseignants s’est montée par défiance vis-à-vis des bureaucraties syndicales qui ne voulaient pas bouger. Sur la région parisienne, cela a permis de responsabiliser un grand nombre de grévistes (exemple des sites internet montés sans aucun relais institutionnel). Cela a aussi obligé les syndicats à se positionner pour la grève. Néanmoins, les coordinations départementales étaient très variées. Parfois il s’agissait d’intersyndicales un peu élargies (exemple du Puy de Dome ; mais dans l’exemple donné, les liens interpro étaient verrouillés par les syndicats). La coordination nationale n’a pas intégré ces diversités et pas su construire une véritable représentativité nationale.
La coordination des intermittents d’Ile de France s’est montée autour d’un noyau militant, le PAP (Précaires associés de Paris) à la suite de la mobilisation organisée par une CGT Spectacle un peu bureaucratisée mais active et principalement correcte. Elle l’a dépassé mais n’est pas en conflit avec la CGT et FO. Elle a permis aussi d’organiser des tas de compétences et de volontés militantes. Cette coordination est différente de celle de 92 lors de l’attaque du statut par la gauche (Jacques Lang). A l’époque elle a été dominée, sur la fin, par les salariés les moins précaires du spectacle qui ont voté contre la grève. Lors de la dernière lutte (victorieuse), en 1997, la CGT en avait tenu compte et, pour empêcher l’apparition d’une coordination, avait occupé un lieu ouvert à tous où se déroulaient les AG.
Chez les cheminots. Fin 86, une coordination catégorielle (malgré son corporatisme) parvient à développer la grève contre les bureaucraties syndicales. Par contre, le manque de structures indépendantes a pesé lourd au lendemain du 13 mai, face au travail de sape de la CGT et aux piquets anti-grève.
Une coordination des intermittents existe, à Bordeaux, sans conflit avec le syndicat (CGT). Pour un camarade, cette coordination n’est pas démocratique.
Un autre type de regroupement est donné : celui de syndicats de boites en plan de licenciements. En début d’années, des syndicats de diverse confédérations et des unions locales de base se sont regroupés pour rompre l’isolement dans lequel se trouvaient les luttes pour l’emploi (ACT, Daewoo, Lu, Alstom, Aventis, Emplois-jeunes). Ce regroupement a pris de haute lutte la tête d’une manif le 21 mars. Ce n’était pas une coordination à proprement parler mais un regroupement de syndicats tentant d’opérer une convergence des luttes pour l’emploi que les confédérations n’organisent jamais.

Le débat a abordé aussi la question des syndicats à partir du problème de l’extension de la grève au-delà des enseignants. Le 13 mai a ouvert une possibilité. Les pourcentages de grévistes sont très forts. 61% à la SNCF. Les 14 et 15, les syndicats y ont fait reprendre le travail soi-disant pour attendre le 3 juin. Puis au lendemain du 3 juin, alors que les transports étaient en grève reconductible, il ont fixé un appel le 10 juin pour faire reprendre le travail entre-temps. Les syndicats avaient donné l’assurance à Galois que les trains rouleraient à la pentecôte. Cela a amorcé un débat que la question de la grève générale. Selon certains, la situation était mure au lendemain du 13 mai pour un appel. Pour d’autres, ce n’était pas possible par suite de la faible mobilisation dans la majorité de la fonction publique et dans tout le privé. Un camarade fait remarquer que de toutes façon les syndicats n’ont jamais appelé à aucune des grève générale de l’histoire du pays. Ce qui est certain c’est que la CGT en a détruit la possibilité en faisant reprendre le travail dans les transports.
La CGT Spectacle a organisé la lutte depuis le début de l’année. Elle n’a pas menti et su voir venir les choses. Elle était pour la grève générale des intermittents. Elle s’est malgré tout faite débordée faute d’initiatives après le 26 juin. Par contre la confédération CGT a tergiversé et ne voulait pas d’un mouvement d’ensemble. Pourquoi une attitude aussi différente entre la conf et la fédé Spectacle ? La raison en est sans doute que l’enjeu économique n’était pas le même. La CGT a reculé devant la perspective de l’affrontement. Une clé d’analyse a été donné dans un autre débat : les syndicats se battent pour élargir leur représentativité, le paritarisme etc.. de façon coupée de nos intérêts. Question du rédacteur : est-ce que ça s’applique à tous les syndicats, et, au sein des confédérations, à toutes les structures ?

Cela renvoie à la nature du syndicat et de ce qu’on peut y faire. Pour certains, le syndicat est construit par les syndiqués et il faut s’approprier la structure. Pour d’autres, combattre dedans c’est « mission impossible » car les syndicats ne sont aux mains des permanents. La prise de responsabilité syndicale aussi nous transforme par suite de l’institutionnalisation des délégués.
Des camarades répondent que les syndicats ont de l’argent, de la puissance, des locaux, des journaux et une reconnaissance dans les négociations. On ne peut pas s’en passer. Ils se concentrent sur les travailleurs garantis et sur leurs syndiqués et les précaires ne sont pas pris en compte. Il faut s’appuyer dessus quand on peut mais surtout se donner les moyens nécessaires dans la lutte pour nous autonomiser. On en revient à la question des coordinations. La coordination est une structure de lutte éphémère. Le syndicat, c’est ce qui perdure après la lutte.

La question du débouché politique a été brièvement abordée, non pas à partir de la question des partis, mais à partir de la situation politique créée par un mouvement gréviste généralisé. Une coordination des coordinations pourrait porter elle-même son propre débouché politique dans une telle situation. Le gouvernement des luttes pourrait alors devenir le gouvernement tout court.
 

1-b
Le corporatisme
Introduction : Pourquoi le corporatisme ? : Trois pistes
-  Peur de voir sa lutte noyée dans un ensemble plus grand et d’être rendu invisible.
-  Conscience d’un avantage relatif et volonté de le garder en défendant une spécificité.
-  Rôle actif de structures syndicales étroitement définies par la corporation ou le secteur et engagées dans a collaboration de classe pour le maintien de la paix sociale.
Comment définir une lutte non corpo ?
- Aller soutenir d’autres luttes
-  Définir les revendications de façon à ce que s’y retrouvent des catégories de travailleurs plus défavorisées.
Les deux sous thèmes sont imbriqués. Le conflit, habituel, entre syndicats et coordination se fait aussi, souvent, sur la démarche et les objectifs. Attention, na pas être manichéen. Le plus corpo des deux n’est pas toujours le syndicat

Le débat a peu traité de cette question montrant que la question du corporatisme n’était peut-être pas si liée que cela à la question des coordination et, plus généralement, de l’organisation. Juste deux remarques : la défense de la corporation a construit le mouvement ouvrier et le mouvement syndical, mais s’est ensuite retourné contre lui en le rendant à la fois victime et complice. Pour un autre camarade, le corporatisme, dans son ampleur actuelle, est une réalité plus récente. C’est le produit d’une situation de recul où nous sommes mis sur la défensive par la bourgeoisie et donc amené à défendre des acquis plus ou moins particuliers.
 

2/ Les modes de lutte. Actions légales/actions illégales

Introduction : Traditionnellement, les formes d’action sont la grève et la manifestation. Ce n’est souvent pas suffisant. Exemple, l’histoire de la grève chez ARCADE, une boite de nettoyage oeuvrant dans le hôtels du groupe ACCOR. Cette lutte a été déclenchée contre des conditions de travail particulièrement dégradées par suite de la diminution incessante du temps alloué pour nettoyer les chambres. Au début, la grève était classique. Puis, les grévistes et le soutien (SUD, CNT) se sont mis à faire des actions d’occupation diverses ciblant le groupe ACCOR, et, sur la durée, cela a marché (7 mois de grève quand même). Il y a aussi toutes les catégories de travailleurs qui ne peuvent utiliser la grève, comme les Sans-Papiers ou les hopitaux. Pour gagner, il faut construire une démarche de lutte différente.

Un débat a lieu sur ce qui est légal et ce qui est légitime. La violence des exploités n’est que le renvoi de la violence qui nous est faite. Elle est légitime même si elle n’est pas légale. Il y a accord là-dessus et accord pour dépasser les formes de lutte traditionnelles et cela d’autant plus que l’ennemi s’attache à réduire l’impact des grèves. Les grèves les plus efficaces (grève perlées, grèves tournantes) sont illégales et la précarité omniprésente en a énormément réduit l’usage.
Ceci dit, la grève n’est pas une chose facile. L’action peut être une façon d’éviter de faire grève parce qu’on n’y arrive pas ou, parfois, qu’on ne veut pas se confronter à ces difficultés. Des exemples d’actions sont donnés : blocage d’école par les parents d’élève, piquets de grève pour empêcher de travailler des travailleurs qui voudraient bien se mettre en grève mais ne le font pas ouvertement. C’est typique aussi dans la situation des intermittents en compagnie, pénalisés trois fois en cas de grève, par la perte des salaire, la perte des droits aux ASSEDIC, et les dédits à payer… Ces actions reflètent une faiblesse et nos difficultés à généraliser la grève.
La grève reste donc une arme essentielle. La bataille de la bourgeoisie continue d’ailleurs pour restreindre ce droit de grève, obtenu en 1864, et le rendre inefficace. Bataille idéologique sur les otages (usagers des transports, spectateurs, élèves…) et bataille d’interdiction de fait par le dit « service minimum » comme dans les hôpitaux où aussitôt déclaré en grève, le travailleur est réquisitionné. La camarade qui décrit cette dernière situation se sent sans solution.

En fait, il faut mesurer ce qu’on fait et se garder d’une vision romantique de l’action illégale. On est dans une phase où la répression augmente et où les moyens de cette répression n’ont jamais été aussi importants. Il faut évaluer le nombre qu’on peut rassembler, l’efficacité et l’enjeu. On peut choisir des formes d’actions moins radicales pour être plus nombreux. A l’inverse, quand on a atteint un maximum de mobilisation, on peut opter pour des formes plus dures, qui marquent ; quitte à être un peu moins nombreux (exemple des blocages de la circulation, comme les piqueteros argentin). Il faut aussi ne pas tout dire et réinventer des formes de résistance clandestines.

Enfin la fonction sociale des grévistes ouvre des possibilités particulières. Exemple des enseignants vis-à-vis des parents d’élève et de la jeunesse. Mais il faut évaluer l’impact sur la popularité du mouvement. Les enseignants ont reculé devant l’éventualité de bloquer le BAC. Etait-ce faux ? Le débat sur la légitimité a encore lieu. Une intervenante a posé une question dans le débat : « Qui fabrique la légitimité d’une action ? » Tentative de réponse du rédacteur de compte-rendu : ce sont les travailleurs qui ne sont pas en lutte mais qu’on estime dans notre camp. Ce qu’on fait, ce qu’on dit, doit leur apparaître comme justifié.

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COMPTE RENDU DU FORUM DU 19/07/03

LA REPRESSION ET SON TRAITEMENT MEDIATIQUE

AG : Assemblée Générale
Cie : compagnie

I- LE POINT DES LUTTES

1-1 : Actualité de la lutte des intermittents

Seb de Sabayo : Point sur le concert de Johnny Halliday

 Forte présence policière aux abords du site, présence de militaires, de 2000 CRS, avec surveillance par hélicoptère et de policiers dans les fourrés. Les moyens d’action sont pratiquement nuls, et une faible mobilisation des intermittents (50 personnes). Cependant, le barrage filtrant du jeudi 18 a permis de discuter avec la population locale et une solidarité, les personnes exprimant un désaccord par rapport à la construction d’une parcelle d’asphalte spécialement pour le concert, d’un redécoupement du canton lors des dernières élections pour qu’il soit sur une circonscription favorable à cette implantation.
 Le filtrage avait été négocié avec la Préfecture, mais les policiers ont empêché le dialogue avec la population et interdiction du barrage filtrant le lendemain. Pourtant certains occupent toujours à Gare de Corrèze et tentent d’exprimer leur résistance.
 Pour les techniciens qui travaillent sur le concert, la marche de manœuvre est pratiquement nulle aussi. L’équipe possède le clip vidéo diffusé sur Bordeaux et essayera d’avoir un temps de parole. Pour les autres de l’extérieur, le temps de parole leur a été refusé.

Gilles : retour de Châlon sur Saône

 A du mal à s’exprimer car il est encore sous la tension.
Mardi :lors de leur arrivée sur Chalon, les 30 cies du IN avaient organisées une AG de vote de grève sans prendre en compte les cies du OFF.
 Des discussions houleuses et extrêmement conflictuelles ont éclaté entre les In et Off. Les syndicats et les coordinations sont insultés voire conspués, se sont retirés des discussions.
Mercredi : grève perlée. Un collectif des Off se monte et procède à un vote en 2 temps : vote par cie et vote individuel.
650 votants donnant 60% pour la grève / cie et 53% pour la grève par personne.
Parallèlement le In fait sa conférence de presse qui sera fortement perturbée.
Jeudi : des artistes grévistes investissent le plateau du spectacle de Royal de Luxe. M.Courcoult frappe un comédien gréviste et déclare que le spectacle peut continué. Les acteurs du Royal arrêtent de jouer en désaccord avec l’attitude de leur metteur en scène. Le spectacle est définitivement interrompu. 2h après la cie procède à une AG et vote la grève. Le lendemain le spectacle est bâché, plié et la cie est partie.

Jeudi :Le collectif de 150 personnes s’adressent à la direction en demandant l’arrêt du festival car l’attitude de la direction de virer les syndicats de la discussion est très mal passée auprès de cies en grève. Le festival est pourtant maintenu. Le collectif se déplace de spectacle en spectacle pour perturber et arrêter le jeu. Heurts avec les 26000 couverts. 12 Balles dans la Peau est « heureux » d’être interrompu, Burratini travailleur indépendant ne se sent pas concerné.

Vendredi : Michel Crespin exhorte ses copains du In de ne pas jouer car une grève doit être faites du 1er au dernier jour et non de façon perlée et sans solidarité avec les petites cies.
La position des directeurs Quentin et Layac est plus que flou et laisse penser à un gros lièvre qu’il faudrait démasqué.
Le festival ne jouait pas le samedi alors pour le dimanche il n’y aura plus trop de cies.

Pierre de la cie Des Champs.
En appel à la solidarité mais ne se positionne pas pour la grève. La question est plus de savoir comment se positionnent les grosses cies, qui sont fortement subventionnées. Il faut également relancer le mouvement intersyndical.
Le mouvement doit-il se diriger vers un affrontement entre compagnies ou plutôt vers le patronat ?

Marie cie Des Buissonniers
Les cies les plus déterminées pour la grève sont les plus précaires. Même dans le spectacle il y a bien une différence entre cie riche et cie pauvre. Les plus riches ne respectent pas les mots d’ordre de grève, de solidarité.

Jean-Claude AMARA : Droits Devant
 Il y a une dérive depuis 1969, date de la création de l’intermittence pour le spectacle vivant. La nouveauté permettait une nouvelle occupation de l’espace public, or, avec le développement des festivals, l’espace public est restreint et confiné. La notion de  festival enferme l’art de la rue dans une institutionnalisation.
Les affrontements sont un problème mais c’est inéluctable par rapport au moment. Cependant elles ne doivent pas oublier de se réapproprier l’espace public.
Jean-Claude nous informe du vote d’une nouvelle loi favorisant le mécénat privé ce qui dédouane l’Etat et le ministère de la culture.
Le monde des SANS, sans papier, sans domicile fixe, sans travail… n’est pas un monde a exclure dans les luttes et les revendications. Le monde des SANS est le monde de l’invisible et une déficit d’une saine démocratie.

Gilles :
L’artiste est un citoyen et comme le menuisier qui a comme outil ses ciseaux et non pas la commode, l’artiste a comme outil son costume, son maquillage etc. mais pas son spectacle. Cette compréhension « basique » échappe aux cies de théâtre de rue.
En 1969 les caisses de l’UNEDIC n’étaient pas vide et correspondent à la mise en place d’une décentralisation avant l’heure. Les attaques contre l’audiovisuel sont mal dirigées car il existe de nombreuses petites sociétés de production qui se retrouvent dans la même difficulté que les cies de théâtres.

Daniel Courageau, DRAC Auvergne rappelle la politique de liquidation des permanents dans les structures culturelles mise en œuvre par de Jack Lang, sous couvert du développement de l’intermittence. Les artistes possédant leurs moyens de production sont devenus « indépendants » mais dépendants des commissions d’experts. Il n’y a pas de statut social de l’artiste et s’est sur ce point qu’il faut réfléchir. La nouvelle politique de l’Etat est d’éliminer les petites cies.

Seb précise la précarité des groupes de rock et leurs difficultés à accéder à l’intermittence, c’est également d’une conséquence de la faible mobilisation des rockeurs. Il y a aussi une politisation des artistes et techniciens à entreprendre.

Une militante de Lutte Ouvrière
La grève est faite pour gagner et non pour s’inscrire dans la durée. A fait 7 semaines de grève
dans l’enseignement et les difficultés du moment viennent de la politique de la gauche plurielle qui a divisé.

Didier- PCF :
Le rassemblement est la seule solution car la division nous fait courir à l’échec.

Michel de Saint Amant :
Le choix culturel de la mairie est un bon choix mais s’explique mal les annulations totales dans des petits villages ou la culture est peu présente.

Valérie de Saint Do – Cassandre :
La question du public est essentielle. Les réactions violentes que peuvent avoir les spectateurs informent sur le formatage de ses spectateurs en consommateurs. Pourquoi les festivals sont majoritairement l’été ?
Dans l’idée d’une politique fiction est ce que ce mouvement s’il avait gagné très vite ses revendications aurait-il continué à s’interroger ?

II LA REPRESSION
2-1 : Les Medias : Présentation de Pierre Rimbert journalilste à PLPL
(voir article de Pierre)
Développer la presse alternative, d’autres moyens de communication comme internet…
La cible est à pointer vers les grands média pour faire pression et obtenir une autre information.
LA presse alternative doit aussi être soutenue car la distribution en kiosque coûte très chère
Un débat a lieu pour savoir si on doit faire pression pour transformer les médias afin qu’ils couvrent correctement l’actualité ou est-ce qu’on doit s’orienter vers la construction de médias alternatifs. En tout cas la dénonciation des mensonges véhiculés par les médias doit accompagner nos luttes.

2-2 : La Répression de l’Etat : Présentation de Christian
La lutte dans les entreprises privées contre les licenciements et les fermetures sont criminalisées. Par exemple, le 23 janvier 2003 à Longwy, une partie de l’usine de Daewoo a brûlée. La justice s’est attaquée à un salarié qui a été en prison plusieurs mois. Elle s’est aussi attaquée pour ces faits à plusieurs militants et à l’UL CGT de Longwy. Or l’incendie a profité à Daewoo et plusieurs éléments jamais relevés par la justice montrent que l’incendie criminel a été pensé (voir tract de soutien). Malgré cela aucune enquête n’a été dirigée en direction des responsables et dirigeants de l’entreprise.

Ce cas n’est pas isolé. Il y a de plus en plus de cas où des syndicalistes sont poursuivis. José Bové n’est que le plus connu d’entre eux. Pour maîtriser la lutte il faut développer la solidarité de tous envers tous car notre gouvernement ne va qu’accroître les emprisonnements des syndicalistes et des militants.

2-3 Le langage
Il faut être très attentif au sens des mots et ne pas utiliser le même vocabulaire que nos adversaires, car il peut y avoir confusion d’interprétation. Les media ont une lourde responsabilité quand au changement de sens. Exemple : les enfants pris en otages par les enseignants. Car légalement une prise d’otages est condamnable, la définition du mot grève est alors renversée.
On ne combat pas les stéréotypes avec des stéréotypes.

Conclusion :

Nous devons rester unis et nous réapproprié l’espace public. Les clivages ne servent que les intérêts de nos détracteurs et non nous-mêmes, militants pour une autre société, un autre avenir. Le capitalisme triomphant, le désengagement de l’Etat face au service public sont plus que jamais à combattre. Les discussions, les forums se multiplient, et se pose la question d’une alternative politique. La lutte et la résistance seront longues à mener, car il faut avant tout apprendre et réapprendre, transmettre le sens des mots solidarité, politique, société. La résistance demande de nouveaux moyens d’actions et la répression effective doit être sans relâche démasquée et combattue.

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SYNTHESE DU 4e FORUM
CONVERGENCES DES LUTTES

INTRODUCTION  A  LA  SOIREE  CONVERGENCES DES LUTTES

Aujourd’hui, au niveau mondial, au niveau européen, national, local ou bien encore personnel, nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, touchés, attaqués, blessés.

* Les injustices économiques et politiques se multiplient dans le Monde.
Les pays riches, Etats-Unis en tête, écrasent les pays pauvres et les PVD ( Pays en voie de développement ) à grands coups d’OMC , de FMI, d’AGCS ou de Davos et, lorsque cela ne suffit plus, à coups de guerres et de dictatures.
Les riches du nord écrasent le sud  puis se servent encore de cette mise en esclavage des peuples de la terre pour expliquer, justifier et aggraver la précarisation de leurs propres populations (« dumping social » , délocalisations, mise en concurrence déloyale…).

       * Dans les pays riches, les inégalités croissent et galopent et, ceux qui commandent,   utilisent insécurité et précarité pour abaisser le coût du travail, briser les solidarités, les mouvements sociaux, les syndicats ou encore les associations et…finalement, confisquer la souveraineté et les droits des citoyens.
Un citoyen, un travailleur qui a peur est un citoyen docile, un travailleur bon marché…c’est un esclave mais  en mieux !!!…en mieux car le précaire, à la différence de l’esclave de jadis, on est même pas obligé de le nourrir et de le loger !!!

*Dans les pays riches, pour faire passer ces saletés, les gouvernements utilisent une
propagande de plus en plus honteuse, matraquent,  continuellement, des «  arguments » qu’ils qualifient, par média interposés, « d’indubitables », «d’inéluctables », «d’ incontournables »et, lorsque cela ne suffit plus et que les « gueux » relèvent la tête, alors, ils attaquent les Droits de l’Homme, les Libertés publiques, les Droits Sociaux (en particulier droit syndical et droit de grève) et ils investissent des milliards dans la surveillance et la répression avec l’argent volé à l’éducation, à la santé et à la culture…

* Que dire « des gueux parmi les gueux », ceux qui sont pauvres, précaires et, en plus, étrangers en « situation irrégulière » !?
Traqués, humiliés, sur-exploités, stigmatisés comme des criminels, parqués, expulsés, on pourrait presque dire déportés …que dire ? Que dire  de ces sans droit, ceux qui couchent dans les cuisines ou ils travaillent, ceux qui dorment chez les « marchands de sommeil »… ?!
 

…mais … c’est résistant un pauvre, c’est têtu un homme qui veut  «  la paix, le pain , la liberté », c’est tenace un militant !!!…ce n’est pas si bête qu’ils veulent le croire un homme…alors…alors

Depuis 15 mois que le régime C.R.S. ( Chirac, Raffarin, Sarkosy ) est en place on a vu :
- Le flot gigantesque du  21 avril contre le fascisme.
- Des semaines de manifestation contre la guerre  en Irak (et contre les impérialismes).
- Lutte des sans papiers.
- La lutte des Emplois-jeunes / surveillants.
- Les luttes contre la «  décentralisation/privatisation » des services publics.
- La lutte des enseignants.
- La lutte des archéologues.
- De nombreux  conflits dans l’industrie et les services pour protester contre les licenciements massifs de la droite et du medef ( Daewoo, alstom , aventis…).
- Des luttes pour l’amélioration des conditions de travail, les droits syndicaux (…)(MacDo, Pizza hut, Arcade, Frog…).
- La lutte des intermittents.

…et, bientôt, sans doute, des luttes dans le domaine de la santé  et de la sécurité sociale
…ils veulent minimiser les luttes …pourtant elles se multiplient, la colère monte et gronde, des convergences interprofessionnelles se cherchent, se construisent parfois…

Ce soir nous allons échanger des expériences, chercher des convergences parce que, tous ensembles nous devons rentrer en résistance, résistance  face à l’iniquité et aux inégalités, résistance face à la répression et au massacre des droits, résistance face à la violence d’état, résistance à la guerre sociale qu’ils nous imposent.
 


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ETAT DES LIEUX DE LA LUTTE INTERPROFESSIONNELLE :

Les enseignants du Havre témoignent du blocage du port, avec les douaniers, les dockers, les enseignants ont ainsi pu participer à une importante action de pression économique, pouvoir dont ils sont privés même quand ils font la grève.
Le personnel IATOSS a continué le mouvement jusqu’au 15 juillet. Un comité de résistance s’est créé pour cet été et les actions et rencontres inter pro continuent. C’est la même chose dans le Var et sur Bordeaux.

Un employé des transports en commun de Clermont nous parle des blocages qui ont été faits sur les lignes de bus aux heures de pointe, et de la mobilisation dans le secteur privé chez Michelin qui a atteint au sommet du mouvement, 20% de grévistes (1500 personnes).

La Confédération paysanne tient un stand devant la prison de Villeneuve les Maguelonne, la prison menace de transférer José ailleurs, et la dernière délégation n’a pu lui rendre visite comme prévu.
Bové n’est pas le seul syndicaliste emprisonné.
Rendez-vous dans le Larzac du 8 au 10 août.

Les architectes se battent contre la réforme de loi MOP (maîtrise d’ouvrage public) qui autorise la sous traitance par les PME et PMI à partir d’un budget de 6 millions d’euros, c'est-à-dire le prix d’un Opéra.
80% des architectes vont se retrouver au chômage.
Les étudiants ont réinvesti leur école et muré l’administration avec le soutien des enseignants.

LA CLAQUE…
C’est quand un enseignant nous dit qu’il ne pourra plus suivre le programme d’éducation civique, car il considère que la 5e république est morte et qu’il pense faire parti des futurs révoqués de l’éducation nationale. Quelle alternative politique solide pouvons nous proposer ?

L’ESPOIR
C’est la politisation des jeunes et la réactivation politique pour les plus anciens.
 

CONVERGENCES DES LUTTES

Comment peut – on parler de convergences des luttes quand la seule corporation véritablement en grève en ce moment ce sont les intermittents ? Après un printemps agité, ils ont pris le relais au flambeau de deux mois de lutte, et tout le monde compte sur eux pour maintenir la flamme de ses luttes sociales 2003 jusqu’à la rentrée.

L’extension des luttes
Nous devons inscrire la lutte interprofessionnelle dans ce mouvement et élargir nos mots d’ordre pour faire converger le public et le privé.
Ex : « abrogation des lois Balladur »
Pour les retraites, la revendication 37,5 annuités ne correspondait déjà plus à la réalité des situations face à cet acquis. Exigeons le minimum vieillesse au niveau du SMIC, pour tous !
Les intermittents ont élargi leur mouvement en ce nommant intermittents et précaires d’Île de France, mais il faut demander plus que l’extension du statut d’intermittent à tous les précaires, le minimum pour les travailleurs privés d’emploi c’est le SMIC.
 
 

L’INTER PRO D’ACCORD MAIS AVEC QUI ?
LES SYNDICATS ?
LES COORDINATIONS ?
LES ORGANISATIONS POLITIQUES ?

Tout est relatif au lieu et à la réelle volonté du syndicat ou de la coordination de travailler en inter pro, il faut lutter sur tous les fronts et surtout contre la division.

Chantal (L.O) pense qu’il faut tirer les leçons de se qui à manqué au printemps dernier…
1-L’intervention des ouvriers du privé.
2-Une organisation des travailleurs, indépendante et démocratique, pour que puisse grandir cet embryon de lutte.

La confédération nationale CGT est dans une logique de négociation et non de retrait du plan Fillon Raffarin, il n’y a plus de lutte de classe. La grève ne doit plus être cassée par les syndicats.

Aline Paillé «  une de ses intermittentes qui ne devraient pas exister » comme elle le dit si bien (CGT spectacle)
C’est la responsabilité des syndicats d’aller dans les coordinations, et sans complexe tant qu’on sait faire la critique de nos confédérations. La lutte interprofessionnelle est la seule solution au projet de société que nous propose ce gouvernement.

Jean-marc, enseignant,CNT.
Plus on monte dans la hiérarchie des dirigeants syndicaux, plus ils ont des intérêts divergents des salariés. Les syndicalistes de base sont de bons militants mais sont toujours en colère contre leur syndicat, ils seront toujours bloqués par la hiérarchie, il faudrait changer de syndicat et en même temps on a besoin de leur appui pour espérer une mobilisation générale.
 

 DES PROPOSITIONS

-Tout d’abord la préparation des Etats Généraux de l’éducation se sont poursuivis à St Amant , cette expérience se reproduira dans d’autres villes, les assemblées étaient ouvertes aux enseignants et non enseignants, les propositions qui émaneront seront proposées à la rentrée.

-Proposition de la LCR de St Etienne : Il faut prendre en compte les difficultés du privé à faire la grève, et faire des manifs vers 18h pour leur permettre d’y participer. Mais cette expérience qui s’est déjà déroulée à Aurillac par exemple est critiquée, les gens ne sont pas plus présents ainsi. Il faut être en grève pour être mobilisé, il faut bloquer les moyens de production et cela fait autant partie de la culture du privé que du public. Expliquons au privé les notions de précariat et la solidarité.

-Posons nous la question de la désobéissance civile, dans nos actions.
Quand est ce que la légitimité prime sur la légalité ?
Actions de blocages, ports , péages ,Barrages filtrants, attaques sur le MEDEF.

-La grève de solidarité :
 elle est interdite par la loi. La grève doit avoir une revendication propre pour chaque secteur, cette interdiction va nous obliger à formuler les liens entre nos luttes.
 

-Les caisses de solidarité :
Le nerf de la guerre c’est l’argent, la responsabilité des syndicats est de nous soutenir financièrement, ils ont nos cotisations. Ils doivent s’inspirer des syndicats allemands qui gèrent des caisses pendant de très longs mouvements.

La grève générale :
La CGT radio France a voté de s’adresser à Thibault pour exiger de lui qu’il appelle à la grève générale. Il faut se donner des objectifs clairs et les confédérations doivent les accepter.

J.C Amara (droit devant) propose de reconquérir la rue avec «  les tréteaux de la colère », Il faut réinvestir cet espace public vide si l’on veut mettre un terme à la barbarie sociale.

Prenons nos précautions :
Il est clair que la répression policière va se durcir (comme on l’a vu sur le concert de Johnny, en Corrèze avec 2000 CRS plus l’armée et le leader de Limoges hospitalisé), déjà des actions sont menées en accompagnement avec des juristes, avocats, repérables par des brassards.
Il est toujours bon d’avoir une caméra avec soi, et pour ceux qui sont très militants il est temps de passer à la semi clandestinité.
 

POURQUOI DECLOISONNER LES LUTTES ?

Intervention de J.C Amara (droit devant)

La lutte des sans papier a commencée en 96, avec l’occupation de l’église St Bernard. Ces exploités produisent 2,5% du PIB Français. Nous devons entendre les sans voix, les sans droit, aujourd’hui criminalisés par le projet de loi Sarkozy qui permet les raffles, contrôle les mariages mixtes, met en place des fichiers génétiques, allonge le délai de détention des sans papier de 12 jours, le temps d’être sûr d’avoir un billet retour dans le prochain charter. La chasse aux pauvres est déclarée ! Et pour ceux qui se sentiraient trop solidaires de cette cause, ils risquent 5 ans de prison et 30000 Euros d’amende pour tout offre d’asile.
Notre sort est complètement lié au leur, avec l’AGCS (accord général sur le commerce et les services) C’est la privatisation du service public et la globalisation du précariat qui sont en jeu (PARE, CDD, CES, RMA …).
Mais pire encore, la légalisation de la délocalisation des travailleurs sans papier, dans le nord économique, sans qu’ils aient les mêmes droits que les salariés du pays. Cette main-d’œuvre concurrentielle pour les ouvriers occidentaux va permettre au patronat, à l’OMC, aux instances du « toujours plus de fric », de démanteler les acquis sociaux des travailleurs des pays d’accueil.
Il faut décloisonner les luttes et inclure les « sans » dans tous nos combats, sinon notre lutte resterait le fait de privilégiés. Quand Raffarin dit : « ce n’est plus la rue qui gouverne » cela veut dire que nous passons « de le force du droit au droit de la force » (Derrida). Certains sans papier menacés d’expulsion en sont déjà au dernier sacrifice, celui du corps par la grève de la faim, mais les super précaires mènent des luttes exemplaires : Mac do, Arcade, Frogg…
Alors exigeons :
- Le plein droit de citoyenneté pour les immigrés.
-Et la baisse massive du temps de travail jusqu’à ce que tout le monde travail.

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